| Carnet de bord de Mai 2016 | Partager sur Facebook |
On dit que toutes les bonnes choses ont une fin dans la vie, mais on préfère que ça dure le plus longtemps possible, ce matin, à 3H10 ça a été bouclé. Hier soir je m'étais endormi les carreaux légèrement ouverts, et là, il fait un froid de conard dans la cabine. J'ai pas mis longtemps pour enfiler mon froc. Je demarre en même temps que les CRS qui vont deloger les manifestants à Fos, on est synchros. Mis à part que eux, ils foncent dans le tas, moi je grimpe lentement le col après Vic, ça tire ! Après par contre ça descend beaucoup, c'est nettement mieux. Jusqu'à ce que j'arrive à Girona j'ai vu quasi personne, c'est trés calme ce matin, les premières lueurs du jour arrivent vers Fitou, c'est beau, on devrait pas être payés sur des minutes comme celles-ci, même au bout de toutes ces années, je trouve ça toujours aussi classe ! On a du mal à croire en voyant un spectacle pareil que la moitié de la terre puisse taper sur l'autre moitié ! C'est pas Mich07 qui me contredira puisqu'il a vu la même chose à quelques minutes derrière moi. Je pose mon tacot à 6h40 à Narbonne ou il y a déjà de la place, la station côté VL au centre routier est fermée, dommage, le prix du litre est marqué à 0,00€ ! Mais heureusement, il n'y a pas de pénurie au comptoir, je peux proceder à l'incurgitation d'une chocolatine (si j'avais été vers Valence j'aurai dit pain au chocolat, et si j'avais été en Allemagne j'aurai rien pris) !
En sortant du bain, je tombe sur David Le Mino qui sort de sa grasse matinée, c'est qu'ils sont feneants les 31 ! Je traine pas, 46 minutes de coupure et me voilà prêt à affronter la traversée de la capitale du Lenguedoc : Montpellier. Bizarement ce matin, ça passe presque à fond, auraient ils tous en masse pris le tram ? Bizarre ! Je vais pas me plaindre car je suis tendu du string, je tiens absolument à vider avant midi à Salaise. Donc, je tape dedans, sollicitant au maximum mon vénérable ami de bientôt 5 ans qui me le rend bien. Le soleil disparait du décor après Montélimar, normal, après c'est le nooooord. Je déboule à 11h20 à Salaise ou j'apprends que j'ai 24h d'avance, pas mal non ? Mais bon, ça les arrange en fait donc, ça vide rapidos en 20 minutes. Je me gare un peu plus loin au calme dans la ZI histoire de manger rapidos car je crève de faim.
Retour quai 2 à la kommandantur de Jarcieu. Arthur et Philippe m'attendent de transpalette ferme pour me charger. Un voyage facile constitué de palettes de flotte. C'est bien lourd ça, on compte environ 1kg le litre, comme Lopez. Car Lopez 1kg le litre (c'était la blague favorite de mon tonton Christian). Bref, j'ai pas mal de litres. Je rajoute aussi un peu de gasoil vu qu'on vient juste d'être livré et je me taille dare dare, il me reste exatement 2h55 à conduire, direction le departement n°60. J'ai bien pensé à passer par le tunnel, mais non, mauvaise idée. Un peu partout il y a des bouchons au stations d'essence, ils sont fous les gens. Après avoir fait une croisette QSO avec Tim j'ai déjà finalement 2h42 arrivé à Beaune, je tente pas d'aller en haut du Bessay, ça le fera pas. Bouchon à l'AS24 de Beaune, donc plutôt que de me parquer en épi pour dormir, je me gare le long du parking sur les emplacements sans vis à vis, c'est bruyant, mais au moins je diminue la malchance du syphonage intempestif, sait on jamais avec cette pénurie !