| Carnet de bord de Juillet 2012 | Partager sur Facebook |
C'est mon 2e lundi de la semaine, ce matin départ pas trop tôt, 6h20. Pour rejoindre Agnin, je décide de garder la N86 et ainsi rester le plus longtemps possible en Ardèche car il y fait bon vivre. Et surtout de ce côté ça roule moins et il y a pas de travaux, il y a pas de fric dans le 07. Comme prévu je me radine à 7h30. D'ordinaire dans la cour du client c'est le binz, mais aujourd'hui, c'est le total merdier, pour me mettre en place je dois faire un vielle manoeuvre à la Pierre70 sauf que j'ai pas de moofeet pour faire riper la semi. Mais ça va vite pour vider, c'est tout ce que je demande moi !!! Une fois vide je dois aller a St Clair charger 2 palettes à livrer foulée à Amsterdam, mais non, je deconne, c'est pour Givors. Alors je m'arrête boire le café à Salaise et casser les burnes à tout le monde parce que j'aime bien. A St Clair aussi ça va nickel en ce moment, 10 minutes pour charger, il y a une nouvelle vigile, trés jolie, c'est rare les filles vigiles surtout sur des sites industriels comme ça. Les rangers leurs vont bien ça fait un peu Tomb Rider. Je reprends encore une fois la N86 et moins d'une heure plus tard, je suis à Givors, le plus long reste encore de se saper en citernier, parce que pour vider ça prend 2 minutes. Le cariste m'a dit que les deux palettes sont parties avant hier pour revenir ici, ce qui est excellent pour le transport. De là, direction Irigny, encore un coup par la 86 !!! Je vais charger chez les japs, ça va pas mal dans cette usine, et surtout tout le mond est sympa, c'est assez rare dans ce type d'usine. Il faut dire aussi qu'ils bossent pas pour Peugeot, mais surtout pour Renault, Nissan, alors ils stressent pas trop. Pour completer je vais encore un coup à Genas, comme hier, je suis chaud comme la braise ! En remattant le contact j'ai l'alarme GO qui s'allume juste. J'ai largement de quoi revenir à la base. Le chef me fait repasser une nouvelle fois à St Clair mais pour 4 palettes pour l'Irlande, ça fait rêver ça !... Maintenant que l'alarme s'est éclairée, ça n'arrête pas de baisser. D'après l'ordi il me reste 40L de Gasoil. Je commence à stresser.
Pour revenir à Jarcieu, je me suis pas enquillé l'A7, il y a un mur à monter sur la nationale à Auberives, je garde la 86, c'est plus plat, mais un peu plus long. Quand j'ai passé le rond point de Serrières, l'afficheur me donnait 10L. Et bien sûr pas de station tout proche, j'ose à peine toucher la 'accélérateur, comme si il y avait un gros clou pointu dessus. Quand enfin je passe le portail, l'ordi affiche 0L ! Il était vraiment temps que j'arrive. Je vide toute la semi avec Franck qui arrive pile au bon moment. Je recharge pas les bonnes palettes parce que j'ai pas bien écouté ce qu ele chef a dit et que j'en fait vraiment qu'à ma tête et qu'on se demande a quoi je pense en ce moment, bref, je suis nul. Aurel se fout de ma gueule en plus. Je passe un bon moment a entendre les dernières blagues du Corse Philippe, et le dernier colis que j'attendais se ramène finalement bien tard. J'ai fait le plein quand même, 856L. Il avait soif le bestiau. Il restait donc un petit 50L J'ai tout juste de quoi monter à Macon, mais pas Tournus, tant pis pas de chance ! Il fait encore 30° à 21h, c'est l'été, c'est bon ça !! Mais ça va pas durer à ce qu'il parait. Il y a un peu tous les comportements des soirs comme ça : ceux qui dorment tout ouvert, et ceux qui font tourner les moteurs, et aussi ceux qui profitent de cette chaude soirée pour refaire le monde, j'aime refaire le monde ça occupe l'esprit.