FDR - Carnet de bord
Carnet de bord de Février 2013 Partager sur Facebook
  • Photos
  • Quand il pleut à Pomezia, ça fait pas semblant
    Les routes secondaires de Pomezia font un peu peur
    Pas très glamour...
    Roma!
    ça tourne un FH, j'ai doublé une Ferrari
  • Lundi 25 Février 2013
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    Il fait toujours aussi froid ce matin, seulement 3° au compteur, et il pleut. La station n'ouvre qu'à 5h, alors decollage sans café. La Via Aurélia est deserte ce matin, il faut dire qu'il y a qu'un seul barjot pour demarrer à 3h30... Oui, mais le barjot, il a calculé son coup, pour être à Pomezia au sud de Rome à 8h, c'est la bonne heure pour éviter la merde à Rome. Car, même si je suis une grosse bille en région Romaine, je suppose que ça doit être un sacré merdier le matin, et d'autant plus qu'il pleut, qu'il grèle, qu'il vente, et que c'est l'hiver et que je fais comme je veux. D'ailleurs, j'ai eu la mauvaise surprise de tomber sur un gros orage de grèle vers Grossetto, jamais vu autant de glace pillé au sol, Arthur aurait été là, il aurait fait un apéro géant. Je rigole mais c'était bien casse gueule. Au bout de 2h d'efforts je rejoins l'A12 après Civitavecchia et enfin, il y a une station ouverte. Je pensais petit dejeuner en paix, penses-tu !! Y a un groupe de collégiens français tout juste sortis d'un bus, même pas moyen d'aller se passer un coup d'gant ! Le trafic commence tout juste à s'entensifier à l'approche de Rome et aussi sur le periph, mais ça passe nickel, une fois sur la 4 voies qui va sur Pomezia, je suis tiré d'affaire. Dans l'autre sens, c'est parking sur les 2 voies, il tombe des seaux d'eau par moment, à 7h20 je suis dans la cour du premier client, du moins plutôt que de cour je devrais parler de mare tellement il y a de la flotte.

    A 9h, j'ai mes 5 palettes et les papiers, je peux donc tranquillement aller charger le second. J'étais pas trop sur de l'adresse et les indications me font passer pile par une route strictement interdite aux camions, mais ça passe, j'étais pas venu dans le sud depuis bien longtemps, et les routes sont dans un état lamentable, des trous de partout, des dizaines et des dizaines de km de glissières tordues, on voit quand même nettement la difference avec le Piemont. J'ai eu un moment d'hésitation avant de prendre la chemin d'accès défoncé du second client, mais vu le panneau il y a pas à hésiter. Les gars ici sont bien cool et le chargement dure pas bien longtemps. 1/2h plus tard je suis reparti, il y a plus qu'à remonter. Le GPS m'indique un chemin, j'en prends un autre car la 4 voies n'est pas bien loin et je ne suis pas d'humeur à jouer les aventuriers par ici. Vu l'heure je repasse Rome à la régule, et ce coup-ci c'est dans l'autre sens qu'il y a un énorme bouchon, j'ai vraiment eu du bol ce matin. Le bouchon est juste du à une équipe de cantonniers dans les premiers 100m de la 4 voies de Pomezia qui sont en train de boucher nonchalement avec une pelle un des milliards de trous de la route. Un ectoplasme sur une jambe de bois en somme !

    En passant la journée sur la nationale, je pensais devoir me trainer lamentablement à 70, mais devant moi, il y a un italien tout feu tout flamme qui a l'air plus que pressé. Partant du principe qu'à 2 on est toujours plus forts, j'enquille derrière lui, suivi par un polonais, ce qui fait que j'ai la meilleure place : celle du milieu !!! Les risques sont pour les 2 autres, c'est salaud, mais c'est comme ça. Au bout de 3h, je lache le cortège pour rejoindre le tout nouveau Autogrill après Grossetto ; OUF y a une douche !!!! De là, je fais le point sur les heures, déjà 7h de guidation, banzai plus une minute à perdre, j'arrive à passer La Spezia et bien entendu vu l'heure je trouve facilement une place, je serai pas trop loin pour le café demain, enfin cette nuit, décollage prévu à 1h22.