FDR - Carnet de bord
Carnet de bord de Juin 2012 Partager sur Facebook
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  • Lever de soleil du matin
    Du courage !!!
    Pourvu que je sois pas perdu !!
    BIG GRUE
  • Mardi 26 Juin 2012
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    Quand le reveil a sonné à 2h, je pétais le feu. J'empoigne mon sachet Super U et visiblement je dérange les vigiles en plein feuilleton style Santa Barbara, la seule série que même quand t'as loupé 4 saisons tu piges tout, tout de suite. Café, caca, douche, rasage, payage du parking recafé à 2h50 je décolle du parking endormi. 1 minute plus tard, je voilà de retour sur l'autoroute. Je fais pas ronfler les cheveaux, je laisse le calculateur calculer. Je me fais doubler par un 500 Stralis a mi côte. Bizarement, au bout d'un moment je le rattrape et je le redouble juste avant le sommet là, ou c'est le plus dur, c'est drôle les differences qu'on trouve entre les motorisations pour une puissance égale ! Le légumier espagnol était pressé, mais il a pas eu le courage de doubler dans la descente du Boulou, pourtant, y a moyen ! C'est vraiment le calme plat, c'est tôt vous me direz, mais ce n'est que vers 6h du mat quand je passe Orange que je trouve du trafic, je sais pas si je me fais des idées, mais on dirait qu'il y a pas de volumes. Ce matin, j'ai quand même doublé quelques camions, que des roumains ! Je me pose pour ma pause ptit dej à Montélimar, ça fait du bien de trouver un peu ses meubles.

    Dernière étape de la matinée sous le soleil jusqu'à Valence Nord, le changement est brutal, il fait moche après. Je décroche à quai en arrivant au dépôt, mais je dois pas trainer. Heureusement Mister ça Déboite est là, il me donne un bon coup de main, car je dois sortir les affaires de mon coffre à palettes de ma Schmitz pas vielle pour une autre Schmitz neuve. C'est ma 3e Schmitz attitrée en 4 ans de maison, j'ai presque honte, mais c'est bon la honte ! Je ne la teste pas aujourd'hui la semi neuve, j'attele une bonne vielle Kogel chargée d'une grosse caisse equivalent à un container 40 pieds soit 12 mètres. C'est pas lourd, bien moins que la feraille, si bien que je monte le boeuf à la régule. Mais je double pas arrivé au sommet, et j'ai bien fait, la gendarmerie veille au grain, plutôt que d'emmerder les touristes en caravane qui font n'importe quoi au milieu, ils jetent leur hargne contre un espagnol qui va manger bon. J'appele le client, mais 11h30, ça l'arrange pas, on se donne RDV pour 13h30, il me donne quelques indications, c'est compliqué, mais je connais un peu le coin quand même vu que c'est à 10km de chez moi.

    Vu que je suis en avance du coup, j'en profite pour faire quelques achats de bouffe en vue de mon week-end bloqué chez les schpountz. J'ai hésité deux fois avant de prendre le chemin que le client m'a indiqué, et puis je me suis jeté à l'eau. 2km de route goudronnée, et ensuite, plus rien, que de la terre et de la poussière comme en Espagne mais en Ardèche, je respire quand je vois les grues au bord du Rhône, je suis sur le chantier OUF. Les gars sont à la pause, ça sent le barbec, ils ont pas l'air malheureux. J'attaque à tout dessangler et ouvrir le toit, j'en chie comme un soviétique, la semi doit pas être ouverte souvent, et je crève de chaud. Quand le grutier se remet en place je vois un petit air guilleret et des yeux bien rouges. Pour me rassurer, il me confirme qu'il a bien la même dose dans chaque bras, ouf. En 2 secondes j'ai 10t en moins, et d'un coup, 5 autres camions hollandais arraivent, j'ai bien fait de venir pas trop tard. J'arrive pas à refermer le toit correctement, il y a un truc tordu c'est pour ça. Je fonce à Pont d'Isère, je tombe sur un nombre incroyable de grumeaux sur Valence, on charge vite fait les caisses vides. J'ai plus qu'a rentrer à la maison parce que ce soir, j'ai un barbec de prévu ! 16h fin des opérations, et oui !