| Carnet de bord de Juin 2013 | Partager sur Facebook |
A 8h je suis face à la machine à café de cette station Total récente et bien proprette avec son patio dehors pour boire le café les pieds en éventail mais au son des trompes et klaxons de ceux qui voudraient bien sortir du parking mais qui sont coincés par ceux qui veulent faire le plein, mais dont une piste est bloquée par un espagnol qui dort là en vrac. Autant dire que le pauvre ibère a eu un reveil plutôt musclé et qu'il n'a pas eu droit à son café en partant. Il a abusé quand même l'espagnol car il y avait encore des places sur le parking. A 9h, je mets en route, et il y a beaucoup de trafic sur l'a8 ce matin, je sais pas si ça un lien avec les déjà départs en vacances mais quoi qu'il en soit, c'est pas la crème qui a prit le volant, mieux vaut rouler cool. Il y a un fort vent du nord aujourd'hui, et quand je passe Lançon, il devient carrement tempetueux. S'il y a bien un truc que j'aime pas, c'est le vent, pourtant en bon Rhodanien j'aurai dû m' habituer depuis 43 ans, mais non, rien à faire, ça me decoiffe et ça me mets de mauvaise humeur. A Bollène, je quitte enfin l'autoroute pour me jeter sur les plus magnifiques routes de la planète, c'est à dire celles de l'Ardèche et plus particulièrement le morceau Viviers-Alba La Romaine, ça pète, ça biche, ça deboite ! A 13h et des boulettes je me mets à quai à Aubenas, impec.
Une grosse 1/2h plus tard je suis vide, et surprise, je dois retourner en Italie, pour recharger à Bergamo demain avant midi. Ah ben, ça, je m'y attendais pas du tout à celle-ci ! J'hésite, tunnel, montagnes ou nice. Finalement je joue la carte de la sécurité, Tunnel. Après une laborieuse sortie d'Aubenas et encore pire de Le Teil, je rejoins vite l'A7 à Montélimar Nord, j'hésite pour faire le crochet par la maison, mais ça serait pas raisonnable. Je rajoute un peu beaucoup de gasoil à la Esso d'Alixan et je me pose une grosse heure après Romans histoire de laisser passer le plus gros de l'heure de pointe du soir à Grenoble...
...Mais même en ayant trainé, Grenoble est et restera une ville de daube et la traversée sera limite pénible. Le plus surprenant, c'est qu'il y a rien vraiment qui justifie ces gros bouchons, sauf peu être qu'ils sont un peu mous de genoux ici. Par exemple à titre de comparaison, quand il y a un bouchon à Marseille ou Toulon, c'est des bouchons de glandeurs, alors qu'ici c'est des bouchons de cadres sup et d'ingenieurs, il y a que les voitures qui changent mais le resultat est le même. Une fois sorti de la capitale des jeux olympiques d'hiver 68, ça roule nickel, du billard, même au tunnel que je passe à 140/2. Je veux vraiment aller au bout du bout de mes heures, et je déboule en 9h58 à Rondissone ou il reste de la place, et c'est tant mieux pour moi.