FDR - Carnet de bord
Carnet de bord de Juillet 2017 Partager sur Facebook
  • Photos
  • Bien gentil le gardien de Sprint Autó és Kamionmosó
    Au revoir Hungary
    Slovenia
    Il m'a rendu fou ce hollandais pour rejoindre Trento
    Dans le Haut Adige
  • Jeudi 27 Juillet 2017
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    Il est pas question de trainer ce matin, aussitôt que j'ai les 9h de coupure je degage. Il va falloir que ça passe tout bien pour que ça passe tout juste. Aléa Jacta Est comme le disait si bien le militaire Roumain avec des feuilles autour de la tête dont j'ai oublié le nom. 30km de route plus tard, je suis à la frontière Slovène, étant donné que je ne suis pas trop sûr de mon coup, je m'arrête à la station à la frontière pour voir s'il faut un badge, une vignette ou que sais-je encore, mais non, carte au péage à l'ancienne, gut gut ! Comment on dit merci en Slovène ? Thank You, ça passe on dirait. J'en profite pour m'avaler un café et acheter des clopes, moins cher qu'en Espagne. La station est remplie de roumains, d'ukrainiens, et de tout, ça parle fort ça se bouscule et ça me saoule, je reste pas plus de 15 minutes comme ça c'est fait, et je fonce. La traversée de la Slovenie est interdite de doubler aux PL pratiquement tout le long et je perds grave du temps. En plus il pleut, y a du monde, impossible de ne pas se faire remarquer alors je reste sage et zen. Presque. Comme je voyais pas trop par ou aller chez le client j'ai appelé directement et ils m'ont dit de ne SURTOUT pas passer par le col de Sanpelligrino mais par le bas, par TRENTO. C'est bien ce que je craignais. Je fais donc du mieux que je peux, et j'essaie de me detendre en me disant que j'ai quand même du fion de faire un voyage comme ça. C'est joli la Slovenie. Le tachy commence à crier au scandale quand je passe côté Italien à Gorizia, et j'échoue en vrac sur un refuge juste avant l'A4 avec 4h26. Il fait chaud ici !

    Une demi heure pour manger et vaï ! Pour arranger les choses, c'est encore interdit de doubler sur l'A4, et il y a une mega zone de chantier limitée à 70, évidement on roule à 50/60. Il y a pas de bouchon, heureusement, mais on les frôle. D'après MAP ça bouchonne grave après Padova, comme je connais la route qui fait Parme-Trento, je me dis que ça serait pas plus con de tenter, en plus c'est joli par là. Je passe donc par Trevise pour aller rejoindre le Haut Adige, c'est impressionant cette vallée. Je comptais gratter quelques minutes, mais là encore ça a merdé, les touristes Hollandais respectent scrupuleusement le 50, le 30, alors que bon faut pas abuser ici quand même, ils me rendent tous fous aujourd'hui ! Mais bon ça a pas trop mal roulé quand même pour arriver à Trento. Je chope la super autoroute du Brenner ou il y a un monde fou et bien sur on se traine à 70. Plus j'avance et plus je vois la marge fondre au soleil pour arriver chez le client en moins de 4h30. Je crois que j'ai eu mon coup de grace juste au péage en sortant à Ora, un bon vieux Eurostar me demarre sous la barbe, bon. Il aurait eu des centaines de directions possibles d'ici, mais NON, il va aussi direction le col de Cavalese, putain, j'y crois pas. L'ancien a beau marcher quand même, je perds encore du temps, tellement que finalement je tente pas le coup, je m'arrête à 10km du client avec 4h29. De toutes façons, vu les precipices le long de la route t'as pas envie de battre des records par ici, c'est juste vertigineux comme montée.

    Mon affreteur m'avait un peu rassuré, en me disant que même à 17h30 ils chargeaient, ok, ouf. Je me pointe au village magnifique de Predazzo à l'usine de pates ou je dois charger. Entre temps ils ont changé leur fusil d'épaule, finalement je charge plus. Cool !! Pourtant c'est 17h15, l'usine ferme à 18h et je suis sensé livrer à Ste Helene du Lac avant 14h. Je cherche même pas à comprendre. Bon, j'ai tenté, j'ai perdu ! Et comme dirait le grand philosophe Garcimore, des fois ça marche, des fois ça marche pas ! L'avantage c'est qu'ici il fait frais, on est quand même à plus de 1000m.