| Carnet de bord de Juin 2012 | Partager sur Facebook |
4h, je décolle, je suis loin d'être le seul, tout le monde est déjà pressé pour éviter le bordel du matin pour arriver au Lux. Personnelement, je m'en fous, je suis pressé mais sans plus. Première opération, prendre la taxe d'autoroute et un café à Toul. Le pompiste est sympa et me calme direct, c'est pas grave si je suis garé sur l'emplacement de dépotage des bonbonnes, ils arrivent pas avant 8h30. Du coup, café clope avec le pompiste bien cool, il est pas de Toul, c'est obligé. Je deconne bien sûr, j'ai rien contre les habitants de Toul. Bien calé à 80 avec mes plaques, je crains dégun ! Sauf que dans la descente après Nancy, il y a les CRS qui sont déjà en place. Je jette un oeil à la pendule : 5h45. Ils rigolent pas ici les CRS, d'ailleurs c'est exactement a cet endroit que j'ai perdu mes premiers points en 92, les CRS me suivaient à un bon 110 primeur, mais ça, c'était avant. Je me souviens qu'on s'était engueulés, mais que mon Michel Comte chéri avait payé sans chounier. J'ai attrapé le bouchon après Thionville, ça m'a vite saoulé, un coup ça roule, et puis ça freine à mort, ça zig zag, et dire qu'il y a des mecs qui se tapent ça 2 fois par jour !! Direction Trèves, ça bouchonne encore, il y a des travaux, plus un accident. Du coup, j'ai mis presque 4h pour arriver à Wasserbilig. Au départ je voulais tenter par l'A4 et Sarrebruck mais ça avait l'air compliqué pour la MAUT, et je sais pas si on peut couper à travers Sarrebruck.
Une fois en Allemagne, il fait presque beau, et surtout déjà chaud. De ce côté-ci, ça roule pas trop, et il y a presque pas d'interdiction de doubler aux camions. Pour un peu on en oublierai qu'on est en Allemagne. Je quitte l'autobahn à Ulmen juste après Wittlich, point bien connu des légumiers, et je rejoins Nurburgring par une jolie route. Dure, mais jolie, qui va niquer ma conso et mes efforts des 750 derniers kilomètres. Vers midi, j'ai le droit de rentrer sur le circuit, je suis placé tout au fond, loin, trés loin des paddocks. Un vieux chef allemand, me fait déplacer 3 fois, et bizarement il s'adresse jamais directement à moi, il a des sbires autour de lui qui font les commissions. Mais quelle que soit la manière ça va pas, tout simplement car l'aire de dépotage est bien trop courte ! Pourvu qu'on ne vienne jamais ici avec un 25,50m ! A moins que BFT ne vienne faire une démo ! Une fois installé, je passe le reste de l'après-midi à déballer, livrer des palettes, j'ai pas le temps de m'ennuyer. Je finis vers 21h, pas cuit, mais bien chaud quand même.