FDR - Carnet de bord
Carnet de bord de Mai 2013 Partager sur Facebook
  • Photos
  • Là, y a de l'arrimage !
    Le Perigord
    Figeac c'est joli, mais pas en camion
    Decazeville
    J'ai pas la classe avec ma benne ? Non ? Tant pis !
  • Mardi 28 Mai 2013
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    Hier l'été, ce matin l'automne. Y'en a marre ! Je vais pas me plaindre car je demarre à une heure presque normale, 8h39. C'est tôt, mais bon, faut aller au charbon. Par chance, il ne pleut presque pas pour arriver à la bourboule, je vous rappelle petits etourdis que je roule en solo, c'est à dire que j'ai 500cv sous le pied qui propolsent 6t. Une fois sur l'A89, c'est le déluge, l'apocalipse now. Une heure plus tard j'arrive à l'aire de corrèze, l'aire des presidents, la encore une autre apocalypse m'attend, il y a un car plein de retraités, et car plein de collégiens dans la station. La fille à la caisse est debordée, je fais la file comme un con avec mon sac Leader-Price pour aller à la douche. C'est quand même triste cette époque ou on doit porter que des affaires de marque pour être quelqu'un et briller en société. J'ai aussi un sac Auchan, La vie, La vraie, mais je trouve que ça fait un peu trop "m'as tu vu?" dans cette époque ou seul le low cost à de l'avenir.

    La douche marche toujours aussi mal, mais l'eau est chaude, c'est déjà ça quand on sait que dehors il fait 6°. Une fois que je pue un peu moins, je vais boire le café chez Paul. Dit comme ça, on pourrait penser que c'est chez un copain qu'on boit le café à l'Aire de Corrèze, mais Paul, il se croit sur la côte ou sur les champs elysées à 1€60, il abuse Polo ! Au fond de moi j'avais envie d'un peu de reconfort, d'un pain au choc et finalement vu le prix, j'ai laché l'affaire, on se paye pas un petit dej à 5€ avec un sac leader price à la main. Je me jette à nouveau sous la flotte jusqu'à Perigueux, puis ça se calme un chouya, du moins juste le temps que j'arrive juste après Mussidan la ou je dois atteler mon colis... Le client était averti que je viendrais à 12h30, je suis arrivé à 36, et il m'a désigné la semi à prendre :

    Elle était là, toute bleue, toute belle avec ses belles bequilles dans 10cm de boue. Chargée avec des machines outils, elle est recouverte d'une belle bache bleue assortie, et pour pas que la bache s'envole, elle est recouverte de deux plaques trés seillantes de treillis soudés, qui sont eux même soudés à la benne. Si chez ACM ils voyaient ça, ils auraient honte, c'est vraiment des guignols les belges !!! Je rigole, il est bien gentil le bonhomme, et puis dans sa cour il y a un peu de matos, c'est la preuve que c'est un homme intègre. J'ai plus qu'à revenir sur mes pas et pour finir mes 4h30, retrouver mon pote Rafale à Perigueux afin de me faire payer cafés et sandwichs.

    3/4h de papotage plus tard, je quitte mon camarade et prends le direction de Brive. Le temps est vraiment très drole, il pleut, ça s'arrete, il y a du soleil, et c'est comme ça tout l'après-midi. Je traverse les plus beaux paysages de France avec ma benne supersonique, et je suis bien content de passer Figeac avec ça, parce que Figeac c'est beau, mais pas en camion. Bref, ça roule quand même pas trop mal et je m'arrête juste un peu avant Rodez histoire de pas m'enterrer dans les bouchons du soir, j'en profite pour faire un petit somme. Dans mon retro, je vois un type en train de se palucher, il a du tomber amoureux de la benne. Du coup je traine pas, et je tire ou bout du bout des heures, j'échoue dans une zone artisanale à Montpellier avec 10h03 de route, et merde.