| Carnet de bord de Octobre 2013 | Partager sur Facebook |
7h j'ouvre un oeil. J'y crois pas, mes 2 super cameramens sont face au camion, ils ont déjà les objectifs tournés vers le pare brise. Je suis à oilpé, putain, meeerde !... Je peux pas lutter, je dois obéir, car les 2 lascars sont aguerris aux tournages en zone sensible : Les exploitations de poulets fermiers de la Sarthe, les terrains de pétanques de Cassis, les club de belote de Gueret, le café des sports, j'en passe et des meilleurs. Bref, je fais pas le poids et j'obéis. Pas de chance ce matin, il pleut et il fait moche. Mais on a pas le choix que de faire avec. Ce coup-ci c'est Edouard qui part avec moi, dans sa courte nuit il avait quand même préparé quelques questions entre 2 poulets rotis mort, une paella et une choucroute. Arrivé chez Santi à Gerone, ils en ont marre, et on se quitte ici bon amis. Du coup je me sens bien seul pour continuer mon chemin, j'ai encore tant de conneries à raconter ! En fait ce matin, je peux pas trop trainasser. Je me pointe chez mon premier client il est déjà 11h à Les Franqueses, mais coup de bol, il y a personne du coup, je pose mes 4 palettes en 2 minutes, juste le temps d'enfiler mon casque. Quelques kilomètres après être parti, je me rends compte que je n'ai plus ni clignotants ni veilleuses à la semi, c'est plutôt emmerdant. Avant de tout demonter au bord de la route une par une toutes les ampoules, je tente de changer avec mon cordon de secours et ça remarche. Je peux donc sereinement continuer jusqu'à Terrassa pour y poser 24 palettes, oui, pas mal, joli lot.
Je suis presque vide juste avant la soupe, mais j'ai encore du pain sur la planche, car j'ai une palette encore pour le port. La pluie commence à tomber vers l'Hospitalet et ça glisse comme sur le verglas du côté de Östersund au mois de janvier. Par miracle j'arrive entier, et je parviens même à vider avant 14h. Ensuite il faut la jouer fine pour aller au parking de la BASF à la zona franca, on ne peut y venir que par un seul sens, je me gratte un moment la tête. La bas, on bat tous les records pour la sécurité, c'est les pires fous ils ont tellement tout vérifié, controle des mines, tapis anti-derapants, adr, tout, tellement de controles qu'ils ont pas vu que j'étais en baskets. Trop fort !... La plaisanterie dure quand même pas loin de deux heures, et j'ai plus qu'à aller completer chez un super groupeur ADR à Santa Perpetua, là, j'ai passé 3h à quai avec Greg. Du coup j'ai amplement eu le temps de prendre la douche et de boire 58 cafés à la machine, et faire 257 photos de nuit presque ratées... A 20h et des boulettes je suis enfin chargé, j'ai plus qu'à remonter au maximum que je peux, les cheuveux au vent, ça m'amène qui l'eut cru à Vinassan ou on dort si bien tout seul, là haut dans la colline, pendant qu'en bas tout le monde s'empille dans le buit.