FDR - Carnet de bord
Carnet de bord de Novembre 2016 Partager sur Facebook
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  • Au pied du seven Casino
    Ils sont heureux les monteurs !
    La magnifique gare de Sarreguemines
    Forbach
  • Mercredi 30 Novembre 2016
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    Il y a bien une constante dans les pays de l'est, que l'on soit à Riga ou à Amneville, ça caille, ce matin ça affiche -6 à mon afficheur digital de marque volvo. Du coup ça fait un joli nuage de fumée blanche quand je mets en route, c'est joli. Comme prévu l'équipe des monteurs me rejoint à 7h45 sur le parking, je fais la bise à personne, j'ai le bide qui gargouille, j'ai froid et encore sommeil après plus de 10h passés au plumard, ce qui n'est pas très normal. Quoi qu'il en soit, à 8h je vais me mettre en place près de la superbe piscine municipale de la ville. Je me rachauffe comme je peux en essayant tant bien que mal de vider la semi et de faire bonne figure, mais je sens bien que ça va pas au fond de moi, et ce dans tous les sens du terme.

    A 9h, c'est vidé, je dois aller recharger à l'extrème est du pays, à Sarreguemines, ville célèbre pour les transports TRANSAK, mais aussi pour sa magnifique gare SNCF non electrifiée et puis aussi son carreau de mines. A propos de mines, je me suis mis en tête de refaire la déco de l'ensemble des chiottes de la Moselle, ceux de Longeville déjà pour commencer, trop de ceramique blanche, c'est tristouille, un peu de gaité, merde !! Bref, j'arrête là mon déballage scatologique, là ou un employé de banque en costard se serait mis en arrêt pour une semaine, je peux pas en faire autant je serre les dents et tout le reste et je fonce charger mes roues de voitures. L'usine est bien indiquée, et par une chance inouie je tombe sur le bon bureau du premier coup. Je suis le seul français sur le parking, comme d'hab j'ai envie de dire. Une heure d'attente avant de commencer à me mettre à quai, encore une heure avant de charger, mais le chargement des 1279 pièces va quant à lui très vite. Il y a une machine qui compte les pneus, moi j'arrive pas à suivre la cadence des yeux.

    A 13h30, je repars en sens inverse, je dois retourner à Amneville, refaire encore une fois la déco à Longeville mais à la Shell, je suis le Damido des gogues, du sol au plafond je refais tout, non, je deconne. Bref, heureusement ici la douche est bouillante, je me paye un coup de sauna avant de repartir, et ça va mieux, merci Mister Malox. Je prends vite fait les 2 plateaux à redescendre à Eurre, et ensuite go to shuss direction le sud de la France. Mon chef a dit reviens ASAP¨à la kommandantur. ASAP ça veut dire As Soon As Possible, c'était une mention inscrite à la sortie de la douane en GB, pour indiquer au chauffeur que le client attendait la marchandise et donc de se magner le cul. Les temps ont un peu beaucoup changé. Coupure casse croute après Dijon, j'ai de l'appetit, c'est que tout va bien. Ensuite ça roule tout nickel ce soir, je suis zen détendu car je me radine avec 6 minutes de marge d'amplitude au dépôt, faciiiiile ! 22h52 fermeturage des rideaux, c'est la canicule ce soir ici avec 2° !