FDR - Carnet de bord
Carnet de bord de Octobre 2014 Partager sur Facebook
  • Photos
  • matin à Saragosse
    Alhama de Aragon
    Madrid, de loin
  • Mardi 7 Octobre 2014
  •  

    Sursaut dans la zone de l'Albonar.
    Bordel, mon réveil n'a pas sonné : il est 4h30 - soit 1h après l'heure. Je trifouille mon portable et constate que l'onglet "uniquement le lundi" est sélectionné. Nous sommes mardi.
    Il est 4h30 donc, mais il aurait pu être 5, 6 ou 7h, il faut relativiser. D'autant que je n'ai pas de RDV pour mes deux livraisons restantes.

    Je quitte Santa Oliva et roule en direction de Saragosse.
    Le pire, c'est que je suis fatigué. Sur cette A2, tout seul, dans le noir, avec du brouillard. Je lutte.
    Après seulement 1h30 de conduite, je cesse de lutter : je m'arrête sur une aire pour un quart d'heure de profond sommeil.
    Je repars, et je me languis que le jour se lève car il n'y a strictement rien pour aiguayer mon esprit dans ce désert nocturne.
    Musique très forte, claques dans la tronche, rien n'y fait, j'ai l'impression d'avoir pris un somnifère, ou pire, de regarder "Vivement Dimanche" un dimanche pluvieux avec Line Renaud en invitée... J'ai carrément sommeil, et je suis sur le point de m'arrêter à nouveau. Heureusement Saragosse arrive et les premières lueurs d'un jour nouveau. Du violet, du rose, rouge, orange, des ombres d'éoliennes, des taureaux géants, des horizons lointains, le désert rocailleux... bon sang c'est magnifique. Et plus je roule, plus c'est magnifique.

    Ma première livraison du jour se situe à Alhama de Aragon, entre Saragosse et Madrid. Pour ne pas y arriver avec 4h15 de volant et le feu aux fesses, je fais ma demi-heure de pause au milieu de nulle part, en choisissant peut-être le pire restaurant de l'A2 malgré moi : parking défoncé, sale, café au distributeur, chiottes payants... tant pis.
    10h j'arrive à Alhama de Aragon, petite ville inerte et enclavée où seuls quelques grabataires se promènent près du centre thermal. Je laisse la remorque sur un grand parking à l'entrée puis file vider mes 5 palettes. J'ai l'impression d'être tout seul dans cette ville, personne ne roule sur l'ancienne NII.

    Je poursuis : direction Madrid, plus précisément Valdemoro, au sud de la capitale.
    Voici un bon bout de temps que je ne suis pas venu dans les parages, la dernière fois il neigeait. Aujourd'hui il fait beau, et ça roule très bien.
    J'arrive à 14h chez mon client, et il ne faut pas moins d'heure pour sortir 5 pal.

    Vide à 15h, j'ai pour mission d'aller recharger demain, près de Burgos. Une très bonne nouvelle : j'appréhendais un coin pourri de la banlieue madrilène, Burgos c'est mieux, je peux rouler jusqu'à un endroit avec douche si possible.

    Je trouve mon bonheur au terme de 8h58 de conduite, au milieu de rien, près de Cerezo di Abajo, une station Repsol-autogrill avec un immense parking derrière.
    Bonne coupure en perspective.