| Carnet de bord de Aout 2014 | Partager sur Facebook |
4h, aire d'Auxerre, rien dormi de la nuit.
Manifestement on vient de nettoyer les chiottes : ça sent la fraicheur Alpine, la cascade d'eau vive, la pâquerette, le pin des Landes à la lueur d'un jour nouveau, la rosée estivale sur la plaine du Val de Saône, et le canard WC triple action.
Sur le dérouloir à PQ et sur la porte, il y a ces messages à la gloire de Sarko, de Le Pen, du racisme et de la bêtise. Que ne faut-il pas être inspiré et courageux pour affirmer haut et fort, ici même, bien à l'abri de ces quatre murs et de ce microclimat pestilentiel, ses vindictes politico-haineuses. Non mais qu'espère-t-il l'auteur ? Que son semblable voit en lui un Che Guevara masqué, qu'il réagisse soudainement, en pleine besogne, et qu'il se dise "Bon sang, mais ce mec a trop raison !?".
Café, go.
Je descends tranquillement sur Saint Priest. Quelques touristes prévoyants sont déjà sur l'A6, ensemble nous profitons du Morvan à l'Aurore.
Je suis à destination à 9h pétantes, dans une boite où, malgré le soleil, malgré le vendredi, malgré le mois d'août, malgré tout ça, les mecs tirent une gueule pas croyable et font preuve d'une non-courtoisie déconcertante. Ma foi... moi ça va, je suis content.
Une fois vide, c'est parti pour un chargement à Andrézieux-Bouthéon. Je m'en charge avant midi. Mission suivante : port pétrolier de Givors. Sachant que c'est fermé jusqu'à 13h30, je m'arrête chez l'artisan-boulangère Marie Blachère, afin d'y acheter mon repas de midi : une pizza, un croque monsieur et un bout de tarte... aucun légume - que de la pâte, nickel.
Sur la route de Givors je croise l'ami Berliner, mais comme je suis occupé au téléphone avec camion-remorque26 je rate la photo... mon cerveau ne sachant faire qu'une seule chose à la fois. Tant pis.
Pour charger un carton à Givors, je laisse une heure de temps de service. A l'issue de cette prouesse, je pensais rentrer pénard au dépôt... et non : une dernière ramasse à Vénissieux !
Lorsque je rentre enfin à Jarcieu, un orage apocalyptique s'abat sur l'A7. Grosse pluie, gros vent, gros éclairs... on est bien au chaud dans la cabine. Naturellement la circulation en pâtit, avec au milieu quelques gros débiles en voiture, et malheureusement en camion aussi, qui talonnent, qui mettent la pression, qui déboitent par la droite ou par la gauche, jugeant anormal que nous ne roulions pas tous pied au plancher. Quelle bande de cons.
J'arrive au dépôt, ça sent les vacances pour beaucoup, pas pour moi, j'ai moult préoccupations pour la semaine prochaine...
D'ici là je rentre en voiture.