FDR - Carnet de bord
Carnet de bord de Novembre 2014 Partager sur Facebook
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  • gilet fluo sur blouson fluo...
    A forest
    retour Mâcon
  • Vendredi 14 Novembre 2014
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    Sur le papier cette semaine peut se terminer tranquillement : 3 chargements à faire et retour à Mâcon. Seulement ça se passe rarement comme sur le papier... auquel cas je ne ferais pas de carnet de bord.
    Dès ma première ramasse ça sent mauvais : J'ai soi-disant rendez-vous à 9h pour charger, et la consigne de ne pas y aller plus d'une demi-heure avant. Lorsque je me présente, à 8h45, le quai expédition est occupé par un anglais, on m'indique le parking d'attente. 10h, le quai se libère, j'y recule la remorque. Lorsque j'entre le mec s'en va en m'indiquant que c'est la pause. 10h30, bon sang déjà 10h30 ! Le mec revient et m'explique qu'il n'a pas le droit de charger car il y a un problème informatique... (reste zen mon Ray)... les palettes sont bien là, devant moi, mais il faut encore et toujours attendre. Je quitte cet endroit merveilleux à 11h et fonce vers un autre endroit merveilleux : une plateforme de groupage à Roye.

    L'an dernier j'ai investi dans un magnifique blouson jaune fluo, quitte à revêtir l'apparence ringarde d'un fonctionnaire de la DDE, par exaspération devant toutes ses boites où l'on ne jure que par le protocole de sécurité, en particulier par le gilet fluo.
    Je ne pensais pas cela possible, Norbert l'a fait : Oui, aujourd'hui, pour accéder au quai de l'enseigne nationale, on m'a imposé de mettre un gilet fluo par dessus mon blouson fluo. Ce n'est pas une blague : les chauffeurs doivent porter du vert fluo, je suis en jaune.

    Voilà où l'on en est en 2014. Il y a des gens qui rivalisent d'imagination pour interdire et moraliser, dans toutes les boites de tous les pays où je vais, et ces mêmes gens tolèrent parfaitement que la plupart des chauffeurs vivent des semaines entières loin de chez eux, dans précarité, heureusement avec des gilets vert fluo sur les quais merde quoi !

    Dernière ramasse à Compiègne. Il flotte, je me fais tremper ne serait-ce que pour décrocher la remorque. Mes chaussures prennent l'eau, le frein de parc ne cesse de se mettre en sécurité : un coup par ce que la porte est mal fermée, un coup parce que la vitesse est enclenchée... plus énervant c'était difficile à concevoir, les ingénieurs Volvo l'ont fait, peut-être même avec deux gilets fluo sur le dos...

    Bref, je termine cette semaine de sale humeur, le fait est que sur le papier c'était tranquille, et concrètement c'est foireux.
    Il s'agirait d'arrêter de se plaindre... je rentre, c'est déjà bien. A moins que je ne tombe sur le tigre signalé dans les environs de l'A4, près de Meaux, ce qui me vaudrait une belle photo de carnet de bord...

    Je descends en mode éco et surtout no-stress jusqu'à Mâcon : calé à 83, pour ne pas rouler dans les portes des autres sans arrêt et sous le déluge. Cela me fait perdre à peine 6 minutes sur le GPS, j'arrive chez les routiers Bretons à 22h30, fini.