FDR - Carnet de bord
Carnet de bord de Juin 2018 Partager sur Facebook
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  • au-dessus de Carca
    faut ĂȘtre prĂ©cis
  • Mercredi 6 Juin 2018
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    Café croissant douche et zou ! A 8h je commence au-dessus de Carcassonne, la maison est au bout d'un chemin, je croise la cliente qui me dit qu'elle emmène ses gosses à l'école, faites je vous en prie. Son chemisier est prêt à éclater sous la pression, on ne peut rien refuser à une femme comme ça. Elle revient dans les 5 minutes, ouvre le garage, je dépose la rénovation contre un chèque et je file.

    Je file parce que j'ai rendez-vous avec Nestor à Barcelone à 13h. Laurence m'a envoyé mon rechargement, je jette un œil sur Gougueule, c'est une grosse boîte de ferraille, j'ai bien peur que ce soit celle qu'on voit depuis l'AP7. Je me prends donc du pain à Carca en passant pour ce midi et ce soir...

    A 13h15 je retrouve mon compañero à Villasar de Mar, comme son nom l'indique c'est au bord de la mar, et c'est interdit de se garer de partout, et les rues sont chiément étroites. On fait un tour en bagnole, ça ne donne rien, je reste où je suis. Tout à coup le ciel devient noir, il regarde sur internet, la météo annonce un orage d'une heure. Je lui dis que c'est que de l'eau, on y va. Ah ben ouais c'est que l'eau, mais de l'eau qui mouille. L'enfer sur Terre, malgré le K Way je suis trempé, les cartons partent en lambeaux. Heureusement j'ai mis la feutrine tapis de sol dans la bagnole. Garé à 900m je suis obligé de faire deux tours, slalomer entre les voitures. Affreux. Mais c'est quoi cette météo sans déconner ? On est à Barça purée ! On se croirait à Bordeaux c'est dire. De retour au camion je me change de la tête aux pieds.

    La pluie s'est calmée quand j'arrive à Sta Perpetua. Il pleuvote c'est tout. Je dépose 4 rénovations en vitesse.

    A 17h je suis à Castellbisbal dans une boutique de ferraille qui doit être du même groupe que l'énorme usine dont je parlais. Pas de place pour déposer mon chariot, l'accès se fait directement sur le boulevard. Un gars de chez Mousset me dit que c'est des cons ici, lui a laissé son chariot dans la rue en face. Je ressors, le gardien râle, je lui dis que je me suis trompé, il m'ouvre la barrière. Dans les cinq minutes, je reviens, il pète un câble. Je passe pour le débile de français qu'à rien compris. C'est ça t'as raison. Il y a la queue à la bascule, j'y suis à 18h30, donc 1h30 d'attente pour commencer. Le mec me demande le numéro de commande, ok, puis le numéro d'enregistrement d'ATS chez eux. Gnin ? Mais on n'est jamais venu et on ne reviendra jamais j'espère. Il me dit que ça ne va pas. J'appelle vite fait chez nous mais il n'y a plus personne, je lui dis, il tapote sur son ordi, ça passe sans ce numéro à la con. Ouf ! Porte 5. Tout le monde est à la porte 5 ! La file avance d'une place tous les quarts d'heure. A 20h45 j'ai les crocs j'attaque une boîte de sardines avec le pain que j'avais prévu. Le comble de la misère humaine, le chauffeur routier ferrailleur. Quand c'est mon tour ça va assez vite, 9 paquets au pont. Le chauffeur est obligé de rester dans une zone délimitée en jaune, tu vois rien du chargement. Je discute avec un chauffeur de Cordoue, il a passé le week-end à St Avold. Un andalou le week-end à St Avold, ça c'est la misère humaine. Quand c'est fini je vais voir et bien sûr ça me plaît pas, les paquets du bas sont en travers, super chiant pour sangler. Bascule, ici faut sangler sur un parking après la bascule, je fais ça.

    A 22h je me casse enfin, il me reste 10 min d'amplitude. Le temps d'embarquer le Moffett et trouver une place dans la zone, je suis pile poil. Ouf !