| Carnet de bord de Mai 2018 | Partager sur Facebook |
J'ai évidemment pas mis de réveil. Sur les coups de 8h je vais déjeuner et me doucher au troquet. 3 balles la douche c'est cher mais moins qu'à la Sol 3€30. Ça commence à faire. C'est propre c'est déjà ça. Occupations habituelles d'un jour bloqué : ménage, internet... La semaine dernière j'ai vu qu'à l'Escudero ils vendent des salades sympas, c'est un peu loin mais comme j'ai que ça à foutre. Et la marche à pied c'est bon pour ce que j'ai.
A 13h je vais manger, le resto est envahi de Français, je vois des chieurs qui demandent des tapas, ou juste une bricole, ils savent pas ce qu'ils veulent. Insupportables ! Les serveuses gardent leur calme. Chapeau ! Je retourne marcher.
A 16h je mets en route, faut que je me rapproche pour demain. Un coup de C25 (pas la fourgonnette Citroën, la route) par Vic, et en deux heures je suis à Sallent à mon resto habituel. Pour changer je vais marcher.
A 20h30 je vais souper. Finalement la journée est passée bien vite, le seul fait de rouler deux heures ça occupe bien. C'est un peu le métier qui veut ça aussi... Nestor me textote dans la soirée, on se cadre pour demain.
Ici la douche est toujours bien propre, parfait. A 8h et demi je suis à Avia, c'est pas une station service c'est un patelin à côté de Berga. Je n'ai rendez-vous qu'à 9h mais j'ai une grosse journée je voudrais prendre un peu d'avance. A 8h et demi je suis devant la maison, tout est fermé, merde ! Un type en voiture s'arrête et me dit qu'il va chercher la clef. En Espagne un type décidé faut surtout pas l'arrêter, va mon grand, va ! Entre-temps arrive un gars en fourgonnette qui me dit être le monteur, ça s'annonce bien. L'autre revient avec la clef de la baraque, on range les colis dans le garage, quand Nestor se pointe on a presque fini.
De là on redescend à Terrassa, je paye le café au commercial à Sallent, au « parador » où j'ai coupé, c'est mon fief, lol.
Sa Fiesta va être réparée mais pour l'instant il roule dans une grise de prêt, pas facile à suivre dans la circulation au milieu de toutes les bagnoles grises. On entre dans Terrassa, il n'a absolument pas le sens de l'orientation, c'est impressionnant. Là il n'y est pour rien mais je me retrouve devant une rue en sens interdit et l'autre interdite aux 7m de long. Donc je recule. Marre, je fais un savant créneau et je me pose au mieux. J'attends les monteurs, des colombiens que j'ai déjà vu. On transvase la baignoire dans la fourgonnette. Deux vieux sur un banc sont au spectacle comme au Muppet's show.
Quand c'est fait je descends à l'agence à Santa Perputua. Sur la route Sergi m'appelle, je dois laisser deux piscines et en reprendre une . Je vais faire du cabotage. Le commercial a plein de problèmes avec les mairies, il est bien dégoûté. Bon c'est bien compliqué, je dépose deux piscines, clients numéro 5 et 6 mais les escaliers sont enterrés sous les autres bien sûr. Ensuite je reprends un escalier Pacio mais j'ai pas vraiment la place, bref, je me fais chier une bonne heure pour vider charger et un peu ranger l'entrepôt de l'agence. Bonne nouvelle j'ai laissé Castelldefels et Tarragone, la journée devient bien plus light d'un coup.
Je mange un bout à l'ombre et je file du côté de Molins de Rei retrouver Sergi dans une société de gruas. Je dépose une piscine complète qui va dans un truc immobilier inaccessible en camion paraît-il, il faut une grande grue, pas envie d'aller vérifier, je fais confiance sur parole.
Il est 16h30 et j'ai fini, plus qu'à rouler direction Lleida, trop bien. Il y a des travaux dans le tunnel avant Igualada, donc un bouchon monstre. J'ai le temps je sors et je prends la vieille N2 le long du Montserrat. Eh ben ! Ça devait être quelque chose les Pegaso de 200ch dans le col ! C'est fou de se dire que tout le monde passait par là. Je me pose à La Panadella et je vais marcher une bonne heure avant la soupe. Il y a un observatoire au dessus de la colline, je vais observer ça...
Rarissime en Espagne, la douche est propre et gratuite. Le rêve ! En plus on mange bien, j'aime bien venir ici quoi. On s'est cadré avec Sergi hier soir, j'aurais aimé décoller un peu plus tôt mais le premier client ne peut pas, je sais pas quoi... Bref je glande jusqu'à 9h.
A 9h et demi je suis dans un patelin avant Lleida, garé pas trop loin, un garage vachement grand, fastoche. On s'en fait encore une chez un pompier professionnel pas bien loin. Ici c'est plus compliqué, il y a bien un accès mais derrière un fossé, ça va pas du tout. Bon, je dépose tout chez les parents en face, j'aime bien ce plan.
On devait faire la dernière du jour et de la semaine vers 16h mais le client a changé d'avis, on peut venir à 12h45. C'est précis. Je fais une petite incursion en Aragon, ça me change de la Catalogne, lol. On va jeter un œil en bagnole, la propriété est au bout d'un chemin de terre, il y a un genre de place au bout d'un verger, je dois pouvoir faire demi-tour, on y va. Bon, j'ai bien failli y laisser le pare-choc du tracteur, tout en plastique, les béquilles, la passerelle, mais miraculeusement je n'ai rien cassé. Garé à 2 ou 300m de la maison ça le fait. En fait de maison il n'y a pas, ils font la piscine avant la maison. C'est un concept ici. Il y a une dizaine d'année j'ai déjà livrer dans le coin. L'adresse c'était : route xxx Km xx. Un champ, un arbre, je me souviens avoir appelé Tina à Barcelone qui m'avait dit : tranquiliza te. Une bagnole est arrivé, le gars m'a donné un chèque et j'ai déposé la piscine sous l'arbre, j'ai jamais compris... Là je dépose la piscine sur la dalle d'un poulailler...
Je balaye la semi et range mon bazar, je préviens Laurence que je suis vide. Comme d'hab' elle m'a pris du pinard à Narbonne. Je fais un petit crochet à l'AS24 d'Alcarras, c'est pas tout à fait la route mais j'allais bientôt pousser le camion.
Retour sur la C25, à vide c'est cool. Je finis la journée sur les coups de 8h chez la vosgienne à Sigean, horaire tout à fait raisonnable.
Après mes habituels café douche je me présente au chai à 7h et demi, après m'être pris du pain à ma boul' favorite. Il y a bien du monde mais ils respectent les rendez-vous, dans le quart d'heure j'ai un quai. A 9h pétantes je me casse, 33 palettes dans la caravane. Je me paye une remontée ventre à terre, faut passer le lot ce soir à quai. Pas le choix j'ai piscine demain matin.
Les 4h30 sonnent au péage de Vienne, enfin le parking juste avant, je m'enfile la dernière salade de la semaine. Ça roule tranquillou jusqu'à Lyon, là c'est moins bon. Il est 14h15 je pensais passer fastoche, mon cul Paul ! Le vieux périph' est rouge sur Maps, je fais le grand tour. C'est bien chiant, j'aurai perdu un bon quart d'heure. Tout debout jusqu'à Devecey. C'est pas la bonne heure à Besançon, nouvelle perte de temps.
J'arrive au dépôt il n'est pas loin de 6h. On devait transvaser dans une autre semi mais Christophe qui fait le quai cette semaine me dit qu'il le fera demain matin, du coup on vide sur le quai, ça me va bien. Je fais les pleins et quand je veux partir mon boss me fait monter dans sa tour pour causer, vite fait alors.
A 20h je me gare devant la maison, tiens je valide encore une 11h.
Décollage à 8h et demi, dans le bois avant Seppois je croise Christophe. Trop bien, c'est donc que la place est libre, on n'était que deux à charger ce matin.
En faisant le tour de son gourbi Fabrice vient de voir que Christophe a oublié une pompe à chaleur, il fait demi-tour. Heureusement il n'était pas loin, il revient dans le quart d'heure. J'aime bien quand les patrons font des conneries. Je le chambre un peu : « il est pas assez cher le gas-oil ? » Je fais le malin mais il y a des années j'ai carrément oublié un kit complet. On est allé manger avec Fabrice au resto à côté et c'est en revenant qu'on s'en est aperçu. Le bol !
On boit le café faut pas déconner, j'ai un chargement bien tranquille, je laisse mes cadres, tout est posé au sol. Tamponnage d'un carnet de CMR et rentrage... Juste avant midi je décroche, bon week' à tous, le ciel vous tienne en joie.
Lundi dernier je ne savais plus trop comment ça allait se passer pour sortir de France avec les heures, aujourd'hui je vois mieux. On boit le café avec ma nouvelle chérie, j'aurais bien aimé traîner un peu mais le devoir nous appelle. Fait chier le devoir... Juste avant 8h je décolle enfin.
Je commence à Lons le Saunier en passant, une maison derrière le Super U. Je prends l'accès livraisons du centre commercial, de fait, c'est sûr que ça passe, je me gare à 100m de la baraque, fastoche. Je décharge en trois fois, je demande à la dame si elle veut faire le contrôle avec moi : « Oh non, c'est mon mari qui a voulu une piscine, qu'il se débrouille, je vous signe tout ce que vous voulez. » Bon ben ça c'est dit. A 11h et des boulettes je referme et je me casse.
Je ne sais pas trop si j'ai perdu du temps par rapport à lundi dernier, pas trop je pense. Je me prends un bout de pain à la grosse boul' en face du parc de la dde de Montmorot comme dans le temps quand il n'y avait pas la rocade et je reprends l'A39 au niveau de la soucoupe volante. Le compteur s'est remis à zéro, tranquille avec ça.
Au péage de Vienne j'ai les crocs, je m'enfile une salade. Ici j'ai un repère fixe, à moins qu'ils aient déplacé le péage depuis lundi, je n'ai perdu que 2 ou 3 minutes. Je le saurai, ça vaut pas le coup de s'emmerder sur l'A39 tout du long.
Je mange en moins de 45 min bien sûr, plus je descends plus il fait chaud. Bizarrement il fait bien plus frais vers Nîmes où je coupe 30 pour en finir. Tu penses qu'il fait plus frais, un bel orage éclate, moi qui avais passé un coup de Karcher samedi après-midi en même temps qu'à ma bagnole. C'est bon à refaire.
Dans la montée du Perthus les travaux avancent bien, on monte sur 3 files mais c'est toujours interdit de doubler. Ils ne vont quand même pas avoir la perversité de laisser l'interdiction ad vitam aeternam ?
Comme d'hab' je vais me poser au dernier parking tout en bas de la Jonquera au milieu de mes collègues du levant, la Sol et ses grillades n'est pas loin.
Le 8 Mai 1945, Franco pleurait la mort récente de son vieux poto Adolf. Qui allait bombarder des civils à Guernica maintenant ? Déjà à l'époque on ne pouvait plus compter sur personne. Tssss. Du coup ils n'ont pas jugé utile de fêter la chute du IIIème Reich les années suivantes.
Vu de mon côté ça m'arrange, je vais bosser plutôt que de glander.
J'ai un ticket de douche gratuite à El Cervol mais ils n'ouvrent le matin qu'à 7h30, je suis pas près de l'utiliser. La Sol ouvre à 6h, c'est plus raisonnable, même pour un « démarrepastroptôt » comme moi. Donc à 7h je suis caféiné, croissanté, et douché. Zou !
A 9h je suis à Badalona, en pleine ville, ça circule à cette heure. Je me gare sur un trottoir, j'appelle Nestor pour lui dire où je suis. Il s'est payé un peu de bouchons, il arrive. Je laisse le camion où il est , on va faire le tour en bagnole. L'endroit est bien chiant. Je fais le tour du bâtiment à pied, je marche derrière une blonde décolorée, 40 ans, moulée dans un jean's, une bombe. Elle monte dans sa voiture, salut bébé. Je retrouve Nestor qui discute avec le client, je leur dis que c'est trop difficile, je vais laisser le camion là-bas et venir en chariot. En trois voyages c'est fait. Le gars habite un rez de chaussée avec terrasse, il va utiliser la grue du chantier pour monter la structure, on se paye tout le reste à la main pour rentrer les colis. Bien sûr il a un filtre à sable, tout pour me retarder. Je me mets un sac de sable sur chaque épaule et en avant. L'appart' est fermé, j'arrive à frapper sans trop lâcher les sacs, et qui m'ouvre ? La bombasse de tout à l'heure ! Hola, buenos dias... pfoulala ! Le week-end j'aime bien prendre cinq minutes pour googeliser les adresses, savoir un peu où je pose les roues et j'ai vu sur leur page Facebook que les clients sont dans la mode , tu m'étonnes !
Je me fais bien un peu chier pour ressortir de la ville, je tombe sur un pont à 3m60 sous l'autovia, muy complicado. A 11h et demi je suis à l'agence à Sta Perpetua. En une semaine le dépôt s'est bien vidé, j'ai de la place pour déposer quatre nouvelles rénovations, quatre palettes quoi ! Vite fait.
Je me prends une baguette à la première station sur l'AP7 et je monte vers le Montserrat, Olesa. J'appelle Sergi et c'est le drame, j'avais dit 14-16h, le client ne peut pas être avant 15h15, quand il rentre du boulot, en fait. Je me gare dans une zone indus' et j'attends, à un moment j'ai cru pouvoir faire 3 h de coupure mais non. Sergi se pointe à 15h, idem, on va faire le tour du pays en voiture. J'arrive à m'approcher à 1 km du lotissement sans casser le camion, ce qui est déjà pas mal vu la configuration des lieux. A 17h j'ai fini, je prends enfin la direction de Madrid.
La N2 secoue toujours autant, quand ils veulent ils refont l'enrobé. A un moment vers Fraga j'ai même cru que j'avais crevé à l'avant. Infernal !
Je ne suis pas trop pressé, je vide demain et jeudi c'est férié en France, je ne pourrai quoi qu'il en soit pas sortir avant 22h. Je m'avance pour ne pas avoir à faire de coupure demain matin. En dessous de Saragosse El Navarro me tend ses grillades et sa douche, au poil cette affaire. Si c'était le carnet de bord d'un autre je lui dirais sans flagornerie qu'il a mené cette journée à la perfection. lol
Le menu est à 11€50, douche gratuite, la fille m'a tamponné mon ticket de parking hier soir. Cool. A 7h décollage. Vers le km 60 là où France Inter grandes ondes ne marchait plus, ça ne marche plus nulle part hélas me direz-vous, donc au km 60 un Magnum a cassé la glissière en béton et est tombé sur les voies montantes, pas terrible l'histoire...
Je mets un coup de gas-oil à Torremocha, un cortado viteuf' au bar et zou ! Faut pas traîner je me suis annoncé à Roman sur les coups de 10h et demi à Leganés. Il m'attend sur le trottoir devant chez son client. Il n'y a pas d'accès au jardin, on rentre tout dans le garage, donc à la main. Sauf la palette de margelles qui reste dehors, faut pas déconner. J'avais prévu de faire ma dernière piscine cet après-midi mais le commercial me demande si on peut y aller maintenant ? Tu penses que ça m'arrange ! Ce qui m'arrange moins c'est que JU68 est dans les parages, on devait faire une croisure FDR, ça tombe à l'eau.
On se retrouve une heure plus tard à 70 bornes de là dans la province de Segovia. C'est jamais que la lointaine banlieue de Madrid. Les clients habitent un gigantesque lotissement avec une entrée bien pompeuse et un vigile qui me demande ce que je viens faire. Je me promène, tu penses.
Ici c'est plus simple, j'accède au jardin, je dépose tout dans la terre et je me casse.
Comme toujours j'ai déjà mon retour. C'est à Madrid. Je mange une salade en chemin et à 15h je suis dans un boui-boui qui répare les conteneurs Peugeot. Il y a là 3 ou 4 crassouilloux et un type bien habillé. Perspicace comme je suis, j'en déduis que c'est le patron, ou au moins le chef. Sans illusions je sais déjà qu'il va me dire d'attendre, voire que ce sera prêt que demain. Rien du tout. Il me dit qu'il attendait le camion, que ça l'arrange bien, que ça fera de la place. Il dit à un mec de me charger de suite. La rue est en sens interdit, le portail à contre-main, l'Espagne quoi. Je me sers au mieux dans la petite cour, le chef revient il voudrait qu'on fasse les papiers de suite, on y va. Dans la logistique auto, ils parlent parfois en terme de place, une semi c'est 8 places. On charge donc 8 piles de conteneurs, ça me laisse 30 ou 40 cm au cul pour mes rallonges de fourches et mon bois de calage. En trois quart d'heure l'affaire est dans le sac.
Je n'ai plus qu'à me remonter tranquille Mimille pour passer la frontière demain soir. Je me paye un petit bouchon sur la M50, un Scania a frotté une pile de pont sans trop de dommages visiblement, puis un gros bouchon au km60. Le Magnum n'a pas été relevé, il n'y a plus personne sur place, que des cocottes de balisage. Ils vont le laisser là ?
Je finis cette bien belle journée à Medinaceli, très bonne adresse. D'ici il faut 7h pour revenir à La Jonq', ça occupera ma journée de demain.
A 8h je lève mon délicieux fessier musclé et pommelé. Euh non je recommence, je lève mon gros cul à 8h et je vais le laver. Ici les douches sont nickel-chrome, mais la minuterie est un peu juste, vaut mieux pas aller se raser après avoir mis le jeton ou les filles n'ont pas intérêt de faire shampoing après-shampoing, masque sous peine de pas avoir le temps de rincer. Ça se rince un masque ? Faut que je demande à Franck Provost, j'y connais rien. Il y a une panaderia juste en face du resto, je me prends une baguette, ça me changera de l'horrible pain blanc des stations. Même si celle-ci est bien pâle des genoux aussi, vivement demain au moins pour le pain.
A 10h je mets en route pour me garder de l'amplitude, sait-on jamais. Je me fais une remontada par la N2, puis C25 tranquillou pour soigner la conso. Soigner la conso sur la C25 c'est compliqué. Je pensais me garer dans la montagne catalane et aller marcher mais il tombe des cordes, c'est ballot.
A 19h je me pose chez Padrosa pour souper et attendre 22h. Ici il ne pleut pas je vais marcher un bon moment dans la garrigue derrière, c'est bon pour ce que j'ai.
J'écris quelques lignes et je vais souper. En sortant je dois débourser 1€05 en plus du menu pour 2h30 de parking, c'est pas pour la somme mais c'est abusé.
Je jette un œil sur le trafic, ça a l'air de rouler, en route. A 22h pile poil je suis en haut du Perthus, ça roule au pas. Boh allez, je double. Je sais c'est mal mais je n'ai pas violé un enfant ou arraché le sac à main d'une vieille. Je n'ai lésé personne mais j'ai doublé des dizaines ou des centaines de camions à l'arrêt. Je ne sais pas combien mais si on compte un camion tous les 20 m sur toute la descente ça en fait une chiée.
A 23h je me gare chez la Vosgienne à Sigean, c'est exactement ce que j'avais prévu. Mieux que sur le plan.
Ouh ça n'a pas l'air de bouger dans le troquet, je pousse quand même la porte, fidèle au poste la patronne est là. Avec le café je m'enfile un horrible croissant, elle est ouverte, il me semble normal de consommer, une douche là dessus et à 8h je file.
Il y a une boul' neuve ou pas bien vieille à l'entrée de Narbonne près de ce grand lotissement où il y a une chiée de Waterair, je me prends un bout de pain, ça c'est fait.
A Montpellier c'est vert partout, je passe par l'ancienne A9, c'est gratuit. J'étais entre un Barbero et un Waberer's, au bout le frigo est un peu plus loin grâce à une bonne régul' et je reprends devant le soleil hongrois. Rien gagné, rien perdu. Après je pense pas que l'économie permettra à mon patron de changer son Q7 mais c'est pour le principe.
Je vais avoir 4h30 de volant à Lyon, ça sert à rien, je coupe mes 45 au péage de Vienne. En redémarrant on se croise avec Manolo, il me raconte sa déchirure musculaire, ça fait un mal de chien c'est pas drôle. Je ne raconterai pas ce qu'il a fait ici...
Tout debout jusqu'au dépôt, par la 83 depuis Bourg quand même, faut pas déconner.
Chez nous je fais les pleins, y compris le chariot qui a bien soif, je rends la paperasse. Le temps de tchatcher un peu, raconter quelques conneries et les 45 sont passées.
A 19h je décroche au bled, je boucle cette bien jolie semaine. Bon week-end à tous, le ciel vous tienne en joie.
Après un week-end sea sex and sun, faut retourner à la mine. J'avoue qu'à Belfort on est loin de la sea, pour le reste on se débrouille. Donc je démarre à 8h. Je pensais ramer dans les travaux de l'A36 à l'entrée de Mulhouse, que nenni ça roule tranquillou.
Personne devant moi au guichet à l'entrée de Peugeot, personne au parc à emballages, ça file. Le cariste se la raconte pas aimable, préoccupé, sérieux, pas souriant, va chier dans ta caisse j'en ai rien à foutre. Les cageots sont dans ma semi depuis mercredi dernier, à un moment j'ai cru qu'ils avaient pris racine, ou collés au plancher, impossible à sortir, mais non, ça vide fastoche.
A 11h et demi je suis chez Waterair pour rdv 14h, ça va. 4 camions, 4 ATS. Il y a là Sébastien qui a fini, Sevket qui charge et Gérald. Je passe au bureau, Martine bouleverse ma vie pour les années à venir...elle m'a trouvé une clé de machine à café. De retour au camion j'enverrai un mail au Vatican pour que cette femme soit canonisée, elle le mérite. Sainte Martine, c'est déjà pris ?
J'ai ramené des clopes d'Espagne à Fabrice, je joue sur la fibre de la corruption, il me charge du temps de midi. Sans déconner, ça m'arrange bien.
J'ai un assez gros chargement, je récupère mes cadres abandonnés depuis la semaine dernière.A 13h30 je me casse.
Je pensais être chargé vers 15h, j'ai gagné une heure et demi donc j'ai un peu de temps, je descends par la 83 jusqu'à Bourg. On se retrouve avec Gérald là le long, on espérait souper ensemble mais ça colle pas.
A Lyon c'est rouge sur le vieux périph', j'enquille le grand tour, ça roule tip top. Fin de mission au Disque Bleu sur les coups de 8h et demi, re tip top.
Désormais c'est une femme qui fait l'ouverture, avant c'était un petit bonhomme d'un certain âge, bien sympa mais son décolleté était bien moins avantageux, faut bien le reconnaître.
A 7h je mets en route direction St Ambroix. Je monte par Le Theil, Ruoms superbe route.
A St Ambroix mon adresse n'est pas claire, le commercial a écrit un com' : se garer au centre commercial, maison du client à 200m. Cool. Le GPS m'amène à un Intermarché, trop bien. Je me gare au mieux pour ne pas tuer le petit commerce, un blousonné Inter vient me demander si j'en ai pour longtemps, 10 min que je lui dis.
J'ai empilé deux palettes sur une au cul, donc je démonte le truc, le liner fait le poids d'un âne mort, pas grave. M'en vais à la recherche du client, je trouve le 208, le 311 mais pas le 310. Merde. J'appelle le client, je lui dis que je suis à l'Intermarché...non lui habite un peu plus loin à côté du Carrouf' Market. Tu m'étonnes que je ne trouvais pas. Je range tout, je refais la pile avec le liner lourdingue... Arrivé au Carrefour, rebelote, je me repaye le liner une nouvelle fois. Le client est bien aimable, il m'offre le café. Maison étrange où je ne décèle aucune présence féminine...bizarre bizarre. Vu que personne ne m'a demandé d'enquêter sur la sexualité de cet homme, je prends mon chèque et je m'en vais.
Je descends à Nîmes, dans la lointaine banlieue. Comme d'hab' le contournement d'Alès est bien chiant, peu importe l'heure il y a toujours du monde ici. Avec ces conneries je ne suis pas en avance, j'arrive à Nages sur les coups de 11h. Le client crèche dans le vieux bourg, qui dit vieux bourg dit impossible en camion. Je me gare à 500m de la rue. Kit et escalier, pas de margelles, avec les grandes fourches j'y vais en une seule fois. J'ai une pile de 4 Paso, ça bouge pas mal en bout de fourches, en roulant mollo ça le fait. Vaut mieux rouler doucement que de faire deux tours. C'est la voisine qui réceptionne, elle a le chèque, tout va bien. Le portail a un arc de cercle en béton au-dessus, j'arrive à passer le mât ric-rac et refermer derrière moi, pile poil.
Garé près du cimetière je reste là, au calme, pour manger.
La suite est à Aigues Vives, sur Maps je me rends compte que je connais le coin, je ne suis pas le GPS. Je fais comme je pense être le mieux... Mouais ! Je voulais reprendre la N113 à Uchaud mais dans le pays ça passe pas du tout, alors qu'il n'y a aucune interdiction. Je me fais chier comme un rat mort. Je pensais avoir une après-midi tranquille, mon cul Paul, l'heure tourne, va falloir que je galope. Après deux milliards trois cents millions de détours je me retrouve au bord de l'autoroute près de l'usine chimique qu'on voit en contrebas vers Lunel. Livraison facile, je plains quand même ces pauvres gens, habiter au bord de l'A9 c'est terrible. Je me suis fait suer pour venir, faut bien que j'en bave un peu pour repartir. Je me retrouve à Sommières, autre bled pas facile.
A St Jean de Cuculles je livre une réno chez un vieil Anglais marié à une Française. Il parle un français recherché, très élégant, avec plein d'argot. « Cette piscine m'emmerde. C'est beaucoup trop de travail, c'est ma femme qui veut. Le liner est bien plié dans son carton, je crois qu'il va y rester. » La dame revient avec le chèque, je m'éclipse. Le chemin est en cul de sac, obligé de reculer un bon bout sous des branches, tout ce que j'aime.
Dernière livraison du jour à Lattes. Très belle femme, 55 ans, elle rentre encore tranquille dans son 38, petit tee-shirt avec les épaules découvertes, mais une chieuse de première catégorie ! Y a rien qui va. Elle n'aura que fait que râler sur Waterair, son mari, la Terre entière. Comme toujours dans ces cas-là, j'essaye de défendre mon gagne-pain. Après si son mari n'a pas choisi la couleur de liner qu'elle voulait, j'y peux pas grand chose.
Avec tout ce temps perdu j'arrive à Issanka assez tard, je prends la dernière place potable. Demain on reprend les hostilités pas loin.
Je commence par une piscinette à Pignan. J'arrive du mauvais côté. Sur maps ça avait l'air d'aller mais non ça passe pas. Je fais le tour du bled, garé pas trop loin finalement. Le client est un dirigeant national du teakwondo, il s'occupe du haut niveau. Inutile de préciser qu'il est affûté, pas épais mais musclé à souhait. Je ne sais pas jusqu'à quel niveau il est allé pendant sa carrière passée mais j'évite de lui parler mal...
De là je monte dans l'arrière pays, au-dessus de Bédarieux pour une grosse rénovation margelles escalier. Je déteste ce coin, c'est joli mais en moto. En camion tu pleures. La maison est dans une rue qui grimpe à gauche, j'hésite une heure avant d'y aller, quand ça klaxonne derrière j'y vais. Il me faudrait tourner encore à gauche mais c'est encore pire, faut pas tenter le diable, j'y vais en trois pattes. Pour repartir je vais d'abord faire une roco à pied, ça descend raide mais ça passe normalement. Je reviens vite au camion pour ne pas qu'une bagnole vienne se garer là.
J'ai un appel en absence de Martine, c'est pas une bonne nouvelle généralement. Bingo, une cliente que je devais faire demain a fait des pieds et des mains pour que je change le rendez-vous. Ok, je devais y aller ce soir vers 20-21h. Eh bien cette chieuse annule la livraison ! Après Martine j'appelle la cliente, je prends ma voix de velours n°3, doux mais viril. Bon ça marche pas du tout, elle ne veut rien savoir. Maintenant c'est moi qui suis dans la merde avec 3m de plancher pour rentrer. Je préviens Laurence. Elle a un retour en pinard de 25 palettes qu'elle a mis à l'affiche mais qui ne part pas, du coup ça va coller pour moi, 25 palettes + la piscine ça doit rentrer pile poil. Détendu le gars.
Je mange un bout sur un parking par là, inutile de chercher l'ombre, limite ça caille.
Je me fais une réno à St Chinian, la route est barrée plus loin où je pensais faire demi-tour, je recule un bon km, c'est le tarif.
Une piscine complète cette fois à Sérignan au sud de Béziers, relativement facile ensuite je file à Narbonne.
Je peux faire une croix noire sur Salles d'Aude, plus jamais ! Déjà il n'y a pas de route potable pour y aller, le plus simple semble par Coursan. Mouais, entre les maisons c'est chaud et plus ou moins interdit aux 7t5. Dans Salles je me retrouve entre deux maisons, je descends voir, c'est ultra fin, arrive une policière municipale. Elle porte un galon d'adjudant sur sa poitrine généreuse, mais c'est le moment de mater je suis dans la merde. Elle me demande où je vais, me dis que je suis dans la mouise, ça je savais, elle me dit de la suivre. On refait tout le tour du bled, elle fait serrer les bagnoles, on passe dans un sens interdit, on longe l'autoroute par les vignes. Elle me laisse en bas du chemin où je vais, merci tout plein. Je ne suis pas loin mais la galère n'est pas finie, j'en chie pas loin d'une demi-heure pour faire demi-tour, un truc de dingue. Pas le choix, je suis au bout du bled, faut absolument faire demi-tour. Je descends le chariot pour gagner un peu de longueur, je finis par y arriver sans rien casser. J'en ai ras le cul ! Heureusement les clients sont bien sympas, je décompresse.
Fin de chantier à Lézignan Corbières, j'ai mérité mon kir.
Café croissant douche, je ne décolle qu'à 8h et demi puisque j'ai un trou dans le programme à cause de la pénible. Je me fais une tite rénovation dans le bled à côté, facile. Ensuite j'ai une dernière rénovation à Carcassonne, je voudrais bien la faire ce matin, j'appelle le gars. Pas de bol il travaille sur les marchés, il ne sera chez lui qu'à 13h. Comme j'avais dit d'ailleurs, pas grave.
Je me pose sur un grand parking à Lézignan et je refais mon chargement. La piscine en retour rentre sur 3m, je mets les cadres debout, les palettes de pinard pourront s'appuyer dessus. Pile poil.
Donc à 1h ric rac je suis à Carca, le client manœuvre son camion pour le rentrer dans sa cour. Il me dit de déposer la palette sur le trottoir il la rentrera avec un tire-pal. Dans le quart d'heure je repars avec un chèque et un joli pot d'olives maison, classe.
Je file direction Perpignan. On se cadre avec Marc le monteur Waterair du 66, il vient m'assister pour la dernière livraison de la semaine. J'arrive avant lui à Prades, je l'attends au rond-point près du Super U. Quand il arrive on va faire une roco avec sa benne. Je vais pouvoir me garer à 300m alors que le commercial annonçait 2 bornes, je préfère l'erreur dans ce sens là. Je pose le kit sur la benne du Master et je garde les margelles sur les fourches du Moffett. C'est bien moins dur de rouler 300m en chariot que de se taper le dépotage de tout le bordel. On se quitte avec Marc, j'ai peur que ce soit définitif, il s'est embrouillé avec Waterair. Je suis un peu contrarié parce que j'aime bien bosser avec ce gars, mais c'est leur histoire ça ne me regarde pas.
Je dégringole à Perpi, chez Denjean comme l'autre jour pour qu'ils me prêtent des Europe. Je comprends enfin pourquoi on va chez eux, ils font partie de Tred Union. Euréka, c'est le drame de ma vie, je comprends tout mais avec un siècle de retard.
C'est la mauvaise heure chez un primeur, grosse activité dans la cour. Vais pas aller me mêler là au milieu, je laisse le camion dehors et je prends mon hayon à 4 cylindres. Un coup de gasoil à l'AS24 juste à côté et il ne me reste plus qu'à m'avancer au mieux pour demain.
Le mieux c'est l'Oppidum à Béziers, bonne adresse. Vous connaissez la serveuse à l'Oppidum ? Superbe femme. Bon la pauvre le jour où le marchand de nichons est venu chez elle, elle passait l'aspirateur elle n'a pas entendu la sonnette... Mais quand même, j'adore cette femme.
Un peu plus j'allais pas charger, j'étais enfermé dans la douche, la clef qui tourne dans le vide. Ça arrive qu'à moi ces moments de solitude ?
A 7h et demi je me présente chez le gardien de Castelpif'. Il me demande mon 06, pas vraiment pour me draguer, mais il y a du monde. Je sens l'affaire mal entamée. Mais non dans le quart d'heure on me fait entrer. J'ai rdv à 8h, et à 8h je suis à quai, correct. C'est bien long à charger, les palettes arrivent une à une. Je vois un Doumen qui vient vider du carton probablement mais il a un MAN jaune ce n'est donc pas Larage. A 9h et des boulettes je suis chargé, je dégage du quai. Aux papiers le gars me trouve 27 palettes. Non 25. S'en suit un dialogue de sourd. Je suis sûr de moi. Il me dit qu'il a de la préparation, donc des palettes gerbées. Non, moi je n'ai que des palettes homogènes. Par acquit de conscience je vais recompter en ouvrant un côté mais c'est bien ça. En revenant il me raconte une légende à base de demi-palettes pour ne pas avouer qu'il s'est trompé. A 9h et demi je me casse enfin.
Dans les ronds-points de Béziers un porteur et une bagnole se sont frottés, ça fait un petit bouchon, et je vois notre poto Larage dans la file. Je pensais justement à lui tout à l'heure.
La journée est classée orange, faut pas traîner dans la vallée du Rhône. A cette heure c'est chargé mais ça roule. Je coupe 30 au péage de Vienne en tête à tête avec une salade. Je sursaute quand un type vient se garer au plus près...on peut pas être tranquille...
Lyon passe fastoche, je prends le vieux périph' c'est toujours cinq minutes gagnées.
A 17h30 je suis au dépôt. Comme toujours c'est le boxon, des camions partout, le quai est blindé. J'attends que deux quais se libèrent pour transvaser le pinard dans une semi vide. Ensuite la cour s'est un peu vidée, je m'installe. Un collègue a chargé pour moi à Seppois ce matin. Je transvase mais c'est le bordel, je ne vois pas bien les lots. Je pose tout par terre. Gérald me file un super coup de main, merci mon poto. On aura quand même mis une heure et demi à deux.
Je balance mon sac dans la Fiat, à 21h je suis à la maison. Bon long week-end à tous, le ciel vous tienne en joie.
A 7h je balance mon sac dans le Cubo. La séparation avec ma meuf est déchirante, j'agite un mouchoir blanc pas la fenêtre, sur le quai elle disparaît dans la vapeur de la machine.
Au dépôt Gérald fait son plein, j'attends mon tour, je lui donne mes papiers Waterair il va charger tout à l'heure. On boit le café, mon patron m'appelle, on papote et un chauffeur Epsilog prend la place au gas-oil. Merde, l'heure tourne. Il est 8h et demi quand je me casse enfin.
Faut vraiment que je m'affole donc je fais au plus rapide, N83 jusqu'à Poligny puis A39. J'attaque le contournement de Lyon sur les coups de 11h, fastoche.
A midi je suis à l'aire des routiers à Roussillon, j'ai oublié de prendre des ronds, pas de bol, le distributeur est en rade. Je profite de la pause pour manger un bout, ma dulcinée a fait des tartelettes, c'est pas bon pour ce que j'ai mais tant pis.
J'ai accepté en plus de ma tournée de prendre un escalier Pacio a déposé en passant à Montpellier, la journée était déjà hyper tendax... C'est pas super loin de l'autoroute mais bon. J'appelle le client, il arrive à moto dans les cinq minutes. La piscine n'est même pas en eau mais ils ont cassé l'escalier, il est fendu sur une quarantaine de centimètres, je ne sais pas ce qu'ils ont foutu. Pour passer l'autre escalier ils se sont mis à 6 paraît-il pour le grimper au-dessus du mur. Je ne comprends pas pourquoi. En le mettant sur champ il passe dans le portillon, le client est dégoûté. Bah oui, avec tonton Pierre on se fait beaucoup moins chier. Comment je me la raconte !
Ensuite je vais déposer une rénovation vers Béziers, lotissement facile. La palette est aux portes, un coup de fourches, un chèque et zou !
Après ça se complique. Il me faut monter dans l'arrière pays. La route serpente dans la montagne, les minutes de volant défilent. Je me pose devant chez le client avec 9h20 de volant. J'ai bien fait de rentrer en bagnole, j'avais bien vu que depuis chez moi ça passait pas du tout. Idem, je n'ouvre que les portes pour vider. En voyant la carte Michelin je m'inquiétais un peu, ici c'est le bout du monde à la sortie du pays c'est interdit aux Pl la route descend dans des gorges, je trouve un coin pour faire demi-tour 200m plus loin. Cool.
Je descends de la montagne pour couper à Lézignan avec 9h59 de volant, mieux que sur le plan.
Je vais me foutre à la bourre mais tant pis je coupe 11h, après ça n'ira plus. Je décolle à 8h moins 20 douché et caféiné.
Je commence par une rénovation au sud de Perpignan, la petite dame a mis un post-it avec son 06 sur la boîte aux lettres. Avec la perspicacité qui me caractérise je me dis que c'est pour moi. Bingo elle arrive dans les 5 min. Un coup de fourches, un chèque et zou !
Je me pointe à 11h à Lloret de Mar, on s'est loupé avec Nestor il m'attendait je ne sais où. Le portail du client n'est pas normalisé, le chariot ne rentre pas. Donc on se paye tout le bordel à la main. Le client a un diable, parfait pour le liner et les tôles. En bout de fourches j'arrive à déposer les margelles sur un coin de terrasse, c'est toujours ça à ne pas dépoter.
Ensuite on va à Santa Perpetua mais dans le bled, je trouve la rue, j'attends Nestor qui vient avec un monteur, ici aussi il faut tout dépoter à la main. Un moment après il m'appelle : t'es où ? Devant chez le client. - Moi aussi ! Oups ! En fait il y a deux rues avec le même nom. T'y crois ? Pasatge ou carrer. Heureusement c'est à 300m, je me fais bien chier dans des ruelles. On démonte tout le bazar et je file à l'agence, de l'autre côté de l'autoroute, je dépose 4 palettes. Je tombe sur Jacques le cadre sup' qui nous chapeaute, il vient faire son tour d'inspection. Je lui raconte que le chauffe-eau est en rade depuis un moment, on ne peut pas se doucher et les filles se lavent les mains à l'eau froide. C'est le moyen-âge. Ce n'est pas son problème mais vu sa place dans l'organigramme Waterair, quand il parle les autres l'écoutent...
De là je fonce à Castellbisbal, c'est Enrique le boss d'ici qui a vendu une piscine. J'ai le nom du lotissement mais il est énorme, une dizaine de rues. Encore une adresse espagnole quoi ! Je l'appelle, il me dit, carrer de Monjuic. Ça va tout de suite mieux. Je vide dans un énorme garage qui fait tout le sous-sol, la porte est énorme ça rentre avec le chariot. En ressortant la ficelle rouge de sécurité se prend dans le toit du Moffett, vlà pas la porte qui dégringole de tout son poids ! Putain une porte sectionnelle comme ça, ça doit coûter un bras ! Me vlà enfermé dans le noir. Avec les feux du chariot je trouve la lumière. Après deux ou trois manip' j'arrive à rouvrir la porte, la lèvre en caoutchouc du bas est bien épaisse, ça a amorti le choc. Putain sur le forum je mettrais le smiley « siffle siffle ».
Purée depuis ce matin je suis ric rac dans les créneaux que j'ai donné mais j'ai pas arrêté et j'ai pas bouffé ce qui est pire. J'ai encore une livraison avec Sergi cette fois du côté de Vilafranca. Il m'appelle, t'es où ? Viens vite, il faut que je parte j'ai un rendez-vous à Tarragone après.
En venant j'ai vu un méga bouchon sur l'AP7, deux camions se sont frottés, ça refoule sur la C jesaisplusquoi. Je coupe au travers pour reprendre l'A2. Je ne suis pas venu par là parce que le lotissement est côté Terrassa vous voyez ? Bref, c'est la merde.
A 17h je retrouve Sergi, enfin une livraison facile avec une adresse correcte, ça repose.
Il ne me reste plus qu'à rouler direction Madrid. Depuis Vilafranca ça ne vaut pas le coup de remonter prendre la N2 , je prends pour la première fois l'AP2. C'est un peu l'A39 catalane, on se fait chier mais on avance. Je finis la journée à Alfajarin à mon pc habituel avec 8h50 de volant. Je me voyais mal finir les 10 minutes pour couper où ? Ici on mange bien et les douches nickel-chrome.
Café, napolitano, douche et zou ! Première pause au km103, je crois avoir déjà dit que j'adore l'endroit, je rebois un café avec une connerie, ça tue 15 minutes.
A 11h pétantes je suis dans un lotissement de Paracuellos de Jarama. Enfin non, pas dans, devant le lotissement. Comme hier il y a une chiée de rue, j'ai le 38 comme adresse, mais quelle rue ? Des 38 il y en a dix. J'appelle Isidoro, il est sur messagerie. La guérite du gardien n'est plus qu'un souvenir. Je cherche une solution quand je vois arriver la Fiesta du commercial. Ouf ! Je le suis dans le dédale des rues de l'urbanizacion. Cerise sur le gâteau, cherry on the cake, cereza encima el pastel, la maison n'est pas au 38 mais au 48 de la calle. J'adore la précision des adresses en Espagne. En deux coups de cuillère à pot c'est vide.
Un peu de ménage et je préviens Laurence que je suis vide. Mardi quand je me suis annoncé vers elle je lui ai bien dit que je devais être samedi 10h aux piscines. Donc c'est compliqué pour me recharger, faut impérativement un truc qui passe à quai. Waterair s'en foutent de nos problèmes de rechargement, c'est un trafic dédié, ils payent, donc ils veulent leurs camions en temps et en heure. Donc pour changer je vais au pinard à Narbonne. On s'est mis d'accord sur vendredi 10h, ça va aller pile poil. Venga.
A 14h je m'arrête au km 112. Quand j'ai fini de manger la fille me file un ticket à 14€10. A la caisse je demande si c'est le tarif chauffeur, je débourse 10€90, c'est plus le tarif en Espagne. J'ai bien fait de réclamer.
Quelques km plus loin je me fais doubler par un motard de la guardia civil, il me regarde et passe son chemin. Le deuxième me regarde, je le regarde, j'ai la ceinture (pour une fois), pas de téléphone, rien à me reprocher. Il reste à ma hauteur un moment et me met le gyrophare, normal, je le suis à la première sortie.
Lui : est ce que tu as un certificat médical pour non port de la ceinture ?
Moi : ben non !
Lui : tu habites en Espagne ?
Moi : ben non, en France
Lui : alors il faut que tu payes maintenant.
Il a vu ma pince pour détendre la ceinture, en Espagne c'est considéré comme non port de la ceinture...200€ !
Je pensais naïvement qu'il allait me faire la morale et basta. Mon cul Paul ! Je le vois tapoter sur sa tablette. Ah les gaziers sont équipés ! Dans un coffre ils ont la tablette, une imprimante et un terminal carte bleue. Il me dit : « si tu payes de suite c'est moitié prix, 100 au lieu de 200. » Bé vas-y, fais toi plaiz' ! Après que j'ai sorti la Mastercard, il m'appelle Pierre, me demande où j'habite, ce que je fais... Sans déconner ? On n'est pas copain, va te faire sodom'. Après je me dis que j'ai une quinzaine pas belle, il ne m'a pas contrôlé les heures, ça va. Mais putain 100 boules ça fait mal au cul. Tout à l'heure j'ai gratté 3€20 au resto, là j'ai 97 € dans le fion.
Plus loin je suis un espagnol, mes deux copains nous rattrapent et le font sortir au resto d'Alcolea del Pinar. Rebelote un quart d'heure plus loin, ils chassent les bâtards, peu importe la nationalité du camion.
Je finis ma coupure sur l'A2 après Saragosse, le bout où il y a 75% de réduc avec le télépéage. Retour sur la N2 à Fraga, j'avoue que j'adore la N2 dans le désert des Monegros mais sur l'autoroute ça file sans être secoué sur ce goudron de merde. Encore que dans le sens Madrid-Granges la Ville la route est moins défoncée qu'en face.
Fin de mission à la Petromiralles à Tarrega avec 10h03 de volant pour 857km, au bout du bout. Je vais me jeter una caña bien méritée.
Décollage un peu avant 6h, le bistrot est fermé. Je m'arrête déjeuner à la station de Gurb, j'adore ce nom en français c'est naze, juste avant Vic.
A 10h moins 5 je suis chez les pinardiers à Narbonne, pile poil. Je me présente à la petite dame...et c'est le drame ! Elle n'a pas de commande, pas de Système U, pas de rendez-vous, la totale ! Absolument pas inquiet j'appelle Laurence, elle relance U. Dans les cinq minutes c'est réglé. La bonne dame me dit qu'il va y avoir un peu d'attente quand même le temps de préparer. Je m'en doute. Je file chercher mes affaires, j'en profite pour aller à la douche. A peine sous la flotte, un cariste me parle à travers la porte : quai 4. Bon je vais pas râler, c'est plutôt une bonne nouvelle. J'écourte la douche au mieux. A midi je me casse, je suis dans les clous.
Premier arrêt à ma boul' habituelle, vendredi, vallée du Rhône, je cumule les risques, faut être prévoyant.
Montpellier passe tranquille, je mange un bout après Nîmes et je coupe 30 vers Loriol, jusque là ça va. Après ça se gâte, on est à l'arrêt dans la Grosse Vache, pour rien en plus. La mauvaise saison pour rouler est revenue, il y a du peuple, ça freine, c'est pénible. Je me cadre avec Bibitt pour le passage à quai demain matin, on se donne rdv pour 7h et demi. Ensuite j'appelle Fabrice pour verrouiller l'histoire. On va éviter les mauvaises surprises un samedi matin.
C'est bien rouge à Lyon, j'ai 8h40 de volant et j'ai grillé mes deux cartouches de 10h, pas la peine de faire le malin, je coupe à Sérézin, demain ce sera déblayé. Putain une salade avec de la cristalline, un vendredi soir, c'est la loose intégrale.
J'avais mis le réveil à 3h et demi mais à moins dix je suis réveillé, à mon grand âge ça se comprend. En route. A 4h et demi je suis à Villemotier, je fais l'ouverture, c'est bien foutu cette histoire. Je me prends un bout de pain bressan en plus du petit déj', la vie est belle.
Vers 6h et demi je suis au dépôt, je fais les pleins, je descends le chariot, je me mets à quai et j'attends Christophe. Il m'a dit qu'il venait pour 7h30, je l'attends dans la couchette. Au moment où je m'endors j'entends sa bagnole. Sachant que j'étais là ce saint homme est venu un peu plus tôt. A deux tire-pals on vide vite fait bien fait. Du coup je suis en avance, j'ai le temps de passer à la maison pour me doucher et boire un café.
A 10h ric rac je suis à Seppois, les deux Pierrat se sont donnés la main pour charger. Entre 7 et 10h Fabrice aura chargé trois camions, c'est pas mal. Moi j'ai un joli chargement, tout au sol, comme j'aime. Je tamponne quelques CMR et zou !
Midi, je décroche à la maison, bon week à tous, le ciel vous tienne en joie.
Décollage à 8h après un magnifique week-end ensoleillé, ça ferait presque chier de descendre dans le sud, il fait plus beau ici. Rentré samedi midi j'ai même pas les 45h de coupure réglementaire, on verra ça en fin de semaine.
Je descends, ou plutôt je monte pour le coup sur la montagne par Baume les Dames, le Haut Doubs.
Pas trop pressé je garde la 83 jusqu'à Bourg en Bresse. Ça a bien roulé ce matin, quand je rallume le gps il ne manque que 4 minutes, ça vaut le coup de ne pas engraisser les actionnaires de Vinci.
Je mange une salade sur le parking après la raffinerie de Feyzin, oui c'est pas vraiment autorisé de passer par là mais je m'en cogne.
Parfois le lundi ça roule mal sur l'A7 à cette saison, des cohortes de charcutiers fermés le lundi certainement. Mais là non, tranquille. Vers Tavel je sens une léthargie s'installer, c'est la salade qui me pèse sur l'estomac, je m'écroule dans la niche pour un quart d'heure, pas plus. Je redémarre fin bien. Je me fais doubler par un gars de chez Cano, j'y pense sur l'instant, ils n'ont pas la cote avec les Mossos d' Escadra, à chaque fois que je passe au péage de La Jonq' j'en vois se faire dépouiller.
A 17h je suis à Mireval, c'est le gros bled qu'on voit à gauche en sortant de Montpellier sur la route de Sète. La rue est une impasse, je reste à l'entrée. Client facile, pas chiant, on se fait l'escalier à la main, tout bien. Il m'offre un café pendant qu'il remplit son chèque, au poil.
Je pensais peut-être souper à Issanka mais j'ai encore de quoi rouler, c'est con de ne pas finir les heures quand on va loin. Je me gare à l'Oppidum à Béziers avec 9h zéro zéro de volant, comme dans un rêve.
J'ai payé la totalité en carte hier soir du coup ce matin j'ai l'impression que c'est gratuit. D'ailleurs ça aurait été mieux que ce soit gratuit, la douche est tout juste tiédasse. J'en parle au fils du patron mais j'ai comme dans l'idée qu'il s'en branle...
Je commence à Sallèles d'Aude au bord du canal du midi. C'est vrai que c'est joli mais en Smart, en semi tu pleures. Le client est bien aimable, il m'explique pour repartir mais ça va pas du tout, finalement je file prendre la Minervoise, ça rallonge mais tant pis.
Pareil pour la deuxième rénovation, au bord du canal, pareil. Est ce bien raisonnable de nous envoyer là pour trois pauvres cartons ? A Paraza c'est impossible de monter dans le pays, le pont sur le canal est bien trop étroit et on ne peut pas prendre plus large. Bref, je monte en triporteur.
En Espagne on dépose les rénovations à l'agence et les poseurs se débrouillent. Ce que je fais à 14h, cinq « reformas », cinq coups de chariot. En face de chez Wat, il y a une usine et le cariste est un gros black comme les vigiles en France. Il est d'Afrique francophone, la semaine prochaine faut que je lui demande de quel pays il vient, il est tout content de parler français avec moi à chaque fois.
Ce matin Sergi m'a appelé, il ne peut pas venir pour sa livraison à Lleida. T'inquiète mon bon, je vais me débrouiller. J'avais dit 14-16h mais le client ne peut pas être présent avant 17h, j'ai le temps de boire le café à La Panadella, normal.
Isodoro le commercial qui fait le nord de Madrid m'appelle, il a un problème avec la livraison, c'est mieux que j'aille en premier à Valdemoro. Ça m'arrange pas mais tant pis. L'autre vendeur, Roman est au courant, on se cadre pour 11h.
A 5h pile poil je suis à Mollerussa, c'est interdit aux 5t5, pas grave. Le client est un petit gars bien cool. Sa maison est un peu en hauteur, avec un mur de 3 ou 4m facile, il a donc commandé une grue pour passer les palettes. Je dépose tout dans l'herbe. Par politesse je lui propose d'attendre la grue si des fois il faut déplacer un truc, il me dit que non, que c'est bon. Je file avant qu'il ne change d'avis.
Ne me reste plus qu'à rouler en direction de Madrid. Pour reprendre la N II d'ici c'est pas facile, je me fais un peu chier, les minutes tournent. Moi qui pensait boucler la journée à El Navarro c'est mort, ça passera pas en 9h. Pas grave on n'est que mardi. Je finis à mon troquet habituel, Alfajarin, parfait.
Comme d'hab', café au resto et douche à la station, venga ! Comme la semaine passée je m'arrête un petit coup au km 103 pour un cortado vite fait.
A 10h et des boulettes la M50 de Madrid passe tranquilo. A 10h50 Roman me textote : je suis chez le client, tu es où ? On avait dit 11h, j'arrive. La maison est mitoyenne des deux côtés, je dépose les tôles les colis les margelles dans la descente du garage, l'escalier et le local technique derrière. Je fais le tour du pâté de maisons en chariot, on passe les trucs au-dessus du mur, c'est violent ça casse le dos mais ça rend service au monteur.
Maintenant je vais essayer de vider la piscine maudite. Fabrice m'a dit qu'elle traîne depuis des semaines à Seppois. Je devais livrer dans Madrid. Ils disent Madrid capitale pour ne pas confondre avec Madrid la province de. La loose continue, le client n'a pas le permis de construire, ici c'est la licencia, on doit la déposer chez le monteur au nord de Madrid. C'est dans les manzanares, ça m'arrange pas du tout. Depuis Valdemoro ça fait une heure de route, fait chier.
Je retrouve Isidoro sur la route d'accès à la prison n°5 à Soto del Real. Il m'explique que c'est la geôle des prisonniers politiques, les indépendantistes catalans sont enfermés là. J'aime discuter avec lui, il me parle lentement en détachant les mots, comme à un débile oui... Alors que Roman me parle comme j'étais né à Guadalajara. Et c'est pas la ville la plus facile à prononcer ...
Après une dizaine de minutes le monteur nous rejoint. La malédiction continue, il a été cambriolé cette nuit, son hangar n'est plus sécurisé. On fait quoi ? Ça téléphone dans tous les sens, l'heure tourne. Finalement on va déposer la piscine, une petite heureusement, chez un gars qui bricole des bagnoles. Le gars a fait chauffer le poste à souder, j'aurais dû prendre des photos, les portes sont fermées par des rails soudés avec un système élaboré de chevilles et charnières, c'est la réserve d'or de Fort Knox le truc. Il est 13h mais je suis soulagé de m'être débarrassé de cette merde.
Je redescends à Madrid, le gas-oil est à marée basse, je fais le plein à Alcala de Henares. J'ai déjà 6h de volant bordel. Je mange un bout, j'ai les crocs à cette heure.
Laurence n'avait rien de folichon sur Madrid, elle m'a pris un truc correct à Barcelone. Moi qui me faisais une joie de recharger ici pour rentrer par Bordeaux histoire de changer de la vallée du Rhône, c'est mort. Ne me reste plus qu'à finir mes heures. J'échoue à Alfajarin, pour changer d'hier soir je pousse 2 minutes de plus jusque chez Pepa, bonne adresse.
Réveil 5h, comme d'hab' café douche et vavavoum. Je reste sur la N2, il est tôt ça roule pas encore trop, je peux slalomer entre les trous.
A 9h et demi je suis en haut d'une usine de pellets, je vois une bascule. Je descends le chariot discrètement et je vais me présenter. Le gars tourne l'écran de son ordi, je vois l'immat' de mon tracteur et semi. Wouahouu ! Des Espagnols organisés ! Faut peser, j'ai eu le nez fin. Dans les 10 minutes un cariste vient me chercher, on charge. Ça fait une éternité que j'ai pas ouvert le côté passager, c'est bien ça fait tomber la merde coincée. Il apporte les palettes deux par deux, ça fonce. Retour à la bascule, papiers, j'aurai passé une heure ici, tip top.
Tout ce que j'ai descendu depuis la C25 faut le remonter chargé lourd, j'ai le temps d'admirer le paysage, superbe d'ailleurs. Après Vic la C25 est plutôt en descente puisque on revient au niveau de la mer à Gérone, ça repose les canassons, pas très courageux pour des allemands. Je mange un bout du côté de Figueras, sous la pluie. La météo est bien contrariée, le soleil alterne avec les averses, côté français c'est pas mieux, pire même.
Je me fais une dernière coupure à Tavel. J'espérais tirer jusqu'à La Mule Blanche mais j'ai 9h40 de volant au Disque Bleu, ça suffira pour un petit homme comme moi.