| Carnet de bord de Avril 2018 | Partager sur Facebook |
Décollage à 7h de la maison, chargé pas bien lourd je monte par le haut histoire d'éviter le merdier à Besançon. Premier arrêt à la boul ' à Buvilly, un lundi normal quoi. Je traîne un peu, du coup je coupe 15, c'est toujours ça de pris.
À midi la rocade de Lyon passe finger in the tarbouiffe. Je mange en 30 à Communay. D'habitude je viens là en 4h20, en roulant ultra cool j'ai mis 4h25 tout va bien.
Je chope un coup de moins bien vers Montélimar, faut dire que j'ai la crève chuis pas à fond. Moi qui ne suis jamais malade, ça me fait bizarre. Un quart d'heure dans la niche et je repars frais comme un gardon. C'est un peu daté comme expression non ?
À 16h je suis à côté de Lunel, patelin désormais connu pour sa filière djihadiste. La cliente râle un peu parce que je demande un chèque. Ben oui ma pauvre dame, faut payer que voulez vous ? J'avais googlisé la rue, j'ai bien fait de ne pas m'y aventurer. Vaut mieux rouler 100 ou 200m en chariot que de galérer.
La rénovation suivante est à St Jean de Védas, dans un lotissement pas facile non plus. J'ai pas mal de rénovations cette semaine, je les ai toutes mises aux portes, je sais débâcher une taut, pas besoin de m'entraîner. J'ouvre les portes, un coup de fourches et c'est marre.
Un chèque, sans râler cette fois et c'est bon. Les gens qui râlent me font toujours rire. Ils sont prévenus par le commercial au moment de la vente, puis par la logistique à la prise de rendez-vous puis encore sur le mail de confirmation. À un moment donné c'est juste de la mauvaise foi.
Fin de chantier à Issanka, ça a bien marché mon histoire. En plus le commercial de Barcelone m'a appelé tout à l'heure, on devait en faire une en ville mais c'est inaccessible, je la pose jeudi à l'agence à Santa Perpetua. La vie est belle !
Ici le point faible c'est les sanitaires, ils en sont conscients les travaux sont commencés. À voir une prochaine fois.
Premier petit coup de chaud de bon matin, sur la route de Lavérune il y a un petit pont de pierres. Ça passe mais c'est interdit, les gens en bagnoles le savent, ils râlent c'est normal. Il me faut traverser le pays, le lotissement est chié loin, chié grand et chié étroit. Des séparateurs en béton, des arbres, des branches basses et ce qui devait arriver arriva. En passant une branche casse et crève ma bâche sur 20cm de haut. Putain chié merde, ils ne peuvent pas élaguer ? En plus c'est le côté qui était intact. J'aurais préféré le côté accidenté l'autre fois. Je vais devoir aller faire réparer ça chez mes amies storistes de Devecey.
C'est la même galère pour ressortir bien sûr. La rénovation suivante est à St Gély du Fesc. J'aime pas ce bled non plus mais là ça va. Le client est très âgé, il a pris un monteur pour lui faire la réno, le gars est là, ça roule.
Encore une réno avant midi à Gignac chez un mosellan, il ne peut pas le cacher, il a l'accent de St Avold Forbach, puissant !
Je mange un bout et à 13h je suis sur les hauteurs vers Clermont. L'Hérault évidemment. Je ne trouve pas l'adresse, je vais faire un demi tour à l'arrache sur un chemin plus loin et je me serre devant les bennes à verre, seul endroit potable. Énorme coup de bol, je suis devant la maison de la cliente !
Encore et toujours une réno un peu plus bas. Encore un bled de misère en camion. Je monte en chariot, je ne trouve pas, j'appelle le client, il ne voit pas où je suis... Alors que je suis à moins de 100m de chez lui. Il ne connaît pas le nom des rues autour t'y crois ?
J'avais empilé mes rénos aux portes mais cette fois je débâche pour mon premier kit à Perpignan nord. On range tout dans le garage, fastoche.
Petit arrêt à La Jonquera pour refaire les stocks, j'étais à marée basse. Et je m'en vais finir la journée à Riudarenes. Les restos sont rares depuis l’interdiction de la N2. Il y a pas mal de français sur le parking, vais voir ça.
On mange fort bien ici mais il n'y a pas de douche donc quand j'ai mes 11h je file.
Premier arrêt dans la zone de Santa Perpetua à El Loro Charly pour déjeuner. En avance je tape un peu de carnet en attendant 9h.
Faut croire que l'activité reprend dans cette zone, je n'arrive pas à me garer devant chez Waterair. Le temps de faire le tour du pâté de maison un petit camion qui prenait tout le lit s'en va. On n'est plus chez nous, c'est dingue.
Fort surpris je vois l'ancien commercial de Mulhouse. "Beuhkesstufouslàtoi ?"
On a plus l'habitude de se voir à la machine à café au siège. Il vient faire des formations, pour booster les ventes. Je dis rien mais ça doit être efficace pour ce que je constate. Moi ça me va, trois semaines d'affilé en Espagne, c'est parfait. Continue, balance leur des baffes s'il faut.
Autre bonne nouvelle pour moi, la piscine que je devais livrer à Lleida, ça va pas. Il y a un souci, faut que je la dépose ici. Du coup je serai resté une heure ici, douche comprise.
Faut quand même que j'en livre une en direct à Martorell. Prononcez Martoreille.
J'ai rendez vous avec le monteur à 11h ça va aller pile poil. Moi à Martorell je ne connais que l'usine Solvay, on y venait chez Begey. Sauf que ma rue est en pleine ville. C'est tout interdit aux 11t. Puis 5t... J'hésite, fais trois fois le tour du rond-point. Tant pis on verra bien. C'est tout vu, je me retrouve bloqué au fond d'une rue. Et là miracle, les monteurs arrivent, telle la cavalerie. Ils me font la circulation. Ouf sauvé mais je ne suis toujours pas garé. Impossible de se poser par là, m'en vais à la recherche d'une place potable, que je trouve vers un stade à 300 mètres de là. Les gars m'ont bien aidé, je les aide à dépoter la piscine. La maison est mitoyenne des deux côtés, ici ils appellent ça un chalet. Faut tout passer par le couloir, salon, salle à manger. Heureusement c'est une baignoire ça va assez vite.
À midi j'appelle Laurence pour la prévenir, je ne devais être vide qu'à 16h00. Elle me fait remonter à Perpignan. Garé à deux pas d'un Mercadona, je vais me chercher un peu de pain.
Pas le choix, je repasse par le centre ville, toujours pas de flics, je ne demande pas mon reste.
Je casse la graine vers Gérone et à 15h je suis à St Esteve. Je suis déjà venu ici, ils sont bien gentils. C'est un voyage de demain donc j'y vais sur la pointe des pieds. La dame s'excuse, il y a deux camions devant moi donc un peu d'attente. Je la joue grand seigneur tu penses !
À 16h30 je me casse chargé complet, c'est l'heure à laquelle je devais être vide à Lleida. Trop bien.
Ne me reste plus qu'à rouler. Pauline m'appelle pour demain, la pauvre se fait des nœuds dans le cerveau pour me charger une semi. Teu teu teu, je lui raconte l'histoire, je serai là pour charger mon voyage. Ça lui fait une merde de moins à gérer demain.
À Loriol j'ai 4h de volant, d'ici faut pas vraiment 10h pour rentrer, le Disque Bleu me tend les bras. Cette histoire est parfaite.
À 5h et des boulettes un vrai routier met en route et ça me réveille. M'en vais boire un café en vitesse. Quand les 9h sont affichées, décollage. Bon je dis décollage, bof, même pas le temps de rentrer le train d’atterrissage faut déjà s'arrêter au gas-oil à l'aire de Valence.
Ça va être fin pour rentrer en 4h30, pas de précipitations inutiles, je coupe 45 tranquille au Mas Pommier pour déjeuner et me doucher.
À 11h et demi je me présente chez mes copines les storistes à côté du dépôt. Autant les patronnes sont désagréables autant les gars sont cools. Coup de bol je tombe sur le plus jeune, et c'est lui qui bosse le mieux. Il me répare ça nickel chrome, je lui fais recoller une raponce qui s'est décollée sur le toit. (le correcteur me souligne raponce, je découvre que c'est régional raponce, je suis sur le cul !)
Donc le gars recolle une vieille réparation, me vlà sans trou dans les bâches.
Je saute de l'autre côté du barbelé et je me vide le lot de 66. Pfou je suis toujours aussi peu doué avec le Fen, je perds un temps fou. Un coup de gas-oil et zou ! Direction piscines city.
Je mange un bout de pain en roulant, à 14h55 je suis à Seppois, pour rdv 15h, large.
J'aurais pu prendre le temps de manger, Gérald est là, il rentre à Besançon et moi à Belfort donc je le laisse passer. Il speede évidemment, après on va boire le café, normal.
J'ai une piscine reportée à Barcelone du coup ça rentre tranquillou.
À 17h30 je décroche à la maison. Bon week-end à tous, le ciel vous tienne en joie.
Je pourrais presque faire un copié collé de lundi dernier sauf que je ne passe pas par le Haut Doubs mais par Besançon. Depuis que MAN a bricolé ma prise je ne peux plus éteindre le feu du recul du Moffett. Je suis donc à 8h à Valentin. Un gars me fait entrer sur une fosse. Il ne comprend pas d'où vient le problème. Ils ont fait le branchement pour cette daube de Transmanut, le Moffett est incompatible. M'en fous moi du Transmerde, il rebranche pour le Moffett et basta. Ça aura pris une bonne heure et demi quand même. J'avais pris soin de ne pas couper 45 mais entre les « mets le contact, coupe le contact » j'ai perdu le fil de l'histoire. Le compteur est à zéro, tant pis.
Il y a un méga bouchon à Vienne, un peu plus loin je croise Mr 26 mais c'est le jeu de 1000. Ma culture gé' ne peut souffrir aucun raté, en clair je suis trop con faut surtout pas que je loupe donc j'attends la fin pour l'appeler. Tsss je connaissais Hannah Arendt mais son nom ne m'est pas revenu, je suis à chier je vous dis. Donc je l'appelle enfin et je lui évite le bouchon, c'est toujours ça.Pause casse dalle vers Valence.
A 16h et quelques je vide ma première réno de la semaine. C'est la fille qui est là mais elle a le chèque. Moi le chèque c'est mon obsession, lol.
Je traverse Montpellier, c'est pas trop la bonne heure mais avec le doublement de l'autoroute faut reconnaître que ça s'est bien amélioré. Je me fais une deuxième réno vite fait sul' gaz.
C'est cool je ne suis qu'à quelques km du resto au Pont de Barre. Cerise sur le gâteau, Alex 12 arrive peu après, il a reconnu mon cageot sur le parking, c'est le top cette histoire.
Quand je reviens de la douche Alex est au bar, on reboit un café, normal. Ils sont tous sympas ces mecs du 12 ou il y a de gros connards ?
Je mets en route un peu trop tôt mais c'est le tarif pour être tranquille. A 7h et demi je suis à Gignacpas bien loin d'où j'étais la semaine passée. Je me prends un bout de pain à la boul', ça fait deux minutes de passsées. Les clients ont un accent qui me parle, tu m'étonnes ils sont de Montbéliard. Vu qu'il est du pays je lui aide à tout ranger, ce que je ne fais avec personne d'habitude...J'accepte un café et un chèque, j'avoue que j'aurais accepté le chèque même sans le café. De là je vais à Montagnac dans un lotissement fastoche. La mémé est fort inquiète parce qu'il a plu, le terrain est détrempé. Cool, j'y vais sur la pointe des pieds.
J'ai pris un peu d'avance, j'appelle le client de 13h, il ne répond pas. Celui de 15h, bingo il décroche. Je m'annonce pour midi et je grimpe dans la montagne au-dessus de Bédarrieux. Je connais de patelin, sur l'atlas j'ai mis une croix, genre à éviter... Quand faut y aller. Je sais pas comment j'ai fait mais je me retrouve dans le village, c'est hyper étroit, et aucune interdiction. Je me gare pas loin d'où j'étais l'autre fois, d'ici je peux repartir tranquille par la grande route. No stress, respire tonton Pierre, respire.
Je descends à Servian pour un kit et escalier. Je me dis que ça va être vite fait, mon cul Paul ! Le client habite dans le vieux village, sa rue fait 1m85 de large. Il me dit qu'il a coincé sa Twingo une fois. Avec mon taxi d' 2m45 ça le fait pas du tout. Au premier tour on se fait l'escalier à la main. C'est tellement étroit que je cogne la roue droite contre un muret. La jante est tordue, j'entends l'air s'échapper. Je fonce à 16 à l'heure au camion, je redresse la jante avec ma massette, sauvé ! Au deuxième tour je vais un peu moins loin et rebelote on se pète tout à la main. Le client ne m'offre même pas un café, il a certainement perdu son manuel du savoir vivre.
Pour la dernière livraison du jour j'ai une assistance petit camion à Cazouls les Béziers. On se donne rendez vous à côté du Leader Price, c'est juste une rénovation, ça file.
Je roule jusqu'à Pamiers, Les Pujols exactement, chez Pierrot. Une putain de bonne adresse. Je tombe sur un jeune qui connaît FDR, il m'a reconnu de la vidéo que j'ai faite il y a quelques années. Ça ne valait pourtant pas grand chose.
Plus sommeil je me lève en attendant l'heure, je vois que le Pierrot ouvre ses volets. Normalement il attaque un peu plus tard. Second coup de bol la boulangère livre le pain plus tôt. Je m'envoie un pain beurre. Scanichenou le dieu du transport est avec moi ce matin. À 7h je décolle.
Une bonne heure plus tard je suis à Ax les Thermes. L'adresse est dans un col qui surplombe la ville, typiquement le truc qui plaît pas. Impossible de m'arrêter devant chez le client, je grimpe et je trouve de quoi faire demi tour. Dans ce sens j'arrive à me garer. On range la rénovation dans le garage et le client paye son café pendant qu'on fait les papiers.
En montant j'ai vu une boul ' je me prends un bout de pain, vu la météo faut être prévoyant.
Le col de Puymorens est fermé, m'en fous je prends le tunnel. Les camions que je croise sont couverts de neige. Le client tout à l'heure m'a parlé de 50 cm, ça craint. Les panneaux lumineux indiquent :PL interdits. Trop tard je continue. J'arrive au tunnel, ça c'est fait. De l'autre côté ça tombe dru mais ça descend, j'y vais cool. Je croise des gendarmes qui ne me calculent pas, parfait.
La météo dit que la limite pluie neige est à 1200 minutes, ça se confirme, plus bas c'est noir. Ouf.
Je me dis que le plus dur est fait mais ça recommence côté espagnol. L'accès au tunnel del Cadi n'est absolument pas dégagé. J'y arrive quand même. Là je me dis que cette fois c'est bon, de l'autre côté c'est la Méditerranée. Mon cul Paul ! C'est pire que tout ! Je descends à 15-20 à l'heure, pas une bagnole ne double, ils roulent sagement dans mes traces. Il y a de la schnee jusqu'à Berga. J'ai jamais trouvé si long. Dans la montée les Mossos arrêtent tout le monde sauf les véhicules chaînés.
Rebelote, à la limite pluie neige c'est terminé. À 13h je suis à Castellbell, sur les hauteurs de Barça. J'attends Nestor c'est lui qui a la clef de la maison. Il se pointe dans le quart d'heure. La rampe d'accès à la maison est bien trop raide, il tombe des trombes d'eau ce qui n'aide pas, on dépote. La palette de sable est plus lourde, j'arrive à grimper avec le chariot. C'est toujours ça de pris. Quand c'est fini je change de froc, trempé.
De là je descends en dessous de Tarragone. Je retrouve Sergi à une station où on s'est donné rendez-vous. Je lui offre le café avant toute chose. Ici il fait grand beau, la différence est incroyable avec ce matin. Le soleil, la mer, c'est un pur bonheur.
Une fois vide Laurence me fait rouler direction la France, elle m'envoie ça plus tard.
Il est 18h00 mais Barcelone passe tranquille sur l'AP 7, sur la contre allée c'est une autre histoire.
Je finis la journée à La Jonquera au milieu de mes coreligionnaires de l'Est. La pluie reprend de plus belle, putain j'aurai tout eu aujourd'hui.
Je comptais déjeuner et me doucher ici mais il pleut des seaux. Je file.
Au centre routier de Perpignan il pleut autant mais je suis garé tout près. Café croissant douche et je passe sous le pont, à 7h45 je suis aux transports Denjean. Je me fais prêter un jeu d'Europe, en un quart d'heure c'est dans la semi.
Un peu après 9h je suis à Béziers chez les pinardiers. Système U a dû se rendre compte que j'allais trop souvent à Narbonne, cette fois on change. C'est un truc de fifou.
Sauf que je suis bien en retard, j'avais rendez-vous à 8h mais j'étais à Perpi. Le chef de quai me sort le refrain habituel, faut attendre. Je ne suis absolument pas inquiet, c'est un enlèvement client, c'est U qui commande, il va donc me charger et mouler sa gaufre.
Il y a de la prépa c'est long mais ça charge. Je me fais un Freecell sur le téléphone quand un gars ose venir me déranger. Nanméoh ?
Ouh c'est Larage de FDR qui vient livrer du carton. On a le temps de papoter. Je ne connaissais pas ce garçon, super sympa. FDR attitude.
À midi et des boulettes c'est chargé, je n'ai plus qu'à me rentrer. Quelques petites coupures par ci par là pour faire joli, je passe Lyon à 18h30 tout au vert sur le grand tour. Fin de chantier à Villemotier, je tombe sur Jean Étienne un ex Buffa désormais chez BC Express, bien sûr on refait le monde, normal.
Il n'y a pas que la première gorgée de bière, le petit déj' à Villemotier est un de ces petits bonheurs. La douche est dans le fournil, il fait 50° à l'ombre, c'est à la limite du supportable.
J'ai le temps, je vais laver chez Jeantet et je passe à l'atelier, je réclame une bombe de graisse pour les roulettes de mes rideaux et une ampoule de code. J'en ai changé une le week-end dernier, c'est tout une affaire, faut dépiauter la moitié du camion, du grand n'importe quoi.
Sur les coups de 10h je suis au dépôt, je vide le pinard et je me recharge un jeu d'Europe pour les rendre à Perpi. Je demande à Pauline si elle a une bricole à me faire faire en vitesse. Faudrait aller vider un lot à Valentin, on fait ça. Je mets ma carte dans un Vico et zou ! Ce sont des escaliers de piscines en polyesther, je ne veux pas critiquer mais par rapport à ce que je connais ça me semble extrêmement léger... Le truc se déforme quand je le soulève, ça doit pas être le même prix non plus fatalement. Retour au dépôt, Micka est là, je lui dis : « Quand même, le Fiat ça respire, quand le turbo souffle, le bruit change et ça envoie.
Lui -Oh oui, je l'ai pris pour faire la ville, chargé lourd, il envoie du bois.
Moi-Ouais, ça me donnerait presque envie de percuter un Trafic de la DDE. » J'avoue, ça l'a fait rire.
Je fais les pleins et je file direction Seppois. Samu m'a appelé un peu plus tôt, je l'ai loupé, je le rappelle. Il sort de chez Tillet, je suis 5 ou 10 min devant lui. On se retrouve à l'aire d'Ecot. Je casse la graine en vitesse d'autant plus que Fabrice est dans la merde, ça a déconné à nouveau avec les margelles, il voudrait que je vienne au plus tôt. Je me vois mal lui dire : nan mais je m'en fous de toi, faut que je fasse la causette avec Samu. Donc je ménage la chèvre et le chou, ou le pâté lorrain comme on veut... On papote un petit moment et je file. Finalement avec Samu on ne s'était jamais vu, étonnant non ? Bien sûr c'était un réel plaisir, vraiment.
A 15h je suis en place, pour arranger Fabrice, Gérald a contrôlé mon fourbi, je n'ai plus qu'à charger. J'ai quand même pas mal de bordel, à un moment je regrette de m'être précipité avec les Europe, je perds deux places. Je dépote une palette de colis, et on grimpe une palette de sable sur les Europe, j'espère que ça va tenir. C'est fait c'est fait.
A 17h30 je décroche à la maison, c'est à mon tour de monter à Nancy chercher mon rejeton. Chuis pas rentré... Bon week-end à tous, le ciel vous tienne en joie.
Les enfants sont en vacances encore cette semaine donc j'embarque ma gamine, on fait un joli voyage c'était la semaine ou jamais. La dernière fois qu'elle est venue avec moi elle avait apporté des Barbie pour s'occuper, cette fois c'est des bouquins de philo. Le temps est passé. Comme je lui dis toujours : toi tu grandis et moi je vieillis.
On finit à Madrid donc je voudrais garder mes 10h pour plus tard, j'ai compté, ça va passer en 9. Donc le plus rapide c'est Besac', la 83, puis l'autoroute à Poligny. Je ne prends que rarement l'A39 mais je sais pourquoi, on ne gagne que quelques minutes et c'est d'un ennui mortel.
L'histoire a formidablement bien marché, j'arrive en 4h30 à l'aire de Roussillon. On casse la graine et on va marcher un peu, ça a besoin de se dégourdir les pattes ces petites choses.
Sur les coups de 17h je suis à Pouzols, c'est entre Gignac et Montagnac, mon coin en ce moment. La route est assez étroite, je prends tout le lit. Quand je referme arrive un type en Clio, à fond les ballons. Il freine, manque de descendre dans le fossé. Je ne sais combien de bagnoles sont passées mais lui non. Il ouvre sa fenêtre et commence à m'engueuler que je n'ai rien à faire là. J'ai fait mon métier, je l'ai envoyé chier sur le thème : t'as qu'à rouler moins vite, dans le village c'est 50 si tu arrives à 100 eh bien tu es surpris par l'obstacle, passe ton chemin. Il a refermé sa fenêtre et sa gueule. Non mais !
Je pensais pousser jusqu'à Poussan, mais on n'avance pas sur les routes dans ce pays, tant pis, va pour Issanka. Le temps de me garer j'ai 9h02, d'un commun accord avec moi-même je considère que la dérogation de 10 n'est pas prise, etpicétou.
La douche et les sanitaires sont toujours aussi minables ici, c'est pour habituer ma fille à l' Espagne. A 8h on se gare devant le collège de Loupian, c'est large, fait pour les bus et leurs pilotes, fastoche. Les volets de la maison sont fermés, pas de bagnole dans la cour, ça craint. Je sonne, pas de réponse. Pfoulala. J'appelle le numéro de fixe que j'ai, une dame répond. Ils sont encore couchés : « ben oui vous comprenez, ici quand les livreurs disent 8-10h ils viennent à 10h moins le quart dans le meilleur des cas. » Bah oui mais nous dans l'Est on est rigoureux, et pis j'ai pas que ça à faire, magne toi le cul la vieille ! Là j'invente, je ne lui ai pas parlé comme ça.
Ensuite je monte à Caunes Minervois, magnifique village médiéval, ici le centre est interdit aux 2m05 de large. J'ai essayé avec le chariot, ça le fait pas. Obligé de faire tout le tour du bled à la recherche d'une rue de 2m50. A force de faire des tours et des détours je me retrouve enfin devant chez la cliente. Inutile de préciser que dans le village ancien la maison est magnifique, tout en pierres, en été le frais doit être délicieux. Une vie de carte postale.
Il est midi, je trouve un coin de parking pour casser la croûte. A 14h on est à Limoux. Dans Limoux j'arrive pas à tourner sur la droite, je vais faire demi-tour plus loin pour élargir le virage, pour ressortir du parking ma copilote est sidérée, je sors en sens interdit. Ben oui ma pauvre, c'est pas adapté aux camions, on fait à l'arrache et voilà.
La cliente est délicieuse, moulée dans un petit jeans, la fille qui a tout pour elle, le contraire de moi quoi. En plus je suis garé pas trop loin, tout bien.
A 17h je suis chez mes amis Denjean à Perpignan pour rendre les Europe. J'avais passé une sangle, puis posé du bordel sur les piles pour gagner un peu de place. J'y passe donc un peu de temps. J'ai un sac de sable qui est tombé du haut, je lui fais un pansement au scotch, parfait.
Petit arrêt à la Jonquera, on se fait quelques courses à l'Escudero et on finit au resto « tipica cuina catalana ». C'est le troquet qu'on voit depuis l'autoroute un peu avant le grand péage de La Roca.
Ici il n'y a pas de douche, donc on déjeune et on se casse. A huit heures et demi je suis garé devant chez Waterair, et Nicolas arrive peu après. Je dépose ici une piscine problématique, qui aurait dû être livrée à Barcelone en ville. A l'agence, il y a bien une douche, mais le chauffe-eau est cassé, on verra ça plus tard.
On se cadre avec Nestor pour se retrouver à Castellbell, le client tient absolument à ce qu'on rentre les margelles dans le garage, il est parti chercher la clef chez le gars. Je suis le premier sur le chantier, je débâche et je monte la palette sur le terrain avec le chariot. Le jardin est toujours un lac de boue, comme la semaine dernière. Je m'enlise avec le Moffett. Un peu de blocage différentiel, un peu de pelletage de boue, j'abandonne la palette dans la merde, et j'arrive à m'en sortir. Quand Nestor arrive, on se dépote les margelles à la main.
Je ne redescends pas à Barça, je coupe au travers pour rejoindre Lleida. Cette connerie de palette m'a mis bien en retard, j'avais mis 11-13, j'arrive pourtant à 13 heures passées.Sur place, il y a Enrique, le chef de Waterair, c'est la première fois que je le voyais. Livraison facile, lotissement facile, ça change.
On se trouve un parking à côté d'une station pour casser la croûte. Je vais boire le café au bistrot. Pour repartir je passe par la piste de la station, je m'arrête au stop. Et boum. Un branquignol en 307 a quitté sa place de stationnement sans me voir, il a ruiné son pare-choc dans le pneu de mon tracteur. Je descends voir, on discute. Il me dit qu'il ne veut surtout pas faire de constat, moi comme il a tapé dans le pneu je n'ai aucune trace, je lui demande s'il est bien certain, et l'affaire est entendue. Je remonte dans le camion, et re-boum ! Je redescends, on rediscute, et re-pas constat. J'en ai déjà vu des mecs chelous dans ma carrière, mais celui-là il vaut des points.
De là on monte dans la province de Huesca, c'est pas loin. Je fais la dernière piscine du jour chez un paysan bien sympa. Il me raconte qu'il vient de s'acheter une moissonneuse d'occasion en France, il était tout content de me l'apprendre.
Il ne nous reste plus qu'à rouler, mais on n'est toujours pas douché. On répare la faute à Alfajarin à l'entrée de Saragosse. 30 minutes montre en main. Il ne me reste plus qu'à finir mes heures en direction de Madrid. Je me pose au relais du kilomètre 103, ma gamine est sciée par la qualité du repas, le décorum, les nappes et serviettes blanches, tout ça pour 10 balles le menu. Tu croyais quand même pas que ton papounet allait t'emmener dans un restaurant tout pourri ?
Ma grosse feignasse reste au lit, je me lève à 6h, je vais boire mon café, et quand les neuf heures sont écoulées, je décolle. Je check Google, il me fait passer par le R2 à péage pour éviter le bordel sur la M40. Tant pis pour le péage, faut avancer. Mon copilote se lève enfin, sur le contournement de Madrid. On s'arrête à une station, pour le pipi du matin et prendre du pain par la même occasion. A huit heures et demi je suis à Brunete, livraison assez facile, juste qu'il faut se payer les colis à la main au milieu de trois chiens un peu pénibles.
On va déjeuner, au premier bistrot qu'on trouve à la sortie du patelin.
On monte à Navacerrada, dans les Manzanarès, la banlieue chic au-dessus de Madrid. Je fais la connaissance de Isidro, le commercial du secteur. On livre chez un couple de retraités. La dame a travaillé pour une société française, elle parle très bien notre langue, elle fait la conversation avec ma fillette. Vu la configuration du lotissement, je suis un peu inquiet pour repartir, mais finalement la rue débouche directement sur une grande route, fastoche. Ah oui j'oubliais, je suis vide, donc Laurence me fait recharger où ? Ding ding ding, vous avez gagné le superbanco, du pinard à Narbonne. J'ai le cul bordé de nouilles. Je pense sérieusement que Serge Papin le PDG de Système U a donné des instructions : quand Pierre est vide vous lui donnez du pinard à remonter. T'es trop cool Serge, je te kiffe.
Blague à part faut quand même que je me magne le cul, rendez-vous 10h demain, y a rien de trop. La mauvaise heure est passée, le contournement de Madrid est vert partout. Je remonte jusqu'à Alcolea del Pinar pour manger notre bout de pain et boire un café au bar. Ça risque d'être un peu fin pour arriver à Alfajarin en 4h30, pas de risque inutile, on s'arrête prendre la douche à El Navarro avant Saragosse. C'est propre ici aussi, faudra juste qu'ils pensent à mettre les rideaux de douche dans la machine un de ces jours.
Le compteur est remis à zéro, je combine et recombine mes heures. Un qui n'a plus besoin de combiner c'est le chauffeur qui s'est empilé dans celui de devant du côté de Lleida. Horrible ! L'A2 est fermée par les Mossos, horrible horrible.
Je termine mes heures à La Panadella, vous allez me dire que ce n'est pas tout à fait la route, certes mais ici on mange trop bien et demain je coupe au travers pour retrouver Manresa et le tour est joué.
Réveil 5h, je vais me jeter un cafe con leche, un croissant, un coup de flotte sur la tronche et zou ! On s'arrête à La Jonq' pour compléter le gas-oil et déjeuner à la Sol tout ça en un bon 15 minutes.
A 10h moins le quart on est à Narbonne chez un pinardier que je ne connaissais pas. Ça commence mal, c'est pas prêt, on m'annonce une heure d'attente. Je vais faire un tour, la douche est nickel-chrome, on y va à tour de rôle, évidemment.
L'heure d'attente s'allonge un peu... Martine m'appelle, elle a un problème avec un client que j'ai livré cette semaine. Sur les papiers c'est écrit : 5 colis, et le client n'en trouve que 3. Bah oui, c'est le truc habituel, le gros carton compte pour 3 colis : la feutrine, le seau de colle, et le petit carton des bricoles. Donc 3+2 (le liner et les baguettes de l'escalier) ça fait bien 5. Pas grave, on a l'habitude.
A 11h j'ai enfin une place à quai. Le cariste va chercher les palettes au diable dans l'entrepôt, il faut une bonne heure pour charger. A midi et quart, cassement. Je m'arrête au pain à ma super boul' vers le péage de Croix Sud, tip top.
On s'arrête moins de 30 pour casser la graine du côté de Béziers pensant pouvoir rouler au plus loin. Ça se passe super bien jusqu'à Orange, ensuite, c'est l'enfer sur Terre. Bouchons sur ralentissements, ras le cul, je lâche l'affaire à Ma Campagne, demain à 3h ça roulera...j'espère...
Réveil 3h, ça pique pas du tout j'ai bien dormi dans la brise fraîche. Bien sûr tous ces cons de caisseux sont loin, ça roule tranquillou. Le périph de Lyon avant 5h c'est ultra light.
Je m'arrête déjeuner à Villemotier, Margaux se lève, on se prend du pain pour le week-end.
Sur les coups de 9h je suis au dépôt. Pas de place à quai, il me faut déplacer le vieux Volvo, un tour en FH3 ça vaut des points quand même. Je vide le pinard, mon collègue Joachim me file un bon coup de main. Il me raconte qu'il était hier au téléphone avec un affrété de chez nous, le gars était dég', il a mis 2h pour faire Orange Montélimar. J'ai l'impression d'avoir déjà vécu cette situation...
Quand je vais pour partir Alexis le gars des pneus arrive. Il jette un œil sur mes avants, il voulait me les retourner sur jante, côté passager il trouve un clou bien enfoncé... Il a deux roues complètes, je regarde, les jantes sont belles, on y va.
A 11h et des boulettes je décroche sur mon parking, bon week' à tous, le ciel vous tienne en joie.
Il y a un mois je pédalais dans la neige à Montbozon, ce week-end c'était l'été, y a plus de saison ma pôv dame, n'empêche faut retourner au taf. Je mets en route alors que je n'ai pas 45h de coupure ça fait bien longtemps que ça ne m'est pas arrivé.
A 8h je suis à Grandvillars pour charger une couverture, le gars l'emballe, punaise c'est une 6m, je vais m'amuser avec ça. Pour 9h je suis à Seppois, Sevket termine, je prends sa place.
Première chose Fabrice me sort la couverture, on verra après. C'est un vrai casse-tête, je dois garder 6m sur 40 cm, et c'est mon quatrième client, faut pas l'enterrer. C'est bien chiant cette histoire. On trouve la solution quand même, ça ira mieux avec l'habitude j'espère. A 10h et demi je me casse.
Je mange un bout en vitesse du côté de Besac' et vers 14h je suis avant Lons le Saunier dans le vignoble. Je dépose une rénovation en vitesse, il tombe des seaux. La petite dame est toute seule, je lui range le truc à l'abri, un chèque et zou !
La suite est à Béziers demain mais Christine à la log' m'a demandé un service depuis la semaine dernière ; elle a acheté une vieillerie sur Internet faudrait que je lui rapporte. J'ai pris du papier bulles en conséquence. On se cadre avec la dame.
Comme tous les lundis je m'annonce vers Laurence pour le retour, c'est Pauline qui me répond, elle est aux retours cette semaine. Un peu plus tard elle m'a trouvé du taf mais ne sait pas trop avec les heures, elle me demande si ça passe ? Beuh oui ! On y va comme ça.
J'ai coupé 15 en vidant la réno' je finis les 30 restantes à L'Isardrôme. On s'est donné rendez-vous avec la vendeuse aux « Châtaigniers » à Vendargues, j'y suis vers 20h15. Elle me file le colis, c'est une poupée ancienne, je lui file les ronds, j'emballe au mieux dans le papier bulles. La dame est super gentille, elle me dit travailler dans le chocolat, elle me file un ballotin de chocolats artisanaux, elle est pas belle la vie ?
Fin de chantier au relais du Soleil à St Jean de Védas, à cette heure le parking est blindé. Je vais me garer dans la zone, la première place potable est loin du troquet, il pleut, je mange une tomate au camion et c'est marre. Non je ne suis pas au régime ça se saurait, c'est juste la flemme.
Ce matin j'ai plus de courage qu'hier soir, je vais déjeuner et me doucher au troquet, à 7h je quitte St Jean de Pétasse.
Sur les coups de 8h je suis à Béziers. J'hésite à m'enfiler dans une rue, au bout on dirait que ça tourne à l'équerre, un vieux sort de chez lui, bien brave, il me déconseille d'y aller, il dit qu'au bout c'est mort. Je recule jusqu'à l'avenue derrière, j'ai vu une place correcte. Rallonges de fourches, rénovation+ margelles, j'y vais en une seule fois. Beuh ça passe largement, la rue tombe sur un boulevard, il est où ce vieux con ? Le client m'explique qu'il a racheté la maison avec la piscine existante et que son voisin n'entretient pas ses arbres. Un coup de vent et un vieux pin est tombé dans la piscine. C'est donc l'assurance qui paye la réno, lui il en profite pour changer les margelles et ça fait une piscine neuve du coup. Il m'offre un café et je file.
Pas loin, Narbonne, les lotissements qu'on voit au bord de la rocade entre les routes de Perpi et Carca. Pareil, client sympa, rien à dire.
J'avoue que je stresse un peu pour la suite, je retourne à Caunes Minervois. La semaine dernière je suis venu avec une réno, cette fois avec une couverture. C'est con de venir deux fois me direz-vous mais ce ne sont pas les mêmes services qui gèrent le truc, et les filles à la logistique elles voient passer des centaines de noms et adresses toutes les semaines, c'est impossible de savoir. Moi bien sûr quand j'ai vu le nom et l'adresse ça m'a sauté aux yeux mais c'est plus facile. Bref, maintenant que je connais je me fais largement moins chier que la semaine passée. Bon une couverture de 6m dans des rues de 2m50 de large c'est chaud. Je la pose en diagonale sur les rallonges, le carton d'emballage frotte un peu sur les murs, rien de grave. Je me fais un peu chier pour la rentrer chez la cliente, la couverture, mais en bovinant un peu ça va. Je me prends un bout de pain à la petite boul' en repartant, tout bien.
La suite est à Gaillac, je mange au frais dans la montagne entre Carcassonne et Mazamet, j'adore ce coin. J'aime beaucoup moins Gaillac centre. Certes la ville est magnifique, faut pas y aller en camion. Je fais des tours et des contours, j'appelle le client au secours, incapable de m'aider. Après un milliard de virages à l'équerre, j'arrive enfin. C'est une vieille maison de ville, le portail est trop petit pour que j'entre avec le chariot. Je me fais recevoir comme un clébard par la cliente. Pour la refroidir je lui sors la phrase type : moi le contrat de transport prévoit que je dépose où va le chariot. Point barre. Je retourne au camion chercher le kit, je suis trop bon, j'aide le client pour les tôles. Lui est bien moins désagréable. Je le laisse se débrouiller pour les margelles. Je file.
Faut que je speede, je dois traverser Toulouse avant le merdier du soir et deuxio le client a changer l'adresse de livraison, maintenant c'est au Fossat. J'y suis sur les coups de 17h. Je grimpe une fois de plus un petit chemin, si ça ne débouche pas je suis mort. Je me gare à l'arrache, je prends tout le lit. La maison est en bas d'une colline à 200m. J'y vais en 3 fois, au dernier tour la réserve du chariot clignote, punaise j'ai failli me faire bai... Je l'embarque, il ne désamorce pas, sauvé. Je ne fais plus confiance à la jauge depuis que j'ai désamorcé cet hiver à Pau.
J'ai le cul bordé de nouilles, ma petite route débouche sur une départementale avec un virage en Y mais dans le bon sens pour moi. Ouf !
Je prends la direction de Castelnaudary, sur une petite route c'est le drame. J'enquille une série de virages à 60 ou 70 peut-être, peut-être un peu plus, et je tombe en face d'une mémé en C3 blanche. Elle me voit, prend peur, et au lieu de se serrer, s'arrête en plein au milieu. Je saute sur les freins comme un malade, ABS, pneus eu feu ou presque. Je m'arrête juste avant la mamy. Jusque là ça va, mais dans la semi ça doit pas être beau. J'ai même pas engueulé la vieille, ça sert à rien.
Arrivé au resto je débâche un bout, je vois qu'une piscine a glissé du cadre. Ça semble pas trop grave, je referai ça demain. Je vais me jeter un kir pour me remettre, et un cassoulet maison, c'est un peu le pays.
Bon le cassoulet vaut des points et les sanitaires sont neufs, que demande le peuple ? A 7h je décolle douché et caféiné.
Premier arrêt à Narbonne à l'AS24 pour faire le plein du chariot, le camion attendra d'être de l'autre côté des barbelés. J'enquille la nationale et je m'arrête au niveau de la station-resto au sommet d'une bosse, c'est surtout qu'ici le parking est bien plat. Je refais mon chargement. Je galère bien pour relever la piscine qui est presque tombée, les tôles se sont plantées dans le bois du tablier. Pas de casse. Juste un manche télescopique que j'avais posé au sol, quand l'escalier a avancé il a broyé le pauvre truc en alu. Je m'en sors bien, même si j'y suis pour rien, celui qui se fait chier c'est moi. J'aurai passé 50 minutes quand même à remettre tout en ordre.
Vers 10h je suis à Rivesaltes dans une zone industrielle, les gens habitent une maison au fond d'une impasse, bizarre. La petite dame est bien cool, elle m'offre le café, tout va bien.
J'appelle Nestor à Barcelone, on se cadre pour cet après-midi. J'ai ni vu ni pensé à chercher une boul' ce matin, du coup je me prends une mauvaise baguette industrielle en Espagne, la honte ! Je lui jette un sort en vitesse avec une salade.
Je retrouve le commercial dans une rue pas loin de l'agence. Il roule dans une Clio immatriculée en France. C'est quoi c'te bagnole ? Il s'est fait tamponné par un camion, lui était arrêté à un stop, et le gars a voulu prendre la rue à contre-sens. L'avant de la Fiesta Waterair n'a pas aimé du tout, du coup il roule avec une de ses voitures persos.
Le jardin n'a pas d'accès sur la rue, on doit se payer tout le bordel par dessus la balustrade. Les petits trucs ça va, mais on se fait une grosse couille avec l'escalier, heureusement le monteur est là avec un gars, ça fait quatre bras supplémentaires.
De là je vais à l'agence pour déposer deux rénovations. Le dépôt est rempli par les deux trois piscines que j'ai déposées ces derniers temps. La chica m'explique qu'avant ils commençaient le montage avant d'être payé, maintenant ils attendent le paiement intégral...chat échaudé...
Il ne me reste plus qu'une palette de margelles pour Tarragone, celle qui manquait il y a 15 jours. J'appelle Sergi qui appelle son client, c'est ok. Venga.
L'âge avance mais je n'ai pas Alzheimer, je retrouve la maison facilement. Le client est toujours bien aimable, un coup de fourches et c'est torché.
Un coup de gas-oil dans le camion cette fois et je termine la journée à Altafulla. Oh punaise le Real joue contre le Bayern, keskejefouslà ? C'est insupportable.
Réveil 6h, café douche en route. Je pensais choper un peu de bouchons à l'entrée de Barça mais non ça roule. Je suis devant chez mon client à 8h moins le quart, c'est encore fermé. A 8h pétantes la grille ouvre, je vais aux renseignements, je ne suis pas au bon endroit. Ben oui, je suis con, je suis à l'adresse qu'on m'a donné. Je devrais le savoir, j'ai suffisamment de métier. Bon ça va, l'autre « nave » est au bout de la rue. Le porteur que j'ai vu de l'autre côté vide au seul quai. Je comprends que le gars fait une navette entre les deux sites, j'espère qu'il a un bon forfait internet, il fait la queue à chaque fois vu qu'il n'y a qu'un quai de chaque côté. Les journées doivent être longues. Ensuite ils vident un semi, puis c'est mon tour. C'est pas que la mise à quai soit compliquée mais il y a des bagnoles partout, les entreprises n'ont pas de parking, les gens se garent à l'arrache comme ils peuvent. Le cariste fait la circulation à chaque fois c'est déjà ça. A 9h et demi je me casse chargé complet pour Peugeot Mulhouse.
La mauvaise heure est quasi passée, ça freinouille un peu avant de reprendre l'AP7, rien de méchant. Je me paye une remontée ventre à terre, j'ai piscine à 14h demain. Ça va le faire mais il n'y a rien de trop d'autant que Christine m'a demandé de livrer une piscine de collaborateur dans Seppois. C'est pas loin, pas long, mais faut le faire quand même. Quand je dis collaborateur c'est pas un copain de Pierre Laval ou Joseph Darnand, c'est un salarié, on sait se tenir.
Heureusement ça roule largement mieux que vendredi dernier, juste un FH4 tombé en panne sur la voie du milieu à hauteur de Pont de l'Isère. Ce serait pas de la daube ces Volvo ? lol. C'est bizarre quand même que le gars n'ait pas pu se serrer à droite sur l'élan.
A 18h30 le contournement de Lyon est encore poisseux, c'est rouge sur le grand tour, j'enquille le vieux périph', ça roulotte pas trop mal.
Je pourrais pousser jusqu'à Pont d'Ain mais ça me ferait 10h05 de volant, j'arrête les frais à Ambérieu. C'est pas mes habitudes ce troquet, mais les habitudes ça se change et je soupe avec deux gars du 42 bien sympas, tout bien.
Réveil 4h et demi, café au camion le troquet est fermé. Je passe au dépôt pour les pleins et me doucher, en 45 c'est fait, les compteurs à zéro.
Je monte à Mulhouse, en chemin j'appelle le plus fin spécialiste de Peugeot Mulhouse, trop bien, il y est aussi. Ça bouchonne un peu à l'entrée de la ville, l'autoroute est en travaux. Je tombe sur un prix Nobel au poste de garde. Le numéro de magasin n'est pas indiqué sur les papiers, je l'ai sur le message d'affrètement et par les indications de Samu mais l'abruti ne veut rien savoir. Je fais semblant de partir, j'écris 9L2 sur le CMR, je reviens et c'est bon, l'andouille me fait un badge d'accès.
Samu de son côté a fini, on se retrouve devant le magasin, j'ai un peu d'attente on a le temps de papoter. Ensuite il file, il a un métier. Le cariste me vide avant la pause de 11h, tip top.
Je fonce à Seppois, j'appelle Christine pour la fameuse piscine à déposer dans le village. En 5 minutes c'est chargé, j'embarque le collaborateur, qui ne ressemble pas du tout à Darquier de Pellepoix. Encore heureux. Je vide en vitesse, je ne fais pas de contrôle, il se débrouille. Et je retourne à l'usine.
Christian charge à 13h pour lui, mais le pauvre revient demain pour un de ses collègues, avec le pont c'est un peu le bordel. A 14h j'attaque, j'ai un bon gros chargement, uniquement de l'Espagne, ça fait un moment que ça ne m'était pas arrivé. J'avais compté à la louche, je pensais que ça rentrait tranquille, mon cul Paul, faut gerber et démonter deux palettes. On claque les piscines gerbées contre le tablier, pas envie de tout ramasser si une mémé prend peur la semaine prochaine...
A 4h et demi je suis à la maison, je décroche. C'est à mon tour de monter à Nancy chercher mon lardon. Un vendredi de week-end prolongé, c'est pas gagné.
Bon week' à tous le ciel vous tienne en joie.
Aujourd'hui je me suis confié une mission tout seul comme un grand, sortir de France en 10h de volant. Autant dire qu'en partant de la maison ça passe mais faut pas traîner. Oui j'oubliais, quand je dis sortir de France c'est au Perthus, au Pays Basque tu oublies, et si c'est pour aller en Suisse c'est pas 10h mais 10 minutes qu'il faut.
Donc je décolle à 7h et daille daille, vent du cul dans la plaine. A 36 de Baume les Dames à Besac', N83 de Besac' à Poligny, le plus rapide quoi. Ma boulangerie du lundi en haut du petit col après Arbois est fermée, ah les branleurs ! Je ne fais pas le malin, je me prends une tradition à l'Inter de Poligny, l'accès au magasin est théoriquement interdit mais c'est bien commode pour se garer. Allez vous faire voir pour rester poli.
Reprise de l'autoroute à Poligny, jusqu'à Lyon. Un lundi de pont, le contournement de Lyon c'est fastoche, je me torche avec l'interdiction aux 7t5 à Feyzin et avant Guingamp. Normal.
Comme l'autre jour, je coupe à l'aire des routmans à Roussillon. Jusque là je suis pas mal, pourvu que ça dure. Je vais tirer des ronds au distributeur à la station, il fait un vent bien désagréable, je dirais même que ça meule.
Le reste de la descente alterne entre vent, soleil, averses pour faire chier. Je me pose à la Sol à La Jonquera avec 9h38 de volant, sans stress. Mission accomplie. Vais mettre une petite laine pour aller souper, c'est pas encore l'été ici.