| Carnet de bord de Mai 2018 | Partager sur Facebook |
Le 8 Mai 1945, Franco pleurait la mort récente de son vieux poto Adolf. Qui allait bombarder des civils à Guernica maintenant ? Déjà à l'époque on ne pouvait plus compter sur personne. Tssss. Du coup ils n'ont pas jugé utile de fêter la chute du IIIème Reich les années suivantes.
Vu de mon côté ça m'arrange, je vais bosser plutôt que de glander.
J'ai un ticket de douche gratuite à El Cervol mais ils n'ouvrent le matin qu'à 7h30, je suis pas près de l'utiliser. La Sol ouvre à 6h, c'est plus raisonnable, même pour un « démarrepastroptôt » comme moi. Donc à 7h je suis caféiné, croissanté, et douché. Zou !
A 9h je suis à Badalona, en pleine ville, ça circule à cette heure. Je me gare sur un trottoir, j'appelle Nestor pour lui dire où je suis. Il s'est payé un peu de bouchons, il arrive. Je laisse le camion où il est , on va faire le tour en bagnole. L'endroit est bien chiant. Je fais le tour du bâtiment à pied, je marche derrière une blonde décolorée, 40 ans, moulée dans un jean's, une bombe. Elle monte dans sa voiture, salut bébé. Je retrouve Nestor qui discute avec le client, je leur dis que c'est trop difficile, je vais laisser le camion là-bas et venir en chariot. En trois voyages c'est fait. Le gars habite un rez de chaussée avec terrasse, il va utiliser la grue du chantier pour monter la structure, on se paye tout le reste à la main pour rentrer les colis. Bien sûr il a un filtre à sable, tout pour me retarder. Je me mets un sac de sable sur chaque épaule et en avant. L'appart' est fermé, j'arrive à frapper sans trop lâcher les sacs, et qui m'ouvre ? La bombasse de tout à l'heure ! Hola, buenos dias... pfoulala ! Le week-end j'aime bien prendre cinq minutes pour googeliser les adresses, savoir un peu où je pose les roues et j'ai vu sur leur page Facebook que les clients sont dans la mode , tu m'étonnes !
Je me fais bien un peu chier pour ressortir de la ville, je tombe sur un pont à 3m60 sous l'autovia, muy complicado. A 11h et demi je suis à l'agence à Sta Perpetua. En une semaine le dépôt s'est bien vidé, j'ai de la place pour déposer quatre nouvelles rénovations, quatre palettes quoi ! Vite fait.
Je me prends une baguette à la première station sur l'AP7 et je monte vers le Montserrat, Olesa. J'appelle Sergi et c'est le drame, j'avais dit 14-16h, le client ne peut pas être avant 15h15, quand il rentre du boulot, en fait. Je me gare dans une zone indus' et j'attends, à un moment j'ai cru pouvoir faire 3 h de coupure mais non. Sergi se pointe à 15h, idem, on va faire le tour du pays en voiture. J'arrive à m'approcher à 1 km du lotissement sans casser le camion, ce qui est déjà pas mal vu la configuration des lieux. A 17h j'ai fini, je prends enfin la direction de Madrid.
La N2 secoue toujours autant, quand ils veulent ils refont l'enrobé. A un moment vers Fraga j'ai même cru que j'avais crevé à l'avant. Infernal !
Je ne suis pas trop pressé, je vide demain et jeudi c'est férié en France, je ne pourrai quoi qu'il en soit pas sortir avant 22h. Je m'avance pour ne pas avoir à faire de coupure demain matin. En dessous de Saragosse El Navarro me tend ses grillades et sa douche, au poil cette affaire. Si c'était le carnet de bord d'un autre je lui dirais sans flagornerie qu'il a mené cette journée à la perfection. lol