| Carnet de bord de Novembre 2017 | Partager sur Facebook |
Je me demande encore comment ces gens gagnent leur vie, le couscous passe encore mais mon voisin de table a pris une côte de bœuf énorme. Une côte de bœuf dans le menu à 12 balles c'est pas banal. Seul souci ils n'ouvrent pas le matin, m'en vais me laver et déjeuner au CR.
A 8h et demi je suis pas loin de Margaux, non pas ma fille, mais le château et le pinard. Pas loin de Margaux, cette phrase résonne mal, je suis toujours trop loin de Margaux, et pis ça va pas s'arranger, elle va aller vivre sa vie. La chanson de Reggiani est atroce de vérité là dessus.
Bref, je me fais une livraison sans saveur chez un type transparent, ça arrive. Ensuite je glande, j'ai un impératif « jeudi après-midi », je l'ai mis entre 12 et 14h. 12h c'est bien l'après-midi non ?
J'écris ces lignes sur un parking de la rocade bordelaise, ça m'occupe. Ce matin je me suis pris du pain à la boul' Baghera pas loin du centre routier, là où j'étais garé cette nuit quoi.
A 11h j'appelle Laurence, elle ne m'a rien envoyé, je vais être vide du temps de midi, je voudrais prendre une direction... Elle me dit que c'est la misère, rien pour rentrer chez nous, je vais sûrement rentrer à vide. Bon.
A midi moins cinq elle m'envoie un message, elle a pêché un lot, elle attend le fax. Ouf, je préfère.
Je livre ma dernière piscine dans le sud Gironde chez un jeune type incroyablement bordélique. Il y a du merdier partout, on dirait une maison de vieux tellement il y a de vieilleries qui traînent partout.
Vide, je traverse Bordeaux, à cette heure ça roule. A 2h et demi je suis à Cavignac, c'est pas bien loin de St André de Cubzac. Ici c'est cool, c'est le bon côté de Bordeaux pour un belfortain.
Je demande un tire-pal, on charge 10m de plancher en gros, quand je dis au gars que je ramènerai les Europe dans quelques semaines il me dit que c'est pas la peine. Quoi ? Il me répond qu'ils sont en liquidation judiciaire et qu'ils ferment à la fin du mois. Du coup les Europe on ne les note même pas sur mon récèp'. Ça fait un peu bizarre, je dis une ou deux banalités au type, lui il s'en fout il part à la retraite. Bon, ma foi. Moi ça me fait une corvée de moins. Je demande à Laurence si elle a une suite mais je doutais bien que non. Roule. Dit-elle.
Après Angoulême je sors aux Rassats, je voulais voir, j'écrase une larme, le resto du Monseigneur est fermé et à vendre. Tristesse. Je coupe mes 30 restantes. J'hésite, je pousse jusqu'à la Côte d'Auge ? Pour que je puisse radoter de quand j'étais jeune et que j'ai éclaté juste là en bas ? La semaine est faite, je coupe à St Vaury. Je soupe avec deux déménageurs bien marrants. Eux aussi font des trucs portnawak. Cette semaine ils ont fait un transport d'archives, un porteur 19t, deux gars pendant deux jours pour... deux cartons. Impressionnant !