| Carnet de bord de Mai 2018 | Partager sur Facebook |
Le menu est à 11€50, douche gratuite, la fille m'a tamponné mon ticket de parking hier soir. Cool. A 7h décollage. Vers le km 60 là où France Inter grandes ondes ne marchait plus, ça ne marche plus nulle part hélas me direz-vous, donc au km 60 un Magnum a cassé la glissière en béton et est tombé sur les voies montantes, pas terrible l'histoire...
Je mets un coup de gas-oil à Torremocha, un cortado viteuf' au bar et zou ! Faut pas traîner je me suis annoncé à Roman sur les coups de 10h et demi à Leganés. Il m'attend sur le trottoir devant chez son client. Il n'y a pas d'accès au jardin, on rentre tout dans le garage, donc à la main. Sauf la palette de margelles qui reste dehors, faut pas déconner. J'avais prévu de faire ma dernière piscine cet après-midi mais le commercial me demande si on peut y aller maintenant ? Tu penses que ça m'arrange ! Ce qui m'arrange moins c'est que JU68 est dans les parages, on devait faire une croisure FDR, ça tombe à l'eau.
On se retrouve une heure plus tard à 70 bornes de là dans la province de Segovia. C'est jamais que la lointaine banlieue de Madrid. Les clients habitent un gigantesque lotissement avec une entrée bien pompeuse et un vigile qui me demande ce que je viens faire. Je me promène, tu penses.
Ici c'est plus simple, j'accède au jardin, je dépose tout dans la terre et je me casse.
Comme toujours j'ai déjà mon retour. C'est à Madrid. Je mange une salade en chemin et à 15h je suis dans un boui-boui qui répare les conteneurs Peugeot. Il y a là 3 ou 4 crassouilloux et un type bien habillé. Perspicace comme je suis, j'en déduis que c'est le patron, ou au moins le chef. Sans illusions je sais déjà qu'il va me dire d'attendre, voire que ce sera prêt que demain. Rien du tout. Il me dit qu'il attendait le camion, que ça l'arrange bien, que ça fera de la place. Il dit à un mec de me charger de suite. La rue est en sens interdit, le portail à contre-main, l'Espagne quoi. Je me sers au mieux dans la petite cour, le chef revient il voudrait qu'on fasse les papiers de suite, on y va. Dans la logistique auto, ils parlent parfois en terme de place, une semi c'est 8 places. On charge donc 8 piles de conteneurs, ça me laisse 30 ou 40 cm au cul pour mes rallonges de fourches et mon bois de calage. En trois quart d'heure l'affaire est dans le sac.
Je n'ai plus qu'à me remonter tranquille Mimille pour passer la frontière demain soir. Je me paye un petit bouchon sur la M50, un Scania a frotté une pile de pont sans trop de dommages visiblement, puis un gros bouchon au km60. Le Magnum n'a pas été relevé, il n'y a plus personne sur place, que des cocottes de balisage. Ils vont le laisser là ?
Je finis cette bien belle journée à Medinaceli, très bonne adresse. D'ici il faut 7h pour revenir à La Jonq', ça occupera ma journée de demain.