| Carnet de bord de Avril 2018 | Partager sur Facebook |
Quand je reviens de la douche Alex est au bar, on reboit un café, normal. Ils sont tous sympas ces mecs du 12 ou il y a de gros connards ?
Je mets en route un peu trop tôt mais c'est le tarif pour être tranquille. A 7h et demi je suis à Gignacpas bien loin d'où j'étais la semaine passée. Je me prends un bout de pain à la boul', ça fait deux minutes de passsées. Les clients ont un accent qui me parle, tu m'étonnes ils sont de Montbéliard. Vu qu'il est du pays je lui aide à tout ranger, ce que je ne fais avec personne d'habitude...J'accepte un café et un chèque, j'avoue que j'aurais accepté le chèque même sans le café. De là je vais à Montagnac dans un lotissement fastoche. La mémé est fort inquiète parce qu'il a plu, le terrain est détrempé. Cool, j'y vais sur la pointe des pieds.
J'ai pris un peu d'avance, j'appelle le client de 13h, il ne répond pas. Celui de 15h, bingo il décroche. Je m'annonce pour midi et je grimpe dans la montagne au-dessus de Bédarrieux. Je connais de patelin, sur l'atlas j'ai mis une croix, genre à éviter... Quand faut y aller. Je sais pas comment j'ai fait mais je me retrouve dans le village, c'est hyper étroit, et aucune interdiction. Je me gare pas loin d'où j'étais l'autre fois, d'ici je peux repartir tranquille par la grande route. No stress, respire tonton Pierre, respire.
Je descends à Servian pour un kit et escalier. Je me dis que ça va être vite fait, mon cul Paul ! Le client habite dans le vieux village, sa rue fait 1m85 de large. Il me dit qu'il a coincé sa Twingo une fois. Avec mon taxi d' 2m45 ça le fait pas du tout. Au premier tour on se fait l'escalier à la main. C'est tellement étroit que je cogne la roue droite contre un muret. La jante est tordue, j'entends l'air s'échapper. Je fonce à 16 à l'heure au camion, je redresse la jante avec ma massette, sauvé ! Au deuxième tour je vais un peu moins loin et rebelote on se pète tout à la main. Le client ne m'offre même pas un café, il a certainement perdu son manuel du savoir vivre.
Pour la dernière livraison du jour j'ai une assistance petit camion à Cazouls les Béziers. On se donne rendez vous à côté du Leader Price, c'est juste une rénovation, ça file.
Je roule jusqu'à Pamiers, Les Pujols exactement, chez Pierrot. Une putain de bonne adresse. Je tombe sur un jeune qui connaît FDR, il m'a reconnu de la vidéo que j'ai faite il y a quelques années. Ça ne valait pourtant pas grand chose.