| Carnet de bord de Avril 2018 | Partager sur Facebook |
Plus sommeil je me lève en attendant l'heure, je vois que le Pierrot ouvre ses volets. Normalement il attaque un peu plus tard. Second coup de bol la boulangère livre le pain plus tôt. Je m'envoie un pain beurre. Scanichenou le dieu du transport est avec moi ce matin. À 7h je décolle.
Une bonne heure plus tard je suis à Ax les Thermes. L'adresse est dans un col qui surplombe la ville, typiquement le truc qui plaît pas. Impossible de m'arrêter devant chez le client, je grimpe et je trouve de quoi faire demi tour. Dans ce sens j'arrive à me garer. On range la rénovation dans le garage et le client paye son café pendant qu'on fait les papiers.
En montant j'ai vu une boul ' je me prends un bout de pain, vu la météo faut être prévoyant.
Le col de Puymorens est fermé, m'en fous je prends le tunnel. Les camions que je croise sont couverts de neige. Le client tout à l'heure m'a parlé de 50 cm, ça craint. Les panneaux lumineux indiquent :PL interdits. Trop tard je continue. J'arrive au tunnel, ça c'est fait. De l'autre côté ça tombe dru mais ça descend, j'y vais cool. Je croise des gendarmes qui ne me calculent pas, parfait.
La météo dit que la limite pluie neige est à 1200 minutes, ça se confirme, plus bas c'est noir. Ouf.
Je me dis que le plus dur est fait mais ça recommence côté espagnol. L'accès au tunnel del Cadi n'est absolument pas dégagé. J'y arrive quand même. Là je me dis que cette fois c'est bon, de l'autre côté c'est la Méditerranée. Mon cul Paul ! C'est pire que tout ! Je descends à 15-20 à l'heure, pas une bagnole ne double, ils roulent sagement dans mes traces. Il y a de la schnee jusqu'à Berga. J'ai jamais trouvé si long. Dans la montée les Mossos arrêtent tout le monde sauf les véhicules chaînés.
Rebelote, à la limite pluie neige c'est terminé. À 13h je suis à Castellbell, sur les hauteurs de Barça. J'attends Nestor c'est lui qui a la clef de la maison. Il se pointe dans le quart d'heure. La rampe d'accès à la maison est bien trop raide, il tombe des trombes d'eau ce qui n'aide pas, on dépote. La palette de sable est plus lourde, j'arrive à grimper avec le chariot. C'est toujours ça de pris. Quand c'est fini je change de froc, trempé.
De là je descends en dessous de Tarragone. Je retrouve Sergi à une station où on s'est donné rendez-vous. Je lui offre le café avant toute chose. Ici il fait grand beau, la différence est incroyable avec ce matin. Le soleil, la mer, c'est un pur bonheur.
Une fois vide Laurence me fait rouler direction la France, elle m'envoie ça plus tard.
Il est 18h00 mais Barcelone passe tranquille sur l'AP 7, sur la contre allée c'est une autre histoire.
Je finis la journée à La Jonquera au milieu de mes coreligionnaires de l'Est. La pluie reprend de plus belle, putain j'aurai tout eu aujourd'hui.