FDR - Carnet de bord
Carnet de bord de Novembre 2017 Partager sur Facebook
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  • Mercredi 15 Novembre 2017
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    J'en peux plus ! En revenant de la douche j'allume la radio...j'en peux plus de cette pub sur la viande bovine. On interviewe une fausse paysanne qui élèverait des Charolaises et elle s'appelle comment la fermière ? Madame Beauchamp ! Putain on n'y croit pas une seconde. Selon ces cons de pubards un peintre doit donc s'appeler Plafonblanc et un maçon monsieur Murdroit ? Donc je fais comme pour l'autre pub insupportable pour la DS3, je coupe le son.

    Sur les coups de 9h je me fais bien chier dans la banlieue de Nancy, quelques rues bien étroites, un ou deux virages à l'équerre, je me gare à cheval sur un trottoir. Vais voir à pied, c'est bizarre la rue a des immeubles d'un côté et des maisons à numéros impairs de l'autre, et moi je vais au 4. J'appelle le client qui me dit que là je suis à son appart. Putain t'y crois ? Sa maison est à 10 bornes de là. Heureusement que je n'ai que lui ce matin. Allez, je me refais chier pareil pour sortir.

    Avec la pluie des derniers jours la maison est dans un océan de boue. Le trou de la piscine s'est rempli, impressionnant. Le client est en bottes en caoutchouc, moi j'ai failli laisser mes pompes de sécu plantées dans la merde. Je vais marcher dans l'herbe pour nettoyer mes grolles mais ça part pas c'est de la colle.

    Pour la suite c'est compliqué. Le client de ce matin ne peut être là, il me faut donc monter de l'autre côté de Metz, pour redescendre ensuite pour remonter à Thionville, bonjour les km. Ça me plaît pas. A midi moins le quart j'appelle, je tombe sur la cliente qui me dit qu'elle mange chez elle entre midi et 1h. J'arrive ! Ouh ça m'arrange bien cette affaire. Je démonte le grillage, je vide et je remets le grillage. C'est pas mon boulot m'enfin, j'ai gagné du temps et pas mal de km. Cerise sur le gâteau la camionnette de la boulangère klaxonne juste devant la maison, je me prends mon bout de pain sans avoir à chercher.

    Maintenant c'est plus cool, je monte à St Julien les Metz, c'est bien chiant comme bled. Le lotissement est dans une impasse. Je vois sur les papiers que le gars est gestionnaire. Je ne sais pas ce qu'il gère mais ça doit bien marcher, maison d'architecte sur trois étages, total luxe. En plus il est sympa. C'est un peu comme les jolies filles intelligentes, ça agace, ça rend jaloux fatalement.

    Je finis les livraisons vers Thionville chez une jeune femme toute mimie avec des zigouigouis dans les cheveux, délicieuse. Moi le gros rustre je lui demande de m'aider à porter l'escalier, aucune pitié. Bon c'est un petit Paso, c'est pas bien lourd.

    Retour au camion Pauline m'appelle, le boulot en piscines diminue, dans 15 jours je ne tourne pas. Putain un mec de ma valeur en fret industriel !!! Blague à part je suis content, ça va me changer un peu. Demain je recharge dans le 88 pour livraison dans le 25 foulée, je m'approche au mieux, le resto du marché aux bestiaux à Bayon.