| Carnet de bord de Janvier 2018 | Partager sur Facebook |
Réveil à 1h et demi pour démarrage 2h, je vais accrocher ma calèche et la sellette ne claque pas comme j'aime, elle fait un bruit sourd, bizarre. Je vérifie le verrou avec la lampe de mon téléphone et biiim je le laisse tomber sur les cailloux, jolie étoile sur l'écran. Chié !
Je monte par Epinal Metz, pas sommeil, pas un mal aux chaussettes. Après Longuyon j'ai 4h20 de volant, de mémoire il me semble qu'il y a un resto par ici. Bingo, le patelin s'appelle Iré le Sec. Je dors une demi-heure et je vais déjeuner.
A 8h moins 10 je suis devant une jardinerie, ils n'ouvrent qu'à 9h. C'est bien ce que j'avais sur les papiers, je monte à Sedan. Je me fais deux clients en bobines, c'est une boîte du 83 qui a deux filiales ici. Les deux boutiques sont éloignées de 800m, aux deux je suis tout seul, ça file.
Vers 10h je suis de retour à la jardinerie, je vais dans le magasin, la caissière me demande si j'ai un hayon ? Quand je lui dis que j'ai mieux qu'un hayon j'ai cru qu'elle allait tomber en pâmoison comme les élégantes au grand siècle. Elle me dit qu'elle a insisté, ils n'ont pas d'engin de manut'. Vu l'état de la cour en terre et cailloux pour vider au tire-pal hayon tu te fais une grosse couille. Même avec mon hayon à 4 cylindres j'y passe pas loin d'une heure.
A midi et demi je suis à l'ancienne PUM à Reims, je n'ai aucun souvenir pourtant chez Buffa on y venait de temps en temps, maintenant c'est Mittal. La procédure est ultra pénible, il me faut des bandes de gomme, faut aller les chercher à une autre porte à 1 km. Bien sûr le bureau est fermé, faut attendre. J'ai du bol, un mec revient avec son casse-dalle, je l'attrape au vol, il râle. « J'ai même pas le temps de manger. » Je lui réponds que moi non plus et que je suis levé depuis certainement plus longtemps que lui. Ça va quoi merde les pleurnicheries. Il me file 8 rouleaux de gummi et je retourne porte 14. J'ai deux portes à faire, c'est chiément long. J'ai commencé à tricoter une sangle pour deux ou trois bobines mais le mec refuse, une sangle par bobine. Putain mon pauvre si t'avais vu mon chargement de Tillet à la montée ce matin tu te coupais les veines ! Boh ça fait prendre l'air à ma caisse de sangles. A 15h30 je me casse.
Je combine mes heures pour finir au mieux, je pense couper à La Veuve mais Pauline m'envoie un message. Faut que je vide demain et que je recharge du Profil C, donc avant midi. Je pousse jusqu'à Perthes, le temps de me garer j'écrase l'amplitude de 3 min, c'est grave docteur ?