| Carnet de bord de Novembre 2018 | Partager sur Facebook |
J'ai la douche numéro 3, la même qu'hier. Vers 6 h je mets en route, histoire de passer Barcelone à la fraîche. Le temps de faire le plein à Tarragone, l'heure fraîche est passée, en plus il tombe des seaux d'eau. Je pensais pédaler des plombes, mais finalement j'aurai perdu 6 minutes sur l'heure au gps, c'est correct.
A 9h je me présente à Riudellots dans une usine qui emballe du sel. On me donne un quai de suite. Le quai est mal foutu, en pente, pas de place pour s'aligner, espagnol quoi. Un mec de l'usine en porteur arrive, il est fort peu doué, j'ai vu le moment où il m'arrachait la cabine. Je descends le guider, j'épargne ma carrosserie. Bien sûr le cariste le charge avant moi. Je monte au bureau faire les papiers. Le patron de la boîte a vu mon chariot, il cherche un transporteur pour faire de la France en chariot embarqué. Je lui dis d'appeler chez nous. Je ne veux pas le décevoir mais nous c'est du transport retour pour rentrer sur Besançon, on ne pourrait pas lui faire grand chose. Je n'en dis rien, qu'il appelle, il verra bien. A 11h je me casse, chargé complet.
Il y en a un qui a eu chaud, sur le viaduc du km50 un porteur s'est couché, il a tapé les glissières, sans tomber dans le ravin. Il peut brûler un cierge.
Une fille de chez Waterair veut des clops, ma fille du shampoing, je m'arrête à la Jonq' comme d'hab'.
Je me fais une remontée tranquille, quelques coupures par ci par là pour faire joli sur la carte. Je sors à Valence nord et je remonte pour concilier les heures et un troquet. Le dernier avant l'autoroute c'est la Tour d'Albon, pile poil. A table je tombe sur un Hollandais, il ne veut pas de vin. Ah ? Bizarre. Il m'explique qu'il a chargé la mule hier soir avec un collègue. Et ils étaient où ? A Cambrils. Comme moi. Il a démarré tôt, chargé à la zona franca, les trombes d'eau à Barcelone, le porteur accidenté et il arrive ici avec 9h et demi de volant. Tout comme moi. Étonnant non ?