| Carnet de bord de Janvier 2018 | Partager sur Facebook |
Café croissant douche, décollage à 6h. Je descends à Besac', attention les radars après St Dizier, j'ai récupéré 4 points, faudrait essayer de les garder un peu.
A 9h et demi je suis à Miserey, pas loin de Devecey donc pour vider la moitié de la remorque. Il tombe des seaux d'eau, avec le vent en tempête c'est infernal. L'eau coule du toit, je suis trempé. Mouillé pour mouillé je prends le temps de dessangler le lot de devant, là bas ça se vide à quai. Je remballe mes 15 sangles et je descends dans la zone des Tilleroyes. Un Perrier est à quai, je prends sa place ensuite. Ça roule.
Une fois vide m'en vais à Franois. Pauline me dit qu'il y a 5 colis à récupérer mais on n'en sait pas plus. Sur le chantier il y a une chiée de palettes Profil C, du bardage, des panneaux, mais je prends quoi ? Il n'y a personne. Je passe un ou deux coups de fil et je tombe sur le Ludo, le mec du transport chez Profil C. Il se renseigne... Putain un truc qui devait durer un quart d'heure, ça prend deux plombes... Il me trouve des numéros de colis, ça va tout de suite mieux. Je pensais descendre vider à Vaudrey dans la foulée mais non Pauline a besoin de moi dit-elle. Donc je me prends un bout de pain et je vais vider ça chez nous. Je devais faire un tour de Tillet mais finalement il faut peut-être une semi à fosse, c'est pas clair, personne sait rien, on est dans le transport quoi. Tout est normal. Du coup l'heure tourne, elle change d'avis, je charge deux lots pour le 95 et le 76. Finalement j'y gagne, en plus j'ai trois heures de coupure dans la cour, c'est parfait. Je me charge et à 4h je file. J'ai rdv à 8h demain matin à Montmorency 95, ça va mais la marge n'est pas énorme.
Je monte par l'A6 en coupant par Dijon. A 20h pile poil je suis posé au resto de Courtenay. Je me retrouve à table avec un pilote de convois, il dit qu'il parle 9 langues, qu'il est Yougoslave d'origine. Bon. Pour moi c'est mytho, c'est pas le premier que je vois. A la table à côté arrive un peu plus tard un gars qui ne parle pas un mot de français. La serveuse pensant qu'il est Roumain appelle sa collègue. La fille d'origine roumaine parle, j'imagine que c'est du roumain. Le gars ne comprend pas. Entendant ça mon voisin entame la conversation, en fait c'est un Bulgare. Oui un Bulgare au resto, j'ai jamais vu. Le mec raconte qu'il fait France Allemagne et un peu d'Italie, tout ça traduit par mon voisin. Au bout d'un moment il me dit : « heureusement que je ne suis pas un mytho, sinon je passerais pour un con là. » Oui c'est ce que je me disais. Respect.