FDR - Carnet de bord
Carnet de bord de Avril 2018 Partager sur Facebook
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  • Mercredi 18 Avril 2018
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    Ici il n'y a pas de douche, donc on déjeune et on se casse. A huit heures et demi je suis garé devant chez Waterair, et Nicolas arrive peu après. Je dépose ici une piscine problématique, qui aurait dû être livrée à Barcelone en ville. A l'agence, il y a bien une douche, mais le chauffe-eau est cassé, on verra ça plus tard.

    On se cadre avec Nestor pour se retrouver à Castellbell, le client tient absolument à ce qu'on rentre les margelles dans le garage, il est parti chercher la clef chez le gars. Je suis le premier sur le chantier, je débâche et je monte la palette sur le terrain avec le chariot. Le jardin est toujours un lac de boue, comme la semaine dernière. Je m'enlise avec le Moffett. Un peu de blocage différentiel, un peu de pelletage de boue, j'abandonne la palette dans la merde, et j'arrive à m'en sortir. Quand Nestor arrive, on se dépote les margelles à la main.

    Je ne redescends pas à Barça, je coupe au travers pour rejoindre Lleida. Cette connerie de palette m'a mis bien en retard, j'avais mis 11-13, j'arrive pourtant à 13 heures passées.Sur place, il y a Enrique, le chef de Waterair, c'est la première fois que je le voyais. Livraison facile, lotissement facile, ça change.

    On se trouve un parking à côté d'une station pour casser la croûte. Je vais boire le café au bistrot. Pour repartir je passe par la piste de la station, je m'arrête au stop. Et boum. Un branquignol en 307 a quitté sa place de stationnement sans me voir, il a ruiné son pare-choc dans le pneu de mon tracteur. Je descends voir, on discute. Il me dit qu'il ne veut surtout pas faire de constat, moi comme il a tapé dans le pneu je n'ai aucune trace, je lui demande s'il est bien certain, et l'affaire est entendue. Je remonte dans le camion, et re-boum ! Je redescends, on rediscute, et re-pas constat. J'en ai déjà vu des mecs chelous dans ma carrière, mais celui-là il vaut des points.

    De là on monte dans la province de Huesca, c'est pas loin. Je fais la dernière piscine du jour chez un paysan bien sympa. Il me raconte qu'il vient de s'acheter une moissonneuse d'occasion en France, il était tout content de me l'apprendre.

    Il ne nous reste plus qu'à rouler, mais on n'est toujours pas douché. On répare la faute à Alfajarin à l'entrée de Saragosse. 30 minutes montre en main. Il ne me reste plus qu'à finir mes heures en direction de Madrid. Je me pose au relais du kilomètre 103, ma gamine est sciée par la qualité du repas, le décorum, les nappes et serviettes blanches, tout ça pour 10 balles le menu. Tu croyais quand même pas que ton papounet allait t'emmener dans un restaurant tout pourri ?