FDR - Carnet de bord
Carnet de bord de Septembre 2017 Partager sur Facebook
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  • Jeudi 21 Septembre 2017
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    La journée commence mal, ils ont refait une super salle de bains dans l'arrière salle et moi je me paye la vieille douche dans les chiottes, refaite à neuf mais quand même.

    A 8h je suis chez des jeunes retraités à Béthune. Le client sort le camping-car, enfin le camping-kèr comme il dit avec son accent ch'ti. C'est plutôt entre kèr et kôr d'ailleurs. C'est la manœuvre du siècle pour sortir la bête de la cours. Avec sa femme ils me racontent qu'ils sont d'anciens mariniers, ils avaient une péniche de 50m, ils sont allés jusque sur le Danube. Comme sur la route le boulot est ratissé par des polonais avec des matelots roumains, rien qui me surprend. Si une surprise quand même, lui touche 800 et quelques € de retraite, elle, 240. Le camping-car et la piscine, toute petite, ce sont les économies de toute une vie.

    Je coupe au travers pour finir mes livraisons entre St Omer et Dunkerque. Le coin n'est pas facile en semi, des routes étroites dans le marais, coupées à l'équerre, avec des fossés profonds, vaut mieux pas se gourer. Je me gare devant chez un type, sa piscine est à l'intérieur sous un préau, avec le climat ici c'est plus sage. Il me parle de sa femme, patati et patata. Sauf que l'adresse est au nom d'un Marc et le chèque de la rénovation aussi. Je pense que sa femme est du sexe masculin. Il me raconte des salades ? Si c'est le cas, s'il savait combien je me fous de sa sexualité, il fait ce qu'il veut je m'en tape et surtout ça ne me regarde pas.

    Comme d'hab' j'ai reçu mon retour hier soir. J'ai deux ramasses. A midi je suis à Houplines chez Heppner. A Houplines je pensais charger du Soupline pour la rime riche, mais ils n'ont aucun talent poétique, ce sera des bonbons. Ça pinaille un peu, à midi et demi le gars ferme boutique jusqu'à 13h. Pas grave je suis à quai, j'en profite pour manger aussi. A 1h ils reviennent, on me charge avec un tire pal qui prend les palettes deux par deux, ça file.

    Ensuite je descends à Seclin aux transports Leroy comme le dernier coup que je suis venu dans le nord. Les mecs sont bien sympas, en un quart d'heure c'est chargé. Je préviens Laurence qu'il me reste un chouilla de plancher, elle me dit de rouler.

    Jusqu'à Cambrai c'est chiant, je garde l'autoroute jusqu'à St Quentin sud, comme d'hab'. Ensuite la 44 est roulante c'est de la route à camions. Je me fais un dernier bout de coupure dans un bois du côté de Laon, ça tire au fusil. Je sais pas si le chasseur picard est adroit, pas trop envie de me prendre un plomb dans le cul. Je suis impressionné par le nombre de cartouches qu'ils tirent.

    A Perthes j'arrive un peu tard, il n'y a plus de place chez Serge, je me rabats sur le resto dans le village, pas mal non plus.