| Carnet de bord de Septembre 2017 | Partager sur Facebook |
Réveil 6h moins 10, je chope un coup de flemme, pas envie de traverser tout le bled à pied, je mets en route. Hier je voulais mettre du gas-oil à la Veuve mais il y avait la queue. L'odb m'annonçait 300km, c'était bien suffisant pour aller à Langres. Sauf que la réserve s'est allumée, le bazar m'annonce 200, puis 100km d'autonomie, puis moins de 50... Je roule à 80, ça remonte un peu, c'est ridicule mais ça me rassure.
Arrêt pain-beurre café douche au Trucker Land, c'est la deuxième fois cette semaine alors que je n'y étais pas venu depuis des lustres. C'est toujours comme ça. Il n'y a pas eu de génération spontanée de gas-oil dans le réservoir pendant ma coupure, j'avoue que ça me stresse un peu. Si si, même moi j'arrive à stresser alors que c'est moi qui ai enseigné la zénitude au Dalaï Lama, c'est dire le fuel qui reste … Je me dis que d'ici ça descend jusqu'à Langres sud.
J'arrive à l'AS 24 sans désamorcer, si ça se trouve je me suis inquiété pour rien il en reste peut-être 10 cm au fond, avec le zinzin antivol on voit rien. Deux pompes sur quatre sont en rade, il y a la queue ici aussi mais là j'ai plus trop le choix.
A 10h et quart je suis chez ITM et c'est le drame. Le gardien ausculte mes papiers et vois que les chocolats c'est pas pour eux mais pour Colruyt à côté. Sûr de moi je lui dis que non, l'adresse c'est bien ITM mais le BL est bien Codifrance. Putain ! J'appelle Laurence. Elle se renseigne, c'est l’affréteur Heppner qui a confondu. Purée quand tu connais la réception des deux entrepôts, tu risques pas de confondre Colruyt et Inter...
On me fait entrer pour vider le café, ça file. Je ressors et je sonne chez les pénibles. J'ai presque une heure de retard donc bien sûr, le mec me refoule. J'ai beau lui montrer les papiers Heppner, que j'y suis pour rien, il ne veut rien savoir. Je lui fais signer mon récép' et je me lâche : « Merci, vraiment merci, je suis quitte de rester deux plombes ici à attendre vos contrôles à la con. Le seul que je plains c'est mon collègue qui va venir se faire chier lundi dans c'te boîte de merde. » Il est resté comme deux ronds de flan... Ouh que ça fait du bien, je sors de là gonflé à bloc.
Une heure après je suis au dépôt, je me débarrasse des calendriers de l'Avent et je fais le plein.
Je mange un morceau sur l'autoroute sur un parking au soleil, ce temps est divin. A 4h je suis à Seppois. J'ai croisé Sylvain, il ne reste donc que Michel qui finit quand j'arrive. J'ai beaucoup de margelles, faut gerber, pas le choix. Fabrice est tombé en panne de bagnole, je le ramène chez lui, c'est pas un gros effort il habite Granvillars, on passe devant.
On est vendredi c'est le bordel dans les travaux à Sevenans, il paraît qu'il y en a encore pour deux ans, ça promet. On a concentré au même endroit la gare TGV et le grand hôpital Belfort Montbéliard et après ils s'étonnent que c'est le binz à l'échangeur de l'autoroute ?
A 18h je décroche au bout de la rue, bon week à tous, le ciel vous tienne en joie.