FDR - Carnet de bord
Carnet de bord de Janvier 2018 Partager sur Facebook
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  • l'Ariège oklm
    merci les gars
  • Mardi 23 Janvier 2018
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    Café douche et à 7h je démarre eul' bouzin. Je commence à Lézignan Corbières sur les hauteurs. J'avais jamais remarqué qu'il y a des hauteurs, ce bled me semble tout plat. C'est un peu fin, le lotissement est en cul de sac en camion, pas facile facile.

    De là je descends au Boulou, c'est con. J'ai une autre piscine à Pamiers, c'était plus logique d'ici d'y aller et de descendre ensuite à Perpignan, d'autant qu'après je vais en Espagne. Le programme n'a pas été fait comme je voulais, tant pis.

    A 10h je m'enfile dans Villelongue dels Monts, j'y suis déjà venu, c'est une galère. Je me dis que ce sera peut-être pas dans la même rue... Il me faut tourner à droite, je suis déjà presque coincé entre deux maisons de ville. Je vais voir à pied si ça vaut le coup que j'insiste, après c'est pire... En revenant au camion je vois une tête qui ne m'est pas inconnue, c'est Marc le monteur Waterair de Trouillas. Il m'a vu passer et vient à ma rencontre. Putain j'ai jamais été aussi content de le voir. Mon sauveur. Il m'aide à manœuvrer pour sortir de ce bordel. La rue plus bas je fais demi-tour, ouf. On va voir avec sa bagnole, on se retrouve de l'autre côté d'où j'étais bloqué.

    On livre un citoyen Norvégien qui habite en Suède pas loin de Stockholm, qui va venir passer la retraite ici. Et aussi pour être plus près de son fils, marié à une polonaise de Hong Kong il vit en Espagne paraît-il. Y en a qu'ont des vies pas banales. Tout ça en allemand parce que le suédois et moi ça fait deux. Je discute avec le monteur, je lui dis que je vais à Pamiers, il me déconseille de couper par l'interdiction, les flics y sont souvent en ce moment. Je me dégonfle, je fais le tour par Narbonne Carca Mirepoix.

    A 16h je suis chez le client, de l'autre côté de Pamiers. Je m'arrête devant chez le client, il me dit de faire demi-tour sur la place de l'église, cool c'est large. En revenant les roues de la semi mordent dans l'herbe, c'est détrempé...et c'est le drame. La remorque descend dans le fossé. Heureusement je roulais tout doucement. Je descends voir, ça fait des craquements inquiétants, j'ai vu le moment où l'ensemble allait se coucher dans le champ... Là je suis bien bien dans la merde. Le client appelle un voisin qui vient avec un tracteur. Le gars n'est pas très chaud pour toucher quoi que ce soit, il a peur que ça benne et d'entraîner son tracteur avec. C'est pas faux. Il appelle son frère puis arrive leur associé du gaec. Nous vlà avec trois tracteurs ; avec un câble attaché au châssis de la semi le premier se met dans le verger en haut, le deuxième attrape une botte de paille avec ses fourches pour pousser sur le montant de mes portes histoire de ne pas benner et le troisième me tire avec une chaîne. Le client fait le chef d'orchestre pour que tout le monde avance ensemble et ...miracle...ça sort ! J'avais évidemment prévenu mon patron, si ça n'avait pas marché avec les tracteurs il y aurait fallu une grue...avec la facture qui va avec. Quand c'est fini je veux leur donner chacun un billet de 20 balles c'est bien le minimum mais ils refusent. « oh quand on est dans la merde, on est bien content que les copains viennent aider, on sait tous ce que c'est, t'inquiète. » Je remballe mes biffetons. Je bloque la route mais chat échaudé ...je vide comme je suis, le client fait faire demi-tour aux bagnoles qui veulent passer. Une fois vide la tension retombe, putain !

    J'appelle Gérald pour lui raconter ma mésaventure, il me dit qu'on a eu cette conversation lundi ; le fret à côté des piscines c'est les vacances, pas de soucis d'accès ou de route qui se dérobe sous tes pneus, les vacances.

    Ne me reste plus qu'à rouler direction le sud. Comme à chaque fois je suis surpris par la frontière entre Bourg Madame et Puigcerda, un rond-point tu es en France, le suivant en Espagne. J'entendais à la radio que Puigdemont voulait revenir en Catalogne sans se faire arrêter, il peut passer ici c'est tranquille.

    Tunnel de Cadi, puis je descends la montagne, fin de journée vers Sallent au seul routier que je connais avant Barcelone. J'ai mérité ma cerveza.