FDR - Carnet de bord
Carnet de bord de Mai 2018 Partager sur Facebook
  • Photos
  • Saleilles 66
    Péli grup
    Lloret de Mar
  • Mercredi 23 Mai 2018
  •  

    Je vais me foutre à la bourre mais tant pis je coupe 11h, après ça n'ira plus. Je décolle à 8h moins 20 douché et caféiné.

    Je commence par une rénovation au sud de Perpignan, la petite dame a mis un post-it avec son 06 sur la boîte aux lettres. Avec la perspicacité qui me caractérise je me dis que c'est pour moi. Bingo elle arrive dans les 5 min. Un coup de fourches, un chèque et zou !

    Je me pointe à 11h à Lloret de Mar, on s'est loupé avec Nestor il m'attendait je ne sais où. Le portail du client n'est pas normalisé, le chariot ne rentre pas. Donc on se paye tout le bordel à la main. Le client a un diable, parfait pour le liner et les tôles. En bout de fourches j'arrive à déposer les margelles sur un coin de terrasse, c'est toujours ça à ne pas dépoter.

    Ensuite on va à Santa Perpetua mais dans le bled, je trouve la rue, j'attends Nestor qui vient avec un monteur, ici aussi il faut tout dépoter à la main. Un moment après il m'appelle : t'es où ? Devant chez le client. - Moi aussi ! Oups ! En fait il y a deux rues avec le même nom. T'y crois ? Pasatge ou carrer. Heureusement c'est à 300m, je me fais bien chier dans des ruelles. On démonte tout le bazar et je file à l'agence, de l'autre côté de l'autoroute, je dépose 4 palettes. Je tombe sur Jacques le cadre sup' qui nous chapeaute, il vient faire son tour d'inspection. Je lui raconte que le chauffe-eau est en rade depuis un moment, on ne peut pas se doucher et les filles se lavent les mains à l'eau froide. C'est le moyen-âge. Ce n'est pas son problème mais vu sa place dans l'organigramme Waterair, quand il parle les autres l'écoutent...

    De là je fonce à Castellbisbal, c'est Enrique le boss d'ici qui a vendu une piscine. J'ai le nom du lotissement mais il est énorme, une dizaine de rues. Encore une adresse espagnole quoi ! Je l'appelle, il me dit, carrer de Monjuic. Ça va tout de suite mieux. Je vide dans un énorme garage qui fait tout le sous-sol, la porte est énorme ça rentre avec le chariot. En ressortant la ficelle rouge de sécurité se prend dans le toit du Moffett, vlà pas la porte qui dégringole de tout son poids ! Putain une porte sectionnelle comme ça, ça doit coûter un bras ! Me vlà enfermé dans le noir. Avec les feux du chariot je trouve la lumière. Après deux ou trois manip' j'arrive à rouvrir la porte, la lèvre en caoutchouc du bas est bien épaisse, ça a amorti le choc. Putain sur le forum je mettrais le smiley « siffle siffle ».

    Purée depuis ce matin je suis ric rac dans les créneaux que j'ai donné mais j'ai pas arrêté et j'ai pas bouffé ce qui est pire. J'ai encore une livraison avec Sergi cette fois du côté de Vilafranca. Il m'appelle, t'es où ? Viens vite, il faut que je parte j'ai un rendez-vous à Tarragone après.

    En venant j'ai vu un méga bouchon sur l'AP7, deux camions se sont frottés, ça refoule sur la C jesaisplusquoi. Je coupe au travers pour reprendre l'A2. Je ne suis pas venu par là parce que le lotissement est côté Terrassa vous voyez ? Bref, c'est la merde.

    A 17h je retrouve Sergi, enfin une livraison facile avec une adresse correcte, ça repose.

    Il ne me reste plus qu'à rouler direction Madrid. Depuis Vilafranca ça ne vaut pas le coup de remonter prendre la N2 , je prends pour la première fois l'AP2. C'est un peu l'A39 catalane, on se fait chier mais on avance. Je finis la journée à Alfajarin à mon pc habituel avec 8h50 de volant. Je me voyais mal finir les 10 minutes pour couper où ? Ici on mange bien et les douches nickel-chrome.