| Carnet de bord de Mai 2018 | Partager sur Facebook |
Café, napolitano, douche et zou ! Première pause au km103, je crois avoir déjà dit que j'adore l'endroit, je rebois un café avec une connerie, ça tue 15 minutes.
A 11h pétantes je suis dans un lotissement de Paracuellos de Jarama. Enfin non, pas dans, devant le lotissement. Comme hier il y a une chiée de rue, j'ai le 38 comme adresse, mais quelle rue ? Des 38 il y en a dix. J'appelle Isidoro, il est sur messagerie. La guérite du gardien n'est plus qu'un souvenir. Je cherche une solution quand je vois arriver la Fiesta du commercial. Ouf ! Je le suis dans le dédale des rues de l'urbanizacion. Cerise sur le gâteau, cherry on the cake, cereza encima el pastel, la maison n'est pas au 38 mais au 48 de la calle. J'adore la précision des adresses en Espagne. En deux coups de cuillère à pot c'est vide.
Un peu de ménage et je préviens Laurence que je suis vide. Mardi quand je me suis annoncé vers elle je lui ai bien dit que je devais être samedi 10h aux piscines. Donc c'est compliqué pour me recharger, faut impérativement un truc qui passe à quai. Waterair s'en foutent de nos problèmes de rechargement, c'est un trafic dédié, ils payent, donc ils veulent leurs camions en temps et en heure. Donc pour changer je vais au pinard à Narbonne. On s'est mis d'accord sur vendredi 10h, ça va aller pile poil. Venga.
A 14h je m'arrête au km 112. Quand j'ai fini de manger la fille me file un ticket à 14€10. A la caisse je demande si c'est le tarif chauffeur, je débourse 10€90, c'est plus le tarif en Espagne. J'ai bien fait de réclamer.
Quelques km plus loin je me fais doubler par un motard de la guardia civil, il me regarde et passe son chemin. Le deuxième me regarde, je le regarde, j'ai la ceinture (pour une fois), pas de téléphone, rien à me reprocher. Il reste à ma hauteur un moment et me met le gyrophare, normal, je le suis à la première sortie.
Lui : est ce que tu as un certificat médical pour non port de la ceinture ?
Moi : ben non !
Lui : tu habites en Espagne ?
Moi : ben non, en France
Lui : alors il faut que tu payes maintenant.
Il a vu ma pince pour détendre la ceinture, en Espagne c'est considéré comme non port de la ceinture...200€ !
Je pensais naïvement qu'il allait me faire la morale et basta. Mon cul Paul ! Je le vois tapoter sur sa tablette. Ah les gaziers sont équipés ! Dans un coffre ils ont la tablette, une imprimante et un terminal carte bleue. Il me dit : « si tu payes de suite c'est moitié prix, 100 au lieu de 200. » Bé vas-y, fais toi plaiz' ! Après que j'ai sorti la Mastercard, il m'appelle Pierre, me demande où j'habite, ce que je fais... Sans déconner ? On n'est pas copain, va te faire sodom'. Après je me dis que j'ai une quinzaine pas belle, il ne m'a pas contrôlé les heures, ça va. Mais putain 100 boules ça fait mal au cul. Tout à l'heure j'ai gratté 3€20 au resto, là j'ai 97 € dans le fion.
Plus loin je suis un espagnol, mes deux copains nous rattrapent et le font sortir au resto d'Alcolea del Pinar. Rebelote un quart d'heure plus loin, ils chassent les bâtards, peu importe la nationalité du camion.
Je finis ma coupure sur l'A2 après Saragosse, le bout où il y a 75% de réduc avec le télépéage. Retour sur la N2 à Fraga, j'avoue que j'adore la N2 dans le désert des Monegros mais sur l'autoroute ça file sans être secoué sur ce goudron de merde. Encore que dans le sens Madrid-Granges la Ville la route est moins défoncée qu'en face.
Fin de mission à la Petromiralles à Tarrega avec 10h03 de volant pour 857km, au bout du bout. Je vais me jeter una caña bien méritée.