| Carnet de bord de Juin 2018 | Partager sur Facebook |
Voilà typiquement le truc qui m'énerve, hier soir j'ai demandé l'heure d'ouverture, 5h30 on m'a dit. Donc je mets le réveil à 5h25, le temps d'aller au troquet à pied les croissants seront cuits. Bé mon cul Paul ! C'est tout fermé. Un jeune gars se pointe dans les cinq minutes, le temps que ce mollasson ouvre on paume encore cinq minutes. Il dit qu'il est fatigué, je lui réponds qu'il n'a que 25 ans à tout casser. C'est pas pour les dix minutes, je m'en fiche mais un peu de rigueur ne nuit pas.
A 8h et demi je suis à Pouillon, je dépose une grosse rénovation. La dame me dit qu'elle a 80 ans, que son mari a fait un AVC, l'échelle c'est difficile, elle profite de la rénovation pour mettre un escalier. En partant je leur donne rendez-vous dans 20 ans pour la prochaine rénovation, faut garder espoir... Ensuite je vais me perdre dans un bled pas loin. J'appelle la cliente deux minutes trop tard, au carrefour j'aurais dû prendre à gauche. Une manœuvre hasardeuse et j'y arrive. Ici je livre une réno simple, vite fait bien fait.
Après ça je vais au bord de l'Adour. Je suis déjà venu par ici, je m'étais bien fait chier...bé ça n'a pas changé. Le chemin devant chez les clients est vachement étroit, je dois faire rouler le chariot sur le talus, c'est bien chiant. Heureusement c'est un kit « du dessus » et un escalier tout seul, donc en deux coups de fourches c'est torché. Je me prends une dernière baguette tradition avant de passer la montagne.
Séquence gros kif, je vais après Vitoria, donc je monte par l'Etxegarate, nostalgie. J'ai une piscine à Biarritz qui a été reportée donc j'arrive tranquille dans les temps. J'avais prévenu Javier dès hier, ça l'arrange. C'est lui qui a les clefs de la maison, on se débrouille tout seuls. Il n'arrive pas à arracher des piquets que le client a planté, le gars voulait savoir s'il y avait des rochers dans son terrain. Une sangle autour des fourches et j'enlève les ferrailles, fastoche.
Quand on a fini je vois que Roman m'a textoté, il voudrait que je ne vienne demain qu'à midi dans la province d'Avila. Ça ne m'arrange pas m'enfin, on fait ça.
Il ne me reste plus qu'à rouler, je garde l'autoroute jusqu'à Burgos, tant pis pour le magnifique défilé de Pancorbo, il est déjà en photo cent fois sur FDR. Je termine mes heures à l'entrée de Valladolid. C'est l'avantage par ici, il y a un resto à chaque sortie. Je me gare avec 8h58 de volant, mieux que sur le plan.