FDR - Carnet de bord
Carnet de bord de Mars 2018 Partager sur Facebook
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  • Pyla sur Mer sous le déluge
  • Mardi 27 Mars 2018
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    C'est Sevket qui m'a rafraîchit la mémoire, j'avais complètement oublié ce resto. A l'époque Begey on venait livrer des produits chimiques à la mine d'uranium juste au-dessus. C'est une bonne adresse au calme. Le resto, pas la mine. La douche est un peu vieillotte mais propre. A 7h je décolle.

    Je devais commencer à Blaye à 13h, sur les coups de 10h j'appelle le client, il veut bien que je vienne. Juste avant 11h je suis dans la rue, le chemin plutôt. Ça me semble bien étroit je vois voir à pied. Ça doit le faire. Je me sers au mieux dans un coin de route. Je descends le chariot. Il tombe des cordes.  Obligé de passer dans l'herbe,  je prends soin de laisser une roue sur le goudron mais avec le dévers le zinzin descend et je m'enlise instantanément. Je  cherche le blocage de différentiel, trouve pas.  J'appelle mon collègue,  je lui demande.  Il me dit :" fais gaffe ça s'enlise comme rien cette merde." Ah ben merci du conseil... Avec une pelle je dégage de la boue derrière les roues.  Mon cul Paul.  Heureusement Sevket a un câble enroulé dans la roue de secours. Je l'attache au cul de la semi et je mets le client au volant du chariot. Ça sort sans forcer bien sûr.  Sauf que le client ne sait pas s'arrêter et il cogne une fourche dans la plaque d'immatriculation de la remorque.  Il s'excuse.  Qu'est ce que je peux dire ? Rien,  il m'a rendu service,  ça fera une plaque et voilà. 

    Vu l'heure la traversée de Bordeaux est tranquille. Je fais mon dépucelage de couverture à Canéjan chez une fort jolie femme d'ailleurs.  La rue est large,  pas besoin de rouler en crabe. 
    De là je fonce à Arcachon,  Pyla sur Mer.  Putain c'est loin. Il fait toujours un temps de chien,  un vent terrible.  Ça commence mal le client n'est pas là et le monteur n'a pas le chèque.  J'attends... Finalement le monteur me fait un chèque de sa société.  Je vide. La rue est étroite,  le terrain en pente,  c'est ultra chiant. Il me faut monter à chaque fois sur le trottoir d'en face et en redescendant ça cogne. Les pneus sont en bois c'est pas possible !  J'aurai perdu 1h et demi ici. 
    Donc j'arrive en plein merdier à Bordeaux.  Et là pas d'alternative,  faut suivre la procession.  On est arrêté 4 km avant la rocade,  c'est rouge partout. J'appelle la cliente,  elle est bloquée aussi mais plus haut. 
    J'arrive à Quinsac à passé 19h,  hors créneau,  mais les clients comprennent. Encore heureux.  Il pleut toujours j'en ai ras le cul.  30 de coupure pendant que je vide.
    Je comptais descendre direction Pau mais j'en ai trop marre,  m'en vais couper à La Réole. 
    Je change de froc et vais me jeter un kir.