FDR - Carnet de bord
Carnet de bord de Mars 2018 Partager sur Facebook
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  • Vendredi 30 Mars 2018
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    Réveil vers 6h,  m'en vais déjeuner et me doucher chez les Lusitaniens à l'entrée de la zone.  C'est ultra propre,  une bonne adresse d'autant que les restos routiers sont rares dans le coin. 
    Retour à l'usine, je débarque le chariot et je dégage les deux couvertures histoire d'être vide et d'éviter les discussions.  À 8h je me présente au bureau,  ce n'est pas la même fille qu'hier,  elle m'envoie charger.
    Faut ouvrir les deux côtés,  la pluie commence à tomber. Il faut sangler,  je joue au plus fin,  une sangle par ci par là.  Le cariste s'en aperçoit,  il me fait sangler chaque paquets. À 9h je recharge les bâches et je file.
    Là faut avouer , c'est le pied intégral.  La N88 !  Pourvu qu'il n'y ait jamais d'autoroute ici.  C'est trop beau ! Avec 25 tonnes et le chariot j'ai le temps d'admirer le paysage. 
    Je m'arrête avant Le Puy,  non pas pour voir le héros de Samu mais pour faire quelques courses. À côté d'une salaison il y a un marché paysan.  Je fais le plein de saucisson,  jambon cru,  fromage de brebis. 
    Pressé mais sans plus je fais pour la première fois le tour du Puy. Purée c'est long !  Je fais tirer au max pour ne faire qu'une coupure. Faut que je vide au dépôt,  demain j'ai piscine.  C'est vendredi saint pour les catholiques,  férié en Alsace donc on charge demain comme tous les ans. Je dis les catholiques,  j'ai l'air de m 'exclure, je suis baptisé.  Les cathos ne sont pas les pires finalement,  la place de la femme n'est pas parfaite mais quand je vois le modèle de société proposé par d'autres religions...
    Et pis nous on crache pas sur le pinard.  C'est juste ce qu'il me manque à midi.  Posé au péage de Montluel je ne résiste pas à attaquer le fromage que j'ai acheté tout à l'heure.  On dirait du Cantal vieux mais c'est de la tomme de brebis.  C'est à tomber.  Je suis assez chauvin sur le fromage Comtois,  mais là,  y a du lourd ! 
    17h30 je suis à Devecey.  Le jeune Arnaud prend le dernier quai libre pour un quart d'heure,  j'ai le temps de virer les sangles.  Ensuite je me vide.  C'est chiant le quai est blindé de cam.  Un peu de patience et ça le fait. 
    Un coup de gasoil, je  remonte une dernière fois les deux bâches et je me rentre. Je suis le dernier,  c'est moi qui enclenche l'alarme,  ils sont un peu fous de me faire confiance avec ce truc et des loupiotes qui clignotent quand c'est bon. J'ai jamais rien compris. 
    20h45 je me gare sur mon trottoir.