FDR - Carnet de bord
Carnet de bord de Novembre 2017 Partager sur Facebook
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  • Mercredi 1 Novembre 2017
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    Grâce au forum FDR on se retrouve avec Péli pour le petit déj', c'est la première fois que je vois son camion en vrai, c'est dommage qu'il soit si vilain...Blague à part, il s'est offert une magnifique machine.

    L'après-midi on s'est fait une longue balade au bord du canal à côté, histoire de se crever un peu et éliminer du lard pour moi. Du coup la journée est passée vite, merci à Fabien d'être venu planter là, c'était fort agréable.

     

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  • Orange...
    la ville de la guerre
  • Jeudi 2 Novembre 2017
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    Café douche, à 7h et quart je décolle enfin. Je monte à Noves juste de quoi faire recharger les batteries, même si les batteries je les ai rechargées hier en faisant un peu tourner le bouzin. Ça charge chez Perrenot, anciennement Fourchet Frigo. Il n'y a qu'un camion devant moi, ça va. Ça va moins bien pour les papiers, c'est long. J'ai chargé plusieurs lots, mais la fille n'a pas les BL pour toutes les commandes. Je lui explique que chez ITM si j'ai pas tous les BL ça va pas le faire. Je préfère attendre un quart d'heure ici que me faire refouler demain matin. Elle envoie un mail, passe un coup de fil, ça vient. En attendant je regarde la cour par la fenêtre. Un gars de chez eux se glisse sous une semi. Il ne lève pas les suspensions, il dépasse la cheville bien sûr et c'est le déflecteur du Range T qui cogne dans le tablier de la semi. Au bruit il s'arrête, il descend voir, il lève les épaules et remonte dans la cabine. « Notre chauffeur c'est le meilleur. » Après faut pas faire de généralités mais là c'est une caricature de mec qui s'en branle.

    Ensuite je monte à Orange dans la ZI, bon à Orange c'est facile il n'y a qu'une zone indus, là où il y a Isover. Je complète pour Système U. Un demi camion + un presque demi camion, ça fait quasiment un complet, Laurence me dit de rouler. Ça me va.

    Je sors à la nouvelle sortie à Mornas pour me prendre du pain à Donzère. Je jette un sort à la ficelle à l'Isardrôme.

    A 2h et demi je suis chez Jeantet à Genas. Je leur demande un quai et un tire-pal, le mec me dit qu'il n'a pas le temps. Teu teu teu, du calme, je demande juste un quai et un engin, je me débrouille. Il me file le quai 6, je refais mon chargement. Personne ne m'a rien demandé, mais d'une part j'ai le temps, d'autre part si je tombe sur une buse demain il ne voudra pas me vider. Donc je remets tout dans l'ordre.

    Détendu, je remonte tranquillou. Sortie à Mâcon nord pour ne pas trop payer, je finis cette journée tranquille chez le José à Beauchemin. Il y a 1000 ans que je ne suis pas venu...

     

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  • pour les fans de la marque
    c'est l'été, on prend le soleil
  • Vendredi 3 Novembre 2017
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    Je vis un véritable drame. Si j'ai bien compris, le boulanger a passé l'affaire à son fils, ça c'est pas grave, ce qui est terrible c'est que les pains aux raisins sont désormais des trucs ordinaires à la pâte feuilletée. Finis les gigas trucs à la pâte briochée. La vie vaut-elle le coup d'être vécue dans ces conditions ?

    En allant à la douche je vois que des travaux sont en cours, à côté de la vieille douche dans un local il y aura des douches et des chiottes type centre routier, c'est bien.

    A 7h moins le quart je m'inscris chez les Mousquetaires, une bonne demi-heure plus tard on me donne un quai. Une fille contrôle au fur et à mesure, elle fait mon bon de palettes, ça file.

    Comme je m'en doutais je vais recharger à Vaudrey. J'ai le temps d'écouter l'avocat Dupont-Moretti sur Inter, on sent la tension. C'est compliqué de défendre un salopard de djihadiste.

    Chez Profil C je quémande un tire-pal dans un atelier et je vire le lot qu'il me reste contre les portes. On charge des tôles plates à une porte puis du bardage au bâtiment rouge, ça rentre ric-rac.

    Retour à Besançon du temps de midi, je commence par aller laver chez Jeantet. Il n'y a qu'un mec devant moi, pendant qu'il frotte ses jantes je passe un coup à mon chariot.

    Au dépôt je vide le lot restant, je fais les pleins et je me rentre. Je suis à la maison pile poil pour le goûter. Bon week' à tous le ciel vous tienne en joie.

     

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  • usine Magyar à Fontaine Française 21
  • Lundi 6 Novembre 2017
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    Bien fait de programmer le Basto, ça meule ce matin, décollage à 6h. Je sais pas trop par où passer, Viamichelin me dit que c'est kifkif, je prends par Vesoul et la 19.

    A 8h je commence chez un couvreur à Selongey, les gars chargent leur camion, faut que j'attende le Fen. Je dépends ma brouette et en deux coups de fourches je me vide.

    Ensuite je monte à Langres pour un magasin Intersport. Je tourne dans la zone, pas d'Intersport, il y a un brouillard à couper au couteau, je refais le tour, rien. J'appelle la boîte de bardage, on me donne le numéro du monteur. Il me dit qu'il est à côté du Leclerc, putain je suis devant ! En regardant bien je vois un gyrophare, c'est le chantier. Purée j'en suis à 100m et je vois rien. Ici c'est un coup de fourches au Maniscopic et zou !

    Troisième et dernier client de bardage entre Langres et Chaumont, une grosse entreprise du BTP, fastoche.

    J'ai mon retour depuis vendredi, Laurence m'envoie à Andelot de l'autre côté de Chaumont. La traversée de la ville est interdite aux PL, d'habitude t'es sûr de te faire choper, aujourd'hui que j'ai le droit j'ai pas vu de flics. C'est pas plus mal pour éviter de perdre du temps.

    A 11h je suis dans une petite usine qui découpe de la mousse. Avec les chutes de mousse ils font des balles hyper compactées de 200kg en gros, on charge ça. C'est chiément long, le gars a un petit fen avec une pince, on charge en latéral, il en chie. On aura mis 3h et demi pour charger 60 balles de mousse. Heureusement que j'ai pris le reste du pain à la maison ce matin, j'ai eu le temps de casser la graine. Les rideaux sont tellement gonflés qu'à un moment j'ai pensé mettre les plaques de convoi et un gyro. Avec nos crochets de bâche esthétiques mais sans sangle j'arrive pas à refermer, je n'en mets que deux ou trois sur la longueur. Jamais je n'arriverai à les enlever...

    Je descends ventre à terre dans le 39, faut absolument vider ce soir, demain matin j'ai piscine. Je suis à Orchamps à 17h. En roulant les balles se sont tassées, les rideaux vont éclater. Heureusement, heureusement ça se vide à quai. Le gars est assez doué, l'écartement des fourches de son fen est hydraulique, il pince les balles deux par deux, en une heure et demi je suis vide. Un bon coup de balai et je file.

    A 20h je retrouve ma chérie à la maison, j'avoue que ça fait pas de mal.

     

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  • Mardi 7 Novembre 2017
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    Décollage à 8h, même à cette heure tardive ça coince dans les travaux du nouvel échangeur de l'A36, c'est infernal ce merdier. On se croirait dans une grande ville.

    A 9h je suis à Seppois, Gérald a déjà fini, on va boire le café toutes affaires cessantes. Faut qu'on cause. Il m'avait demandé d' échanger nos heures de chargement, il n'a pas grand chose à faire aujourd'hui. Mais avec mon histoire de balles de mousse, fallait à la fois speeder et surveiller pour ne rien casser, je reconnais que j'ai complètement zappé sa demande. On va pas se faire la gueule pour ça.

    Une fois de plus j'ai la collection automne hiver des escaliers Waterair ; Paso Pacio Inside Roman Enjoy. En mettant le petit Paso debout je gagne quasi 1m de plancher, c'est pas trop ISO 9002 m'enfin faut bien trouver des solutions. Je laisse ma place au jeune Florian sous l' auvent.

    Luc le responsable de la qualité passe nous serrer la louche. Dans la conversation je lui montre un kit de Florian, les tôles penchent un peu. Au bout de 500 bornes ça va pencher beaucoup. Ni une ni deux le vlà parti voir le chef de la production pour lui montrer le problème. Putain je suis pas à l'aise, les mecs de la prod sont pris en défaut alors que c'est des braves types, on boit des cafés, ça me fait chier. En parlant ça fait redescendre le truc. Tout va bien. Cela dit quand un kit est mal colisé et qu'un truc est niqué, les réserves c'est pour notre gueule, donc voilà...

    Vers 11h je me casse. Je mange un bout viteuf' vers L'isle sur le Doubs puis les 30 à Digoin, pile poil. Après j'hésite, faut que je m'approche au mieux d'un bled du 36 qui s'appelle Le Blanc. Le Blanc c'est une zone noire pour les restos. Pour ne pas faire de détour je prends la rcea jusqu'après Guéret puis je coupe au travers, tout ça pour me retrouver au Relais des Cinq Routes au bord de l'A20. L'adresse est ultra bof bof mais tant pis, je n'imagine pas une journée de travail sans une douche le matin.

     

     

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  • Faut vraiment que j'y aille ?
  • Mercredi 8 Novembre 2017
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    C'est confirmé, l'endroit n'est pas terrible mais la douche est correcte, m'en faut pas plus. A 8h je suis donc à le Blanc. La cliente est très typée tahitienne. Je la voyais déjà m’accueillir en jouant du ukulélé, me mettre un collier de fleurs de tiaré autour du cou. Là c'est plutôt des fleurs de diarrhées vu le temps de merde qu'il fait. J'ose à peine me serrer dans l'herbe tellement c'est humide. Je sors du jardin avec une tonne de boue sur les roues du chariot. Procédure hivernale, je vais rouler dans les flaques pour laver ça. Vraiment ça manquait !

    Je lave mes pneus dans les feuilles mortes chez le client suivant dans le 86. Lui a un joli gazon bien épais, facile.

    Je mange un bout vite fait, puis un coup de gasoil vite fait aussi au centre routier de Niort-La Crèche. A 13h je suis dans la lointaine banlieue niortaise. Client sympa, garé pas loin, la pluie a fait une pause, tout bien.

    La suite est à Bordeaux ça fait un bout de chemin, je veux reprendre l'autoroute au sud de Niort en coupant au travers. L'idée n'est pas terrible. Dans un bled j'arrive à un carrefour en T mais je suis entre deux murs c'est impossible de tourner à droite ou à gauche. Me vlà à reculer dans le village, je fais une boucle dans le pays, faudrait que j'essaye de me rappeler de ne plus passer par là.

    A 4h et demi la rocade de Bordeaux est encore presque verte hormis en bas de la descente de Floirac mais c'est habituel. A 17h je suis à Villenave d'Ornon, deux rues à côté où je suis venu l'autre jour. Encore 50 ans de piscines et je connaîtrai toutes les rues de la région de Bordeaux. Ce qui n'a somme toute aucun intérêt. Je dépose une baignoire dans un garage et j'attaque la rocade de l'autre côté. A 18h il faut une bonne heure pour remonter au centre routier, pas trop le choix demain je recommence dans le Médoc.

    Je n'essaye même pas le parking du CR, je file direct dans la zone et je réchauffe une boîte de raviolis Eco+. Nan je déconne, ce soir c'est couscous chez les Marocains évidemment.

     

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  • rechargement
    Quelle misère !
  • Jeudi 9 Novembre 2017
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    Je me demande encore comment ces gens gagnent leur vie, le couscous passe encore mais mon voisin de table a pris une côte de bœuf énorme. Une côte de bœuf dans le menu à 12 balles c'est pas banal. Seul souci ils n'ouvrent pas le matin, m'en vais me laver et déjeuner au CR.

    A 8h et demi je suis pas loin de Margaux, non pas ma fille, mais le château et le pinard. Pas loin de Margaux, cette phrase résonne mal, je suis toujours trop loin de Margaux, et pis ça va pas s'arranger, elle va aller vivre sa vie. La chanson de Reggiani est atroce de vérité là dessus.

    Bref, je me fais une livraison sans saveur chez un type transparent, ça arrive. Ensuite je glande, j'ai un impératif « jeudi après-midi », je l'ai mis entre 12 et 14h. 12h c'est bien l'après-midi non ?

    J'écris ces lignes sur un parking de la rocade bordelaise, ça m'occupe. Ce matin je me suis pris du pain à la boul' Baghera pas loin du centre routier, là où j'étais garé cette nuit quoi.

    A 11h j'appelle Laurence, elle ne m'a rien envoyé, je vais être vide du temps de midi, je voudrais prendre une direction... Elle me dit que c'est la misère, rien pour rentrer chez nous, je vais sûrement rentrer à vide. Bon.

    A midi moins cinq elle m'envoie un message, elle a pêché un lot, elle attend le fax. Ouf, je préfère.

    Je livre ma dernière piscine dans le sud Gironde chez un jeune type incroyablement bordélique. Il y a du merdier partout, on dirait une maison de vieux tellement il y a de vieilleries qui traînent partout.

    Vide, je traverse Bordeaux, à cette heure ça roule. A 2h et demi je suis à Cavignac, c'est pas bien loin de St André de Cubzac. Ici c'est cool, c'est le bon côté de Bordeaux pour un belfortain.

    Je demande un tire-pal, on charge 10m de plancher en gros, quand je dis au gars que je ramènerai les Europe dans quelques semaines il me dit que c'est pas la peine. Quoi ? Il me répond qu'ils sont en liquidation judiciaire et qu'ils ferment à la fin du mois. Du coup les Europe on ne les note même pas sur mon récèp'. Ça fait un peu bizarre, je dis une ou deux banalités au type, lui il s'en fout il part à la retraite. Bon, ma foi. Moi ça me fait une corvée de moins. Je demande à Laurence si elle a une suite mais je doutais bien que non. Roule. Dit-elle.

    Après Angoulême je sors aux Rassats, je voulais voir, j'écrase une larme, le resto du Monseigneur est fermé et à vendre. Tristesse. Je coupe mes 30 restantes. J'hésite, je pousse jusqu'à la Côte d'Auge ? Pour que je puisse radoter de quand j'étais jeune et que j'ai éclaté juste là en bas ? La semaine est faite, je coupe à St Vaury. Je soupe avec deux déménageurs bien marrants. Eux aussi font des trucs portnawak. Cette semaine ils ont fait un transport d'archives, un porteur 19t, deux gars pendant deux jours pour... deux cartons. Impressionnant !

     

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  • Vendredi 10 Novembre 2017
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    Café, pain beurre, douche et zou ! Je me fais une remontée ultra tranquille, bien gaffe aux radars de la rcea... Je me prends un bout de pain à Bey après Chalon, c'est pas toujours commode pour se garer ici. Je casse la graine du côté de Rochefort.

    A 2h je suis au dépôt je vide mon lot à quai, pas facile c'est blindé de cam' comme souvent le vendredi. Je fais les pleins et je demande à Pauline c'est quoiconfait ? Rien, je peux rentrer chez moi. Elle ressort du bureau dans la foulée, Tillet qui ne voulait pas qu'on charge ce soir a changé d'avis. Elle, ça l'arrange de gagner un camion lundi et moi je m'en fous, ça m'occupe et pis je suis un peu là pour ça aussi...

    Personne aux palettes chez Tillet, j'entre de suite. On charge deux lots, il peut neiger ça va tenir le parquet.

    A 5h et demi je décroche au bled, bon week à toutes, le ciel vous tienne en joie.

     

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  • la pauvre a dû se geler dans ma semi
    de l'eau dans le Doubs
  • Lundi 13 Novembre 2017
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    En allumant la téloche ce matin je vois qu'on commémore les attentats d'il y a deux ans. Le cafard de bon matin. Et ça a changé quoi ? Ça a servi à quoi tous ces morts ? A rien bien sûr. Le triomphe de la connerie.

    A 9h je quitte la maison, ma meuf est de repos, elle rentre à Besac', si on rajoute la météo maussade, on a connu des matins plus joyeux.

    Je commence à Pont de Roide à 10h, souvent à Autechaux il y a du monde, ce matin un porteur Jeantet se casse quand j'arrive, tip top. Le cariste me dit quand il voit la remorque de piscines c'est un complet à vider. Eh non monsieur, cette fois je n'ai que 4 bobines et complet pour leur autre usine. A Blackfountain on est toujours tout seul à la réception matière, à 11h et demi je suis allégé de 28t. Il y a une superbe boulangerie à côté, facile pour garer, le top.

    A midi et demi je suis à Seppois, j'ai le temps de faire un repas de communion, je vois qu'il y a Rémy sous l'auvent avant moi. Quand il a fini on va boire le café, normal.

    J'ai un énorme chargement : 2 kits, 2 pacio, 1 margelle, 1 pompe à chaleur, point final. En fait tout ne rentrait pas dans la semi pour la semaine, je fais deux tours. Ceci explique cela.

    A 16h je suis à Hochstatt, comme souvent il n'y a pas besoin d'aller loin pour se faire chier. Le lotissement est vieux, biscornu, étroit, les lampadaires au ras des trottoirs, tout pour faire chier. A force de manœuvres, demi-tours, et contournements je me retrouve devant chez le client et dans le bon sens pour repartir, heureusement parce que la nuit tombe, refaire ce merdier dans l'autre sens de nuit, je le sentais mal.

    Fin de cette journée quasi hivernale aux Hirondelles à Wittenheim, vais me jeter une bière pour oublier.

     

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  • à Seppois
    soleil d'automne
    Strass à 15h
  • Mardi 14 Novembre 2017
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    Café, croissant, douche et zou ! Sitôt après Mulhouse l'autoroute en direction de la Suisse est bien chargée. J'imagine que ça doit bouchonner pour entrer sur le parking TIR comme tous les matins et que la file doit commencer vers l'aéroport, je sors donc bien avant à Rosenau et j'enquille par la vieille route. A 8h et des boulettes je suis à St Louis, je reconnais le coin, c'est la rue de chez Bubendorf le gros fabricant de volets, on y vient avec des bobines de chez Tillet. La rue est donc facile d'accès. La cliente me signe les papiers par avance, elle doit partir au taf et me laisse avec un type trop jeune pour être son mec mais trop vieux pour être son fils. Si ça trouve c'est un cousin et pis je me fais un film...

    A 10h pile poil je suis de retour à Seppois. Là il y a du bordel à charger, tu m'étonnes que tout ne rentrait pas en un seul camion. Il fait un froid de canard sous ce auvent, comme tous les hivers. On va se boire un café avec Fabrice quand c'est fini. A 11h et quelques je me casse.

    Je monte par la route du Rhin c'est plus facile que l'A35 pour se garer pour le casse-croûte. A 13h je suis à Kunheim, autrement appelée Pqcity. Je livre dans une maison typiquement alsacienne, des colombages, ils ont retapé une annexe, c'est fait avec goût, c'est superbe. Je regrette de ne pas avoir pu faire de photos par discrétion.

    La suite est à Haguenau. Je passe Strasbourg à 15h. Je me dis qu'à cette heure c'est vacances. Mon cul Paul ! C'est tout bouché d'Ostwald jusqu'à la sortie qu'on prenait autrefois pour aller au port. Ça aussi ça me tue. Sous prétexte de préserver l'environnement on oblige tous les camions à descendre au sud de Strass, pour remonter par l'autoroute. Et c'est pas de la pollution en plus ça ?

    Livraison facile, le gars me dit qu'il s'est fait mal au dos, qu'il va devoir faire poser la piscine par un monteur. Boh, je vois qu'il a un Q5 et une Porsche dans le garage, ça devrait le faire pour le côté financier.

    Je recommence demain à Nancy, je m'approche au mieux de la place Stanislas, ce sera Herbéviller. Depuis qu'il y a la 4 voies on dort au calme ici.

     

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  • et donc ?
  • Mercredi 15 Novembre 2017
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    J'en peux plus ! En revenant de la douche j'allume la radio...j'en peux plus de cette pub sur la viande bovine. On interviewe une fausse paysanne qui élèverait des Charolaises et elle s'appelle comment la fermière ? Madame Beauchamp ! Putain on n'y croit pas une seconde. Selon ces cons de pubards un peintre doit donc s'appeler Plafonblanc et un maçon monsieur Murdroit ? Donc je fais comme pour l'autre pub insupportable pour la DS3, je coupe le son.

    Sur les coups de 9h je me fais bien chier dans la banlieue de Nancy, quelques rues bien étroites, un ou deux virages à l'équerre, je me gare à cheval sur un trottoir. Vais voir à pied, c'est bizarre la rue a des immeubles d'un côté et des maisons à numéros impairs de l'autre, et moi je vais au 4. J'appelle le client qui me dit que là je suis à son appart. Putain t'y crois ? Sa maison est à 10 bornes de là. Heureusement que je n'ai que lui ce matin. Allez, je me refais chier pareil pour sortir.

    Avec la pluie des derniers jours la maison est dans un océan de boue. Le trou de la piscine s'est rempli, impressionnant. Le client est en bottes en caoutchouc, moi j'ai failli laisser mes pompes de sécu plantées dans la merde. Je vais marcher dans l'herbe pour nettoyer mes grolles mais ça part pas c'est de la colle.

    Pour la suite c'est compliqué. Le client de ce matin ne peut être là, il me faut donc monter de l'autre côté de Metz, pour redescendre ensuite pour remonter à Thionville, bonjour les km. Ça me plaît pas. A midi moins le quart j'appelle, je tombe sur la cliente qui me dit qu'elle mange chez elle entre midi et 1h. J'arrive ! Ouh ça m'arrange bien cette affaire. Je démonte le grillage, je vide et je remets le grillage. C'est pas mon boulot m'enfin, j'ai gagné du temps et pas mal de km. Cerise sur le gâteau la camionnette de la boulangère klaxonne juste devant la maison, je me prends mon bout de pain sans avoir à chercher.

    Maintenant c'est plus cool, je monte à St Julien les Metz, c'est bien chiant comme bled. Le lotissement est dans une impasse. Je vois sur les papiers que le gars est gestionnaire. Je ne sais pas ce qu'il gère mais ça doit bien marcher, maison d'architecte sur trois étages, total luxe. En plus il est sympa. C'est un peu comme les jolies filles intelligentes, ça agace, ça rend jaloux fatalement.

    Je finis les livraisons vers Thionville chez une jeune femme toute mimie avec des zigouigouis dans les cheveux, délicieuse. Moi le gros rustre je lui demande de m'aider à porter l'escalier, aucune pitié. Bon c'est un petit Paso, c'est pas bien lourd.

    Retour au camion Pauline m'appelle, le boulot en piscines diminue, dans 15 jours je ne tourne pas. Putain un mec de ma valeur en fret industriel !!! Blague à part je suis content, ça va me changer un peu. Demain je recharge dans le 88 pour livraison dans le 25 foulée, je m'approche au mieux, le resto du marché aux bestiaux à Bayon.

     

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  • perchoir
    dans la Demoiselle
    La Loue à Vuillafans
  • Jeudi 16 Novembre 2017
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    Ici ce fut une bonne adresse, mais ça c'était avant. Un grand café, une douche et zou. A 7h et demi je suis vers Mirecourt dans une boîte qui fait du traitement de surface, enfin non, pas dans une boîte, devant une boîte. Ça n'ouvre qu'à 8h. Et encore c'est plutôt 8h15. Mollement un cariste retire la chaîne du portail, je peux enfin entrer. Il sait ce que je prends, 10 palettes pour le 25. J'ouvre un côté , on charge.

    A 9h je me casse. Pauline m'a dit que c'était super urgent, je fonce telle la flèche de l’arbalète à travers les Vosges et la Haute-Saône. Elle me demande à quelle heure j'y serai. Je m'annonce pour midi pile, elle me répond un peu plus tard qu'ils nous attendent. Parfait. Même pas le temps de pisser, je m'arrête quand même à la boul' devant la Gefco Vesoul pour une baguette tradition. The best in the world. The world que je connais, restons modestes.

    Comme si j'avais voulu le faire exprès je sers le frein de parc à Vuillafans à midi pile de chez pile. Trop fort. Et bien sûr, vous l'avez déjà deviné, les caristes sont partis bouffer !!! Le chef au bureau me dit : « ben oui, vous comprenez, patati et patata... » Je ne suis quand même pas un lapin de trois semaines dans le transport, je me doutais du coup, j'attaque mon bout de pain avec une brique de soupe, vu le froid ici ça réconforte.

    A 13h30 un mec se pointe, on vide en vitesse. Pauline m'envoie recharger chez Profil C, j'en étais sûr. A la sortie d'Ornans, oui chez Courbet, non pas Julien, Gustave, oui « l'origine du monde », bande de vicelards, je prends à gauche direction Quingey. Pas sûr que c'était une super idée rationnelle, mais c'est une magnifique balade au bord de la Loue, à vide ça le fait, je ne regrette pas.

    A 15h je suis à Vaudrey, tout n'est pas prêt. On charge porte 11 pour commencer, puis bâtiment rouge, comme d'hab'. Je laisse passer le Seb, traco de chez nous, lui il a besoin de rouler, moi …

    Moi je patiente. Jusqu'à ce que le chef me dise que le lot que j'attends ne sera pas prêt ce soir, ni demain matin, la machine sort autre chose, plus urgent. Perso j'avoue que je m'en tape un peu, beaucoup même. Je pars avec ce que j'ai et c'est bien. Ah oui j'ai oublié de vous dire, je m'en cogne parce que j'ai une giga tournée sur Dôle, Dijon, Lons le Saunier. Ça vend du rêve non ?

    Je finis donc la journée chez le José à Beauchemin, il a de la bière de Noël, une merveille. Il dit qu'elle titre à 12°, je sais pas si c'est vrai m'enfin elle est vachement bonne...

     

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  • spéciale dédicace à Nico 72
    au poil
  • Vendredi 17 Novembre 2017
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    Hier soir il y avait des moules au comté. Le José c'est un Portugais comtois. J'avais choisi ça un peu dans le doute, erreur ! C'est une tuerie.

    Café, pain beurre, douche, en route. Je n'ai pas de Volvo je peux me permettre de ne pas rouler beaucoup pour recharger les batteries, à Tavaux je suis déjà arrivé. Je dépose une longueur de bardage en vitesse. Ensuite je file à Chevigny dans une entreprise un peu plus grosse, plus luxueuse. La cour me semble bien petite, je reste dehors et je me vide tout seul d'un coup de Moffett. Un coup de tampon sur les papiers et zou ! De là je monte au-dessus de Lons dans le vignoble. Vu la route sur l'Atlas j'étais un peu inquiet mais ça passe tranquille. Le couvreur a un Scania 8x4, c'est pas le truc le plus maniable du monde. Chez Profil C le gars du bureau m'avait dit fin de matinée, j'y suis à midi moins le quart et il n'y a personne. Je me suis pris du pain à Parcey dans cette nouvelle boul' à l'entrée du pays côté Dôle, formidable. Donc c'est au moment où j'attaque le casse-croûte qu'un type se pointe. Un coup de fourches, je suis vide. Je finis de manger sur place.

    Pauline me fait rentrer au dépôt alors que j'étais certain de retourner à Vaudrey. Du coup j'ai le temps de laver. Entre Mouchard et Grange Ravey un furieux a poussé un radar de chantier au bord du bois, si tous les propriétaires de tracteurs agricoles en faisant autant on serait bien tranquilles.

    On a reçu un message dans la semaine le lavage chez Jeantet est en rade, je vais chez Iveco. Ce n'est plus Vico d'ailleurs, City Car Dépannage a racheté le tunnel de lavage, l'ancien garage AD et le lavage de citernes Bouquerod. Ils refont tout, ça en avait bien besoin.

    A 16h je suis au dépôt, je fais les pleins et je charge deux lots pour rentrer. A 18h la semaine est terminée, je décroche au bled. Bon week', le ciel vous tienne en joie.  

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  • de la Schnee sur les Vosges alsaciennes
    Munster
    Bugatti
  • Lundi 20 Novembre 2017
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    Décollage bien tôt pour moi, 6h et demi, ben si, c'est tôt ! En gros 50 min plus tard je suis à Pont de Roide pour changer, je ne vide pas de bobines mais des emballages vides chez un emboutisseur. Ensuite je monte dans la vallée de Munster pour du bardage. C'est une grosse déception, la vallée ne sent absolument pas le Munster. Ceci dit je ne veux pas être désagréable avec les alsaciens mais le meilleur Munster c'est le Géromé, et il vient des Vosges. C'est toute la différence entre « Les Petits Amis » un truc alsacien mais industriel au petit format et un Géromé qui fait 30 cm de diamètre et 6 ou 7 de haut. Bref, en montant la vallée je passe devant un marchand de matériaux je vois le nom de mon client sur la façade. Vu les adresses parfois portenawak chez Profil C, je m'arrête et je vais aux renseignements. Au temps pour moi, c'est bien pour leur autre site de Stosswihr, plus haut dans la vallée. Autant le premier magasin Tout Faire est engageant, propret, autant le deuxième est un boui-boui cracra. Pas grave pour moi, un cariste me vide de suite, en un quart d'heure c'est vide. Efficacité.

    Je me suis pris du pain sur l'interdite N83 entre Belfort et le Pont d'Aspach ce matin, vers Mulhouse j'ai pas loin de 4h de volant, il n'est pas loin de midi, c'est l'heure.

    A 13h me vlà à Seppois, il y a plein de copains, Sevket, Rémy, Joël, on va boire le café. Rémy me laisse la place quand il a fini. Surprise mon premier client dans le 39 a sauté, sur ma feuille c'est écrit : « problème familial ». J'en saurai pas plus et ça ne me regarde pas. Et puis les gens ont prévenu assez tôt pour que la piscine ne soit pas chargée, c'est l'essentiel. On reboit le café avec Fabrice quand c'est chargé, comme d'hab' le froid est vif là-dessous.

    M'en vais tranquille comme Baptiste. J'ai le temps et plus que le temps avec le report du 39, je prends par la nationale jusqu'à Baume les Dames. Pas fan de me taper Besançon à 17h30 je passe par le haut. Entre Besançon et Lons je croise le pédégé des transports Péli on papote un peu au téléphone. On s'est croisé dans Rennes sur Loue là où c'est étroit, lui c'est un professionnel on ne s'est pas tapé les rétros.

    Fin de ce lundi à Montchauvrot avant Lons, oui où le patron met des ficelles pour bloquer le parking. C'est pénible mais on y mange vraiment bien.

     

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  • ça meule dans le Jura
    livraison parking
    réparation de fortune
  • Mardi 21 Novembre 2017
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    Avec cette piscine reportée je n'ai plus rien à vider ce matin donc je décolle ultra cool à presque 8h après mes éternels café-douche. Je m'offre une descente à l'économie par la 83, à 10h et demi Lyon passe les doigts dans le nez. Je m'offre le luxe de mettre le régulateur à 80 et de faire le grand tour, oui je dois être souffrant... Je joue au routier sage.

    Vers 11h j'appelle mon client au Pouzin, c'est pas clair j'ai deux adresses, un magasin en ville et visiblement une maison à l'extérieur. Le gars me demande où je suis, au péage de Vienne, il me répond qu'il est chauffeur chez Viel Mouton en pulvé et pas loin derrière moi. Il m'explique que c'est impossible de venir chez lui en semi et que ça l'arrangerait que je lui refile la rénovation sur un parking par là. On se donne rendez-vous à l'aire de Roussillon, je me mets tout seul au fond pour être bien visible et un gros quart d'heure après le gars se pointe.On démonte le gros carton, il pose tout sur la couchette et le liner sur le siège passager. Pas grave pour la couchette, d'une c'est propre et de deux le Premium ne craint pas grand-chose. J'insiste une nouvelle fois pour savoir si ça va, c'est quand même mon boulot de livrer chez lui et lui me répond que vraiment ça l'arrange, ce soir il met tout dans sa bagnole c'est plus facile pour lui. Soit. J'en aurai déjà fait des livraisons bizarres mais là c'est le pompon.

    Du coup je ne suis plus pressé du tout, je mange mon bout de pain bressan acheté à Bourg ce matin et je sors de l'autoroute à Montélimar sud histoire d'économiser un peu. Et pis j'avoue que j'adore passer par la route Bagnols Remoulins.

    A 14h30 je traverse Bagnols sur Cèze, je surveille du coin de l’œil le feu juste avant le collège, je longe une série de bagnoles en stationnement là le long quand j'entends un gros boum. Quelqu'un en Pajero n'a pas trouvé mieux que de reculer quand je passais. Je m'arrête immédiatement en pleine circulation, déjà que Bagnols d'ordinaire c'est bien le merdier... Un type me dit qu'il n'a pas le permis, une femme est toute affolée, je ne comprends rien, qui conduisait ? C'est pas clair. J'appelle le 17, c'est pas bien mais merde ! Je tombe sur une femme, j'explique le truc en vitesse, elle me demande l'immat' de la bagnole, elle me dit : « ils sont connus de nos services, essayez de gagner du temps je vous envoie une patrouille. » Putain c'est quoi c'te histoire ? Je cherche un constat, j'en ai pas dans mon classeur, merde ! Du coup c'est la bonne excuse pour gagner du temps. Je vois un crédit agricole plus bas, j'y vais en laissant bien le camion pour bloquer le Pajero. Quand je reviens mes deux lascars ont été embarqué par les flics ! Un gars dans un Kebab me dit que le type sort de prison, que les flics lui ont dit de me dire de venir au commissariat. Putain c'est une caméra cachée ? Je fais deux fois le tour de la ville, je me gare en merde derrière le collège, je mets un papier au pare-brise : « je suis au commissariat » Sont encore capables de m' allumer...

    J'ai déjà vu des endroits glauques mais le commissariat de police de Bagnols ça vaut des points. Je retrouve la petite grosse dans le hall, le mec a été emmené. Assez perdu de temps je remplis ma partie du constat de mes nouveaux amis du crédit agricole banque et assurances. La bonne dame remplit sa partie, non trop stressée j'écris pour elle. Elle n'a pas la carte verte, le poème continue, nous vlà partis au Pajero pour qu'avec le papillon du pare-brise je remplisse au moins la compagnie et le numéro de contrat. On se sépare en séparant les feuillets du constat, elle retourne au commissariat à la recherche du mec.

    Retour au camion, je n'ai pas de procès mais un rideau en piteux état. J'envoie une photo à mon patron, je l'appelle, normal.

    A 17h15 je suis à côté de Vergèze. Le client a un accent qui me parle, bah oui il est de Belfort. Je l'avais appelé avant pour lui expliquer la situation. C'est un belfortain, il est donc bien aimable et me donne un coup de main pour scotcher au mieux ma bâche.

    La suite est demain à Montpellier, je vais finir la journée à St Jean de Védas. Je passe par l'ancienne A9, c'est tout frais mais ça fait déjà bizarre d'y retourner. Fin de cession au Pont de Barres, j'ai largement mérité mon Kir pour me remettre de mes émotions. Bé oui, dans la journée j'ai fait un constat et j'ai parlé à Phil 26, vous voyez le calvaire ?

     

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  • Mercredi 22 Novembre 2017
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    Je me lève à 7h moins le quart, il n'y a plus de croissant, c'est mieux pour ma ligne de toute façon. J'ai la grande douche avec le lavabo pour me raser la couenne et zou.

    Un peu avant 8h je suis à Pignan, c'est pas loin. Lotissement facile, rien à dire. Ensuite je vais à Poussan. Il me faut passer dans le bled, c'est tout interdit et je comprends pourquoi. La route passe devant l'église c'est vachement étroit, tu m'étonnes que c'est interdit. Le lotissement est bizarre, avec une piste cyclable qui bouche l'entrée, j'appelle la cliente qui vient me chercher. Elle tourne avec sa C3 au coin d'une rue, pour moi le voyage s'arrête là. Je finis en triporteur. L'entrée du garage est en montée, avec le Moffett les fourches s'inclinent très peu en avant, du coup j'arrive pas à poser. Astuce en revenant au camion je prends un carrelet que je mets sous la roue arrière, ça fait gagner un chouilla. J'y arrive enfin. J'ai perdu un bon bout de temps avec cette histoire. La cliente reconnaissante m'offre un café, je le bois en vitesse.

    Pour ne pas retraverser Poussan, c'est bon j'ai donné, je coupe par les vignes pour rejoindre Clermont L'Hérault. Des routes avec des platanes bien noueux et torturés, juste bon à y laisser le toit de la semi. Je me prends un petit bout de pain dans un bled, je sais plus où...

    Pose casse-dalle juste avant Mende sur la magnifique N88, c'est vraiment le pied cette route, avec le soleil en plus. Je me demande si c'est bien raisonnable qu'on soit payé pour rouler là dessus, c'est un tel panard qu'on devrait peut-être reverser un bout de salaire non ?

    A 16h je suis au Puy en Velay, je traverse hein ! Faire toute la déviation c'est pas trop mon truc. Entre Gogol Maps et les conseils de Toupy 43 je trouve hyper facilement, c'est vrai que d’instinct je ne serais pas passer comme ça.

    Le client est super brave, sa délicieuse épouse aussi, on boit le café pendant qu'on fait les papiers.

    De retour au camion je préviens Laurence que je suis vide. Avec ma bâche mâchouillée c'est compliqué pour recharger. Elle n'a qu'un lot de papier, elle me demande mon avis mais non c'est pas raisonnable.

    On se retrouve avec Jérôme, Toupy 43 donc, autour d'un bock dans un bistrot pas loin. Merci encore à toi d'être venu.

    Sur les conseils du régional de l'étape je monte ( ou je descends va savoir ) à Yssingeaux, coupure à La Petite Auberge, une putain de bonne adresse. Et dire que je ne connaissais pas, j'ai honte !

     

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  • les Monts du Lyonnais
  • Jeudi 23 Novembre 2017
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    A 7h et demi j'en ai marre de tourner dans la niche je vais déjeuner. Comme le reste du resto la douche est comme neuve, gratuite en plus. C'est un miracle ce troquet !

    Comme prévu ça ne bouge qu'à 9h passées, Laurence me dit de rouler direction Lyon. Je m'arrête à St Etienne, va savoir. Elle a un premier lot dans le 69 puis un autre, c'est décousu. Dans le doute je m'arrête prendre une baguette de Marie à Chasse, pas facile pour se garer je me pose devant chez Smurfit la cartonnerie. Laurence a reçu le premier fax, je vais chez CGVL à Feyzin pour charger du carton Smurfit. Je trouve un cariste, ça lui dit rien, il se renseigne, et bien sûr ça se charge chez Smurfit à Chasse sur Rhône...putain j'y étais tout à l'heure!Retour à Chasse. Pas grand monde du temps de midi on me donne un quai de suite. Laurence m'avait annoncé 10 palettes et 4m de plancher, en fait c'est 8 palettes mais 7m de plancher. Je mange un bout et j'appelle. Quand c'est pas clair je préfère partir du client avec la bénédiction de l'exploitation, ça évite les embrouilles.

    De là je continue mes ramasses à Soucieu, ce que je ne suis pas... On charge trois grandes palettes de caoutchouc pour une coopérative agricole. Le cariste m'explique que les bandes de caoutchouc servent pour les évacuateurs à fumier, ça pousse la merde quoi. Le type m'explique qu'ils sont souvent en litige, faut que le caoutchouc soit à zéro défaut. Mouais, je vois pas en quoi c'est important, si la lèvre en caoutchouc a un petit défaut ça pousse quand même la bouse dans le trou, non ?

    Le dernier chargement est à Lozanne toujours dans le 69 mais plus vers Villefranche quoi. La cour du client est toute petite, il y a un semi et un Polonais en VL. Je dis au gars de me poser ma palette sur le trottoir, un coup de Moffett et c'est torché. Avec toutes ces palettes pas normalisées je suis pas loin d'être complet, Laurence me dit de rouler.

    Un coup de gas-oil à l'AS24 de Villefranche, je sors de l'A6 à Mâcon Nord pour remonter tranquillou. Je me tâte, je pourrais pousser un peu mais faudrait couper 30. Boh la semaine est faite, Beauchemin me tend son verre, on fait ça. A peine 5 min après être arrivé je vois Christian qui entre sur le parking. C'est un waterairien, il rentre de Damazan, tout est normal. Ce soir il n'y a pas de moules au Comté mais de l'araignée de porc grillée, c'est juste mortellement bon.

     

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  • le fameux caoutchouc pousse merde
    la future déviation de Port sur Saône
  • Vendredi 24 Novembre 2017
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    J'avais mis le réveil à 6h moins le quart mais j'ai tellement perdu l'habitude de me lever si tôt qu'à 5h et demi je me réveille tout seul. Café, bain-beurre, douche et zou. Juste avant 8h je suis à Scey sur Saône, j'ai un Quil et un allemand devant moi à la grille. L'allemand finalement c'est une allemande, ou plus exactement un androgyne, ou une je sais pas. A 8h on entre à la queue leuleu. Le vendredi c'est balayage des locaux chez Agriest, faut attendre... A 9h moins le quart je me casse direction Peugeot Vesoul.

    En fait ça ne se vide pas chez Peugeot mais chez Mister Auto, ils ont un bâtiment derrière le CKD. C'est une fort jolie fille qui me vide, je la questionne sur son statut. Elle me dit qu'elle n'est pas Peugeot avec les avantages, genre CE, d'une grosse boîte, Mister Auto.com, point barre. Y a pas de petites économies.

    Je vais poser ma dernière palette à Besac', pile poil avant 11h, heure de fermeture le vendredi.

    Juste avant midi je fais une grosse ramasse au parc Lafayette que je ramène au dépôt. Pas Lafayette, la ramasse. Lafayette n'a jamais mis les pieds à Devecey.

    Je décroche ma caravane. Je suis allé voir mon boss pour ma bâche, les rideaux appartiennent à Waterair ce qui va peut-être me sauver, on a une assurance spéciale sans cela il serait réparé et c'est tout. A suivre... Donc je décroche en attente des experts et je vais en solo chez Tillet. J'accroche une semi chargée et je reviens la vider à quai.

    Retour chez Tillet, je charge pour moi, enfin pas tout de suite. Il y a un Roumain avant moi. Je vois qu'il patauge... Il parle espagnol. Il me dit que ça fait 15 ans qu'il habite à Valencia et qu'il a toujours fait du frigo. Il débute en porte-bobines. Hier c'était Thanks Giving, je fais mon action de grâce à moi, je lui montre comment sangler pour ne pas que la dernière bobine tombe en arrière. Bien inquiet, Sorin, c'est son prénom, rajoute des sangles encore et encore. Il avance pour me laisser la place sous le pont, lui se décale pour compléter en palettes. Avant de partir je lui montre où sont les douches. Une belle rencontre avec un brave type loin du cliché habituel.

    Rereretour au dépôt pour compléter avec un lot et prendre des Europe pour lundi. La météo doit changer, je ne crains pas la neige... A 5h et demi je balance mon sac dans le Cubo.

    Bon week' à tous le ciel vous tienne en joie.

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  • Lyon 8h
    du pinard
  • Lundi 27 Novembre 2017
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    A 5h moins le quart je suis au dépôt, il y a déjà du monde, la grille est ouverte c'est bien je suis quitte de merder avec l'alarme. Jean-Luc descend à Lyon aussi, on se donne rendez-vous au jus. A cette heure plus que matinale l'entrée de Besac' est bien calme.

    Je retrouve mon collègue à Villemotier, je craque pour un pain aux raisins. Au coin du bar un ancien de chez Begey me reconnaît, je ne l'avais pas vu. Parti de chez Portman il est chez Imany dans le 52, on papote un peu. Un quart d'heure et on remet en route.

    Fini la 83 faut attaquer Lyon, Google trafic n'annonce rien de bon, le lundi à 8h faut pas rêver non plus. Je passe par le petit bout d'autoroute qui va à Satolas pour me retrouver sur l'A43, ça merde juste un peu à la bifur' de Manissieux pour prendre l'A46. Après c'est tranquille jusqu'à Mions.

    Chez mon premier client on me fait mettre en place mais il y a un plateau de palettes vides et un soviétique devant moi. Quand le plateau est vide, le cariste part en pause. Bon. Je l'attrape quand il revient, quand il voit mes palettes il me dit que c'est pour lui, mais pour leur autre site à Vénissieux. Putain c'est typiquement le truc qui me rend hystérique, il pouvait pas me le dire le mec au guichet ? Il regarde mieux : « ah mais c'est l'inox, esscuzz grand, oui c'est pour moi. » Il attaque les bobines du lituanien et me vide pendant que le chauffeur tire le rideau à l'arrière.

    De là je vais chez un emboutisseur à Saint Priest. Personne à la réception, 3 coups de pont, 25 t de moins et je referme la fosse.

    Je traverse St Priest pour me retrouver à 11h chez les pinardiers Castel grorougekitache. J'ai rendez-vous à 14h autant dire que j'y vais sur la pointe des pieds, j'ai essayé sur les pointes comme un petit rat de l'opéra mais ça fait trop mal aux arpions. Je me présente sans parler du rendez-vous, le gars me donne un quai de suite. Yesss. On charge mais sur la fin il manque une palette, elle est en prod, faut que j'attende 20 minutes. J'ai gagné 3h ça va je peux poiroter un peu. A midi et quart je me casse avec 20 palettes au sol. La suite est à Brignais. Je mange un bout en chemin, avec du pain de Villemotier, la vie est belle.

    A ma seconde ramasse il y a un porteur au chargement, c'est un peu longuet. Le cariste n'est pas mauvais mais le chauffeur tourne en rond, il tire le rideau devant derrière, déplace les planches, pfoulala il me donne le tournis. Moi on me charge des longueurs d'isolation, une sangle par là dessus et zou !

    Je me fais une remontée sur la Franche Comté par la 83 tranquillou. Fin de journée à Montchauvrot, je valide une 11h, comme je ne connais pas la suite de la semaine c'est déjà un souci de moins. Je me gare à côté d'un ATS, c'est José, c'est cool je ne suis pas tout seul pour la soupe.

     

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  • Arbois
    Pasteur, le mec du coin
  • Mardi 28 Novembre 2017
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    Café, boule de Berlin, douche et zou ! Je commence à Arbois, pas loin. La ville est interdite d'abord aux 7t5 puis 3t5, je fais un peu d'huile. Je me rassure en me disant que c'est une fruitière vinicole, il y a bien des semis qui doivent charger du pinard. Beuuhh doivent pas être nombreux alors, pas de traces au sol devant le portail. Je trouve un type sur le chantier qui m'emmène vers le bon mec, cool. Sur les chantiers c'est toujours la hantise, tu trouves jamais la bonne équipe. Problème ils ont rendu le Maniscopic, le chef d'équipe va pleurer sa misère dans les chais, on me vide avec le Fen de la coopérative.

    A 10h je m'enregistre chez les Mousquetaires jurassiens, à 11h pile poil le rendez-vous on m'appelle. Je vide, récupère les Europe et Pauline m'envoie au bardage comme par hasard. Un mardi c'était soit bardage soit groupage de pinard à Dijon. Va pour Vaudrey.

    J'y suis à midi et quart. Le Ludo est encore là il me donne mes bons de chargement, porte 9 c'est un chef qui me charge, au bâtiment rouge c'est la pause, j'en profite aussi tiens !

    A 14h je prends la route de Devecey. Je vide un lot, j'en garde un, je pose les Europe d'ITM et je recharge deux autres lots. Bien content que tout soit à quai, il tombe des trombes d'eau.

    Ensuite je vais chez Tillet, je ne peux pas décrire la tronche du cariste quand il a vu la place qu'il reste, genre 3m au milieu. Donc faut gerber. Heureusement que je ne vais pas en Allemagne, avec les bobines sur 3 en cas de contrôle le polizaïolo de la BAG il fait une crise d'apoplexie ! Me vlà avec 5 clients sur l'Alsace Moselle, plus un rechargement prévu, m'en vais dormir à Mulhouse. C'est pas bien loin de la maison mais j'avance au max et on annonce de la neige c'est plus prudent. Fin de journée aux Hirondelles à Wittenheim comme quand je tourne en régio en piscines.

     

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  • Elsass touch
    charabia
    Kronenbourg
  • Mercredi 29 Novembre 2017
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    Café croissant douche gratuite ici et zou ! A 7h et quart je suis devant chez Comafranc à Illzach mais un Vingeanne est déjà là. La boutique est en deux parties, j'attrape un mec qui sort de sa bagnole, il me dit que c'est pour le dépôt à côté. Merci. A 7h 30 je vais où il m'a dit et bien sûr c'est pas là. Je dis au mec que j'ai demandé à un gars mais il me semblait bizarre, le genre de type qui a tout le bois dans sa tête mais mal empilé, il me répond : « Ah oui je vois qui c'est. »

    Retour de l'autre côté le Vingeanne a presque fini, pour moi c'est un coup de fourchez et je file.

    Je monte à côté d'Obernai dans une choucrouterie pour vider des seaux en plastique. La ferme est au milieu d'un lac de boue avec le temps de ces derniers jours. En une vingtaine de minutes c'est torché. Je saute de l'autre côté de l'autoroute chez les transports Huck à Obernai. Ils stockent pour l'usine derrière. Le cariste est un jeune gars qui a l'air surpris, pas moi, le dernier coup chez Hager ils m'ont renvoyé ici. Quelle idée j'ai eu ce jour là d'aller à l'adresse indiquée sur les papiers !?

    Le jeune se renseigne, et il me vide.

    J'espérais pour pouvoir recharger aujourd'hui avoir fait trois clients avant midi, c'est fait et il est 11h, pour l'instant ça roule.

    A midi et quart je suis à Niderviller, à côté de Sarrebourg. Ici c'est rôdé, c'est un gros client Tillet. Ils sont en pause jusqu'à 13h, j'ai largement le temps de manger un bout. Quand les bobines gerbées sont déchargées je suis quand même soulagé, je sais que ça bouge pas m'enfin je préfère.

    Dernier client à Sarralbe. Je vide des bobines d'alu sur des berceaux. Chargés à quai, faut vider à quai ou au tire-pal, on ne peut pas prendre les berceaux par le côté. Le cariste me file un tire-pal. Il lit le BL pendant que j'approche la première bobine et il me dit qu'il ne peut pas vider, elle fait 4 tonnes. Tu réfléchis un peu ? Où t'as vu que tu prends 4t sur un tire-pal à main ? Un boulet ce gars. Pour la dernière palette j'arrive pas à enfiler le tire-pal, je trouve une petite chute de bois pour faire une réhausse. Le mec me regarde et me dit : « t'es un malin toi ! » Non non, je suis vieux, j'ai l'habitude de me faire chier avec des palettes pas assez hautes et des tires-pal sans huile, ou qui montent pas ou...voilà quoi !

    Il est à peine 15h, ça a bien marché mon histoire. Direction Erstein.

    Je suis à la sucrerie à 4h et demi pour rdv 17h, nickel. Je prends le quai quand un Klinzing libère la place. Ils ont un pénible système de clef pour libérer la cale qui déclenche le pont du quai. Faut avouer, ça suit bien, ça bosse. A 6h je me casse, chargé complet.

    Pas envie d'aller au resto ce soir, je me prends un bout de pain au Super U du Pont d'Aspach et je rentre à la maison.

     

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  • Jeudi 30 Novembre 2017
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    Passage rapide au dépôt pour les pleins, à 9h et demi je m'enregistre chez ITM. Le parking est plein, c'est pas gagné. Boh si finalement, à 10h pile on me donne un quai, nickel chrome à l'heure. Le sucre est chargé sur des palettes rouges, pas d'Europe a récupérer c'est toujours ça. Mardi je pensais aller au pinard, je suis allé au bardage, aujourd'hui c'est le contraire. C'est voulu ? Un complot certainement.

    A midi je suis chez Martelet à Dijon. C'est pas prêt, poureautage. J'attaque le casse-croûte pendant que ça sort. Faut tout pointer, contrôler, faut dire que ça a de la valeur. Les fêtes approchent il y a du volume de bulles. Sur le chemin du retour Pauline m'appelle, in collègue attend le lot. Bah oui j'arrive, j'arrive. Je prends l'autoroute à Auxonne pour gagner un peu de temps.

    Au dépôt, Jean-Luc le collègue avec qui j'étais lundi attend le lot et Christophe attend la semi pour charger la navette. On se met à trois pour transvaser, ça file. Plus de chargement, plus de remorque me vlà à poil.

    L'expert est passé tout à l'heure pour ma bâche, ma semi est chez Fêvre à côté pour faire une réparation de fortune en attendant. Je me fais recevoir comme un chien par une bonne femme agressive. Je tourne les talons, je vais au Super U à côté faire quelques courses. A mon retour c'est une autre, plus jeune mais tout aussi désagréable qui me demande ce que je fais. Ah ? Je dois vous rendre des comptes ? Elle me dit que je n'ai pas le droit d'entrer dans les ateliers. « Je sais, un Cerbère me l'a déjà dit. » Qu'est ce que j'avais pas dit là ! « Cerbère ? Je vais appeler votre patron. 

    -Faites ça oui, je vous en prie. »

    Je ne sais pas laquelle des deux a appelé chez nous, on s'est bien foutus de leurs gueules. C'est l'avantage d'être un peu crédible au bureau quand il y a des embrouilles. A 17h elle donne l'ordre à son ouvrier d'arrêter alors qu'il ne reste que les boucles à remettre. Putain ! Vraiment ça c'est du service. Pas grave, j'accroche la semi de Florian et lundi je transvaserai.

    Pour ne pas monter en Alsace à vide je vais charger chez Tillet. Un traco de chez nous est dans le hall, en attendant mon tour je lui file un coup de main à sangler. Il est un peu inquiet pour la neige, donc il sangle. Moi je ne suis pas inquiet et pis surtout j'ai tout au sol. A 19h30 je me gare devant ma maisonnette.