| Carnet de bord de Janvier 2018 | Partager sur Facebook |
Au début des vacances j'ai demandé à mes gamins : « Qu'est ce qu'il manque à ma culture télé ? Le truc que j'ai loupé ? » Tous les deux m'ont dit direct : Game of Thrones. Vu qu'il a fait bien moche pendant ces deux semaines je me suis enquillé les cinq premières saisons, l'ordi en streaming branché au cul de la téloche, ça m'a bien occupé. Si je rajoute deux jours de stage de récup' de points, les vacances sont passées vite. Bon il n'y a pas que les massacres, la guerre, les viols et les trahisons, faut retourner au taf. Belfort et Besançon c'est au sud du mur donc ça va on peut traverser les bois sans tomber sur des hordes de sauvageons vêtus de peaux de bêtes, bien que en Haute Saône... Pauline m'avait dit vendredi de venir pour 9h au dépôt, mais sans stress. Bon, bon.
Donc pour 9h je suis dans les locaux de l'entreprise qui a le bonheur de m'employer, lol. Pauline est malade, c'est Séverine la cheftaine qui reprend le flambeau des départs. Elle m'envoie à la halle ex SNCF où Tillet reçoit les trains de bobines, c'est notre annexe, pour récupérer une semi chargée. Je profite d'être en solo pour passer chez Mercedes. J'ai perdu une vis qui tient un décor en plastique dans l'angle et quand j'ouvre la porte du passager ça risque de casser. C'est une vis bizarre j'en n'ai pas de comme ça à la maison. En un quart d'heure c'est réparé et sans ouvrir de dossier, j'imagine donc que c'est gratuit.
J'attelle la semi en question et à 11h15 pile poil pour le rendez-vous je suis à Rochefort. Le parking est plein, des camions en attente sur les bas-côtés, ça pue. Un s'en va, je prends sa place garé en épi. J'ai eu l'extrême intelligence ( re-lol ) de me prendre du pain à St Vit en passant. En fait non, c'est pas de l'intelligence, c'est de l'expérience. A 13h on m'appelle, quai 67. En 25 min c'est vide, café bu. C'est des produits à eux donc le contrôle va très vite. Les petits franc-comtois auront leur jus multi-vitaminé Paquito pour déjeuner. Je suis tellement fier de participer à nourrir ces chers enfants...
De là je vais comme d'hab' à côté pour ramasser 7 palettes, les morceaux de tondeuses pour Honda à Orléans. Je rentre à Devecey déposer ça, décrocher et reprendre ma caravane qui m'attend sagement. J'ai un premier chargement de menuiserie dans la zone à Valentin, c'est du boulot en chariot embarqué. Le gars n'a qu'un pauvre gerbeur pour charger, comme je veux les palettes à l'avant , les roulettes de son zinzin tapent dans mon pneu. Ça va pas... Bon allez, laisse faire tonton Pierre, je descends mon tagazou et je me charge comme je l'entends.
Je complète chez Tillet , du 52 aussi. Charger dans le 25 pour le 52, les chiffres sont inversés mais ça fait pas rêver. Jean-Jacques est dans le hall, j'attends mon tour. A 18h je me casse.
Demain il faut que je monte au plus loin pour revenir sur mes pas, vu où je recharge ça n'a pas d'influence. Je termine la journée à Semoutiers. Un petit Kir, faut vite reprendre les bonnes habitudes.
Toujours les habitudes...café douche et zou ! A 8h je suis à St Dizier, je ne connais pas du tout le coin, l'usine est à côté du routier « les Frouchies ». Adresse fort connue mais pas par moi.
Le cariste est bien efficace, ça file. Ils fabriquent des serrures et des cadenas, je ne vois pas ce qu'ils font avec la tôle de chez Tillet. Le gars me dit qu'ils sont débordés de boulot à cause des Jeux Olympiques à Paris. Décidément je ne comprends rien...
Pour ne pas mourir idiot, c'est une formule je mourrai de toutes façons idiot, je vais boire le café au resto à côté. Avant la retraite faudra que je vienne manger ici, c'est une bonne adresse paraît-il.
J'appelle le numéro que j'ai à Chaumont pour la menuiserie mais ça ne répond pas. L'adresse n'est pas claire, Google m'enverrait soit sur la route de Langres soit à Semoutiers. Plus j'approche, plus ça me revient, le dépôt est juste après le resto où j'ai dormi cette nuit. J'y suis déjà venu en plus, Alzheimer me guette. Comme l'autre fois le dépôt est fermé, je trouve un numéro de fixe, une dame me dit qu'elle arrive mais qu'elle en a pour une demi-heure. Quand elle se pointe je me vide en trois coups de fourches.
Je mange un bout là le long, pour 13h je suis chez XPO à Langres à côté de l'usine de poubelles. Ils stockent pour Isover. On charge de la laine de verre, c'est de la cam' qui vient d'Orange ? Le cariste est parti avant que je lui pose la question, je n'aurai jamais la réponse à mes tourments...
Bon. Il est 14h, je suis chargé pour Dijon, à une soixantaine de km, mais à vider demain... Je descends plus que gentiment par la nationale. Dans un bled je croise une voiture pilote, la procédure c'est que le pilote bloque les camions en amont du passage étroit et quand c'est bon il prévient le convoi par la cibi qu'il peut y aller. Eh ben là non ! Le boulet s'engage quand on arrive. Je monte sur un trottoir pour faciliter et le chauffeur râle. J'y crois pas !
A 15h et des boulettes je suis chez Doras et je fais l'abruti. Je dois être mauvais acteur, ça ne marche pas. J'ai rdv demain à 9h et la réception est fermée à 13h30. J'ai tenté ma chance, pas de regrets.
M'en vais couper au resto dans la zone capnord. Vlà une deuxième 11 heures, large.
Le troquet est fermé, je me fais un café au camion et je vais me doucher chez les copains aux transports Martelet. Pendant que je bois mon café j'entends un gros boum. Un petit fourgon de messagerie est sorti du dépôt à côté sans trop regarder...et boum ! La Mondeo Hybrid flambant neuve, elle a fait la vidange de l'antigel sur la route, même pas le temps de mettre du noir de plaquettes sur les jantes. C'est que de la tôle, les deux gars pour des raisons différentes sont bien dégoûtés.
A 8h et quart me vlà de retour chez Doras. A 9h moins le quart un cariste vient me chercher dehors, je le suis. Me faut ouvrir les deux côtés, c'est bien d'ouvrir à droite de temps en temps, ça nettoie la merde accumulée entre le rideau et le plancher.
En une demi-heure c'est vide, Pauline m'envoie charger...chez Martelet. C'était certain, c'est pour ça qu'elles m'ont donné l'approche en laine de verre. C'est bien joué mais c'est pas du taf qui fait rêver. Donc retour où j'ai dormi, je charge complet ou presque pour Loriol. Un affrété charge pour Chaulnes mais le voyage fait 36 ou 37 palettes au sol, je prends les 3 palettes de « reste à quai » comme ils disent.
Petit arrêt pain dans une boul' avant Dôle, j'attaque ça sur un parking plus loin. A 13h30 je suis au dépôt, je vide le 80. Oui en partant de chez nous on évite de mettre du 80 et du 26 dans la même remorque, on est un peu bizarre certes... Donc je vide et recharge un jeu d'Europe qu'on doit à Lyon. A vider en passant demain matin. Gérald arrive entre-temps, il récupère le lot de Chaulnes plus encore deux lots, tout à quai. Du coup on boit le café, normal.
Je m'offre un descente vers Lyon tranquillou, tout par la nationale. Ultra cool.
Je m'approche au mieux, pour éviter les bouchons demain surtout. Le mieux me semble être le Chaffard, en plus c'est une excellente adresse. Le porc en civet servi avec des carottes, c'est un pur bonheur. A propos de bonheur on a eu les programmes Waterair c'est mercredi, j'ai été gâté, je veux bien faire de la merde pendant deux semaines en attendant...
Ici c'est une excellente adresse et « cherry on the cake » la douche est gratuite. Un grand café par là-dessus et zou ! A 7h pile je suis à Décines dans une boutique mi-déchetterie mi-usine mi-tas de merde. Ça fait trois moitié, je sais. Je me présente à l'accueil, à une fort jolie femme d'ailleurs, pour rendre mes Europe. Elle me demande si les palettes ont été chargées « à l'usine » ? J'en sais rien bien sûr, mais tout de suite j'ai la lampe rouge d'alerte qui s'allume dans mon cerveau. Si je dis : je sais pas, elle va se renseigner, téléphoner, tergiverser pour finalement me dire de revenir à 9h quand le responsable sera là. Du coup je mens : oui oui, à l'usine. Elle m'envoie tout au fond du bourbier, j'attrape un cariste, avec une sangle je lui fais tirer les piles de palettes au cul et zou ! En un gros quart d'heure je suis ressorti, et sans m'enliser. J'exagère un peu mais vraiment c'est gadouilleux. Il y a des montagnes de palettes perdues qui vont être mélangées avec les déchets verts des Lyonnais pour faire du terreau, pour l'instant ça fait de la boue et ça dégueulasse les camions.
Je me prends un bout de pain à Pont de l'Isère et à 9h et demi je suis à ITM Loriol, pour rdv 10h, je suis bien. Le gardien me donne un bip... Siège passager, un coussin sous les pieds, quand le truc a sonné j'étais loin. La cabine au soleil, je vois pas pourquoi ils m'ont réveillé ? Il est 10h45 quand même. Je vide aux quais en face du gardien, les Europe se récupère juste à côté, ici c'est petit tout est sur place.
A midi dix je suis au poste de garde de Leroy Merlin à Valence. Le gars me dit : « Vous êtes en retard, c'est rendez-vous 11h.
-Moi : oui mais il est 11h70, ça va c'est encore dans les 11h. »
Bon, ça ne l'a pas fait vraiment rire. Ici aussi on me donne un bip. Estampillé Leroy Merlin, beaucoup plus design que chez Inter. J'attaque une boîte de sardines avec mon pain frais et bien sûr le bordel sonne. Quai 66. Sauf qu'il est pas loin de 13h et que c'est la relève de la garde. Le temps qu'ils s'échangent les Famas et recomptent les cartouches dans les chargeurs, j'attends comme un gland. Ensuite c'est bien long à charger, des palettes doubles, tout un merdier, je ne ressors de là qu'à 15h. Bon, faut être honnête, je ne suis pas chargé pour Tataouine mais pour Dijon demain, ça le fait large. Ceci dit, en prenant le bateau ce soir à Marseille, débarqué à Tunis je vidais à Tataouine, ça passait. Tant pis... Malgré l'heure la rocade de Lyon passe tranquille. J'hésite pour ce soir. Bof, la semaine est faite, j'arrête Aux Amis de la Route, ici aussi c'est le Maghreb d'ailleurs mais plutôt des Kabyles je crois. Peu importe, c'est une bonne adresse et ils ouvrent à 4h30 le matin, bien des Français de souche pourraient prendre exemple.
Réveil 5h, café douche et zou ! A 7h pétantes je suis au Leroy Merlin de Dijon Quétigny. Je file les papiers au gars, tout fier de moi et là il me dit que le rdv c'est 8h pas 7... Je me suis levé à 5h c'est pas la mort mais merde, ça énerve ! Sur le BL c'est écrit 7h et l'exploitation m'a dit 7h. Sauf qu'ici à 7h ils reçoivent une autre centrale. Bref, j'attends dehors.
A 8h et demi je me mets à quai. L' ensemble du chargement est correct sauf une palette. Ils ont mis des cartons de carrelage debout, comme ça, sur le pourtour d'une palette et dessus ils ont posé une autre palette. Bien sûr ça s'est cassé la gueule. Le gars note des réserves sur mon récépissé. Je lui fais remettre son exemplaire et je note une contre-réserve. Une simple mention : « colis écrasés par le poids des colis superposés » Et t'es tranquille. Sauf que le type me prend la tête : « tu t'en bats les couilles, c'est pas ton problème, c'est au chargement. » Ben non, moi je ne m'en fous pas, ça me fatigue.
Petit détour au gas-oil j'aurai pas assez pour rentrer. A presque 11h je suis au magasin de Besançon pour vider l'autre moitié de la semi. Ici pas de casse mais les mecs râlent, les palettes sont gerbées n'importe comment. Ils me disent que la centrale de Valence c'est la pire de Leroy Merlin. Bon.
Pauline m'envoie recharger au terreau. Aux infos Lactalis est dans la lessiveuse médiatique, j'ai une pensée pour Dom notre paysan de FDR, je sais que son lait va, ou allait à Craon. Ça doit pas être facile à vivre cette période, se donner du mal pour faire un produit de qualité et le voir pollué chez un industriel négligeant.
A midi et demi je suis à Roche lez Beaupré, pause jusqu'à 13h, j'en profite pour casser la graine. A deux heures et quart je me sauve avec la moitié de la semi, je monte compléter chez Tillet.
Il y a un affrété devant moi, c'est tout, même si le gars ne me semble pas bien speed alors qu'il est du 67. C'est un peu longuet l'histoire... J'avais donné rendez-vous à 4h à Alex le gars des pneus, j'y suis pile poil. Il me change 4 roues complètes, les jantes sont correctes sinon j'aurais gardé les miennes. Mes gommes étaient bonnes à retailler mais il préfère mettre du neuf aux camions extérieurs, Marc Sevket et moi. Ça me va. Je fais les pleins, un coucou au bureau et je me rentre.
18h je décroche au bled, bon week' à tous le ciel vous tienne en joie.
Réveil à 1h et demi pour démarrage 2h, je vais accrocher ma calèche et la sellette ne claque pas comme j'aime, elle fait un bruit sourd, bizarre. Je vérifie le verrou avec la lampe de mon téléphone et biiim je le laisse tomber sur les cailloux, jolie étoile sur l'écran. Chié !
Je monte par Epinal Metz, pas sommeil, pas un mal aux chaussettes. Après Longuyon j'ai 4h20 de volant, de mémoire il me semble qu'il y a un resto par ici. Bingo, le patelin s'appelle Iré le Sec. Je dors une demi-heure et je vais déjeuner.
A 8h moins 10 je suis devant une jardinerie, ils n'ouvrent qu'à 9h. C'est bien ce que j'avais sur les papiers, je monte à Sedan. Je me fais deux clients en bobines, c'est une boîte du 83 qui a deux filiales ici. Les deux boutiques sont éloignées de 800m, aux deux je suis tout seul, ça file.
Vers 10h je suis de retour à la jardinerie, je vais dans le magasin, la caissière me demande si j'ai un hayon ? Quand je lui dis que j'ai mieux qu'un hayon j'ai cru qu'elle allait tomber en pâmoison comme les élégantes au grand siècle. Elle me dit qu'elle a insisté, ils n'ont pas d'engin de manut'. Vu l'état de la cour en terre et cailloux pour vider au tire-pal hayon tu te fais une grosse couille. Même avec mon hayon à 4 cylindres j'y passe pas loin d'une heure.
A midi et demi je suis à l'ancienne PUM à Reims, je n'ai aucun souvenir pourtant chez Buffa on y venait de temps en temps, maintenant c'est Mittal. La procédure est ultra pénible, il me faut des bandes de gomme, faut aller les chercher à une autre porte à 1 km. Bien sûr le bureau est fermé, faut attendre. J'ai du bol, un mec revient avec son casse-dalle, je l'attrape au vol, il râle. « J'ai même pas le temps de manger. » Je lui réponds que moi non plus et que je suis levé depuis certainement plus longtemps que lui. Ça va quoi merde les pleurnicheries. Il me file 8 rouleaux de gummi et je retourne porte 14. J'ai deux portes à faire, c'est chiément long. J'ai commencé à tricoter une sangle pour deux ou trois bobines mais le mec refuse, une sangle par bobine. Putain mon pauvre si t'avais vu mon chargement de Tillet à la montée ce matin tu te coupais les veines ! Boh ça fait prendre l'air à ma caisse de sangles. A 15h30 je me casse.
Je combine mes heures pour finir au mieux, je pense couper à La Veuve mais Pauline m'envoie un message. Faut que je vide demain et que je recharge du Profil C, donc avant midi. Je pousse jusqu'à Perthes, le temps de me garer j'écrase l'amplitude de 3 min, c'est grave docteur ?
Café croissant douche, décollage à 6h. Je descends à Besac', attention les radars après St Dizier, j'ai récupéré 4 points, faudrait essayer de les garder un peu.
A 9h et demi je suis à Miserey, pas loin de Devecey donc pour vider la moitié de la remorque. Il tombe des seaux d'eau, avec le vent en tempête c'est infernal. L'eau coule du toit, je suis trempé. Mouillé pour mouillé je prends le temps de dessangler le lot de devant, là bas ça se vide à quai. Je remballe mes 15 sangles et je descends dans la zone des Tilleroyes. Un Perrier est à quai, je prends sa place ensuite. Ça roule.
Une fois vide m'en vais à Franois. Pauline me dit qu'il y a 5 colis à récupérer mais on n'en sait pas plus. Sur le chantier il y a une chiée de palettes Profil C, du bardage, des panneaux, mais je prends quoi ? Il n'y a personne. Je passe un ou deux coups de fil et je tombe sur le Ludo, le mec du transport chez Profil C. Il se renseigne... Putain un truc qui devait durer un quart d'heure, ça prend deux plombes... Il me trouve des numéros de colis, ça va tout de suite mieux. Je pensais descendre vider à Vaudrey dans la foulée mais non Pauline a besoin de moi dit-elle. Donc je me prends un bout de pain et je vais vider ça chez nous. Je devais faire un tour de Tillet mais finalement il faut peut-être une semi à fosse, c'est pas clair, personne sait rien, on est dans le transport quoi. Tout est normal. Du coup l'heure tourne, elle change d'avis, je charge deux lots pour le 95 et le 76. Finalement j'y gagne, en plus j'ai trois heures de coupure dans la cour, c'est parfait. Je me charge et à 4h je file. J'ai rdv à 8h demain matin à Montmorency 95, ça va mais la marge n'est pas énorme.
Je monte par l'A6 en coupant par Dijon. A 20h pile poil je suis posé au resto de Courtenay. Je me retrouve à table avec un pilote de convois, il dit qu'il parle 9 langues, qu'il est Yougoslave d'origine. Bon. Pour moi c'est mytho, c'est pas le premier que je vois. A la table à côté arrive un peu plus tard un gars qui ne parle pas un mot de français. La serveuse pensant qu'il est Roumain appelle sa collègue. La fille d'origine roumaine parle, j'imagine que c'est du roumain. Le gars ne comprend pas. Entendant ça mon voisin entame la conversation, en fait c'est un Bulgare. Oui un Bulgare au resto, j'ai jamais vu. Le mec raconte qu'il fait France Allemagne et un peu d'Italie, tout ça traduit par mon voisin. Au bout d'un moment il me dit : « heureusement que je ne suis pas un mytho, sinon je passerais pour un con là. » Oui c'est ce que je me disais. Respect.
Je tire les rideaux à 5h, le troquet est ouvert, je file boire un café. Pas de douche, pas le temps. Il me faut traverser la région parisienne, ça peut se jouer à un quart d'heure le merdier dans ce pays là...
Effectivement à 6h20 c'est déjà bouché à Evry, 20 minutes perdues. Ensuite bien sûr les emmerdes s'enchaînent, l'A6 avant le périph, la porte de la Chapelle, l'heure tourne, j'avais 1h de battement, elle est cramée. A 8h10 je suis au Bricorama à Soisy sous Montmorency, je suis tout seul, le mec m'attaque de suite. En jouant avec les suspensions la semi est presque à plat, presque, le terreau au tire-pal manuel ça réveille de bon matin. Le temps de reprendre les Europe j'ai quasi 45 de coupure, je vois une boulangerie en face... J'ai du pain et une 45 faite.
Je monte à Dieppe par Pontoise, Gournay en Bray. A 11h28, je suis précis mais c'est important, je me présente à la réception d'un écrabouilleur de ferraille. Le mec me dit : on arrête à midi moins le quart, faudra revenir à 13h15. Je lui dis : il est 11h28. Lui : oui mais on prend le dernier camion à 11h30. Putain vous savez quoi ? Ce gros connard de feignasse de branleur de merde m'a planté là. Il sont deux, deux Fen, j'ai 7 palettes, en 10 min ce serait torché. Non non.
J'ai du pain je mange un bout mais j'ai pas trop faim, ils m'ont tué ces tires-au-cul.
A 1h et quart mes deux branquignoles reviennent, et bien sûr en à peine dix minutes c'est vide. Le plus gros a voulu me faire la conversation, je n'ai pas décroché un mot, j'aurais été violent.
En mangeant je regardais le paysage et j'ai vu l'usine Nestlé juste en face à 300m peut-être, c'est là que je recharge.
Je m'y présente à 13h45, on me donne un quai de suite. Ici c'est sécurité, protocole, charlotte sur les cheveux et tout le tintouin. Ils me chargent des big bags de café soluble pour Nestlé Pontarlier. C'est du taf de Jeantet Pontarlier ex Buffa. Avant de partir je file enfin à la douche, c'est nickel propre, heureusement pour une multinationale. Un dernier café, gratuit, et zou !
J'aurais aimé descendre jusqu'à Perthes mais j'ai rêvé, ça ferait 11h de volant. Je révise à la baisse, je me pose à La Veuve. C'est une adresse moyenne mais j'ai 4h26 et 9h57 au total, c'est l'essentiel.
Ici le parking est gigantesque mais mal foutu, les premiers se mettent au bord pour partir et les suivants se posent en long. C'est con. Je suis le premier à me garer en épi, d'autres font pareil. Ce matin je pars donc sans encombre mais vu le merdier au fond il y en a qui vont pleurer.
Premier arrêt à 7h au Truckermachin à Chaumont pour un café pain beurre douche au plus vite. Il y a un vent terrible, des trombes d'eau, le temps de traverser le parking je suis trempé. Y a un intérêt à retenir la portière en ouvrant. Avec les charnières MAN, t'ouvres même pas ta porte.
Je finis mes 30 au-dessus de Besac'. Ma copine m'a dit que hier il neigeait ici, ça a fondu mais plus haut à Pontarlier c'est bien blanc.
A 11h et quart je suis chez Groquick. On me donne un quai de suite, ça commence bien. Mouais, ça bouge pas trop. Au bout d'une demi-heure je retourne au bureau assez loin, on me dit qu'un gars arrive. Ils me font le coup trois fois. J'ai le temps de me balader un peu. Ici je croyais qu'ils ne faisaient que le Nesquik mais non ils font aussi les sticks de café soluble. A 13h15 c'est un mec de l'autre équipe qui vient me vider. Il me dit que ça a gueulé au changement d'équipe.
Pauline m'envoie la suite, du bardage à Vaudrey pour vider foulée. Le temps de faire le tour de la ville, le voyage est annulé. Elle me fait redescendre à Besançon pour faire des ramasses. Je la rappelle quand je suis en bas, rien n'est prêt. J'attends un peu, ça bouge pas, je rentre au dépôt.
Je vide mes Europe, je fais les pleins, l'heure tourne. Je pensais rentrer à la maison mais ça va pas aller avec l'amplitude. Faut que je coupe 11 absolument. Mardi j'ai merdé, ma 3h n'a pas compté. Du coup je file à Clerval. Sevket m'appelle et me raconte qu'il a coupé aussi à Clerval la semaine dernière faute d'heures. A 18h15 je suis garé, pile poil. Ouf !
C'est le problème ici, l'ancien n'ouvre pas le matin. Mais la boulan' à côté est ouverte, je vais me chercher un pain aux raisins, un café au réchaud et vogue la galère.
A 8h je suis à Seppois, je suis arrivé entier. A Joncherey dans le haricot à la sortie du pays, un bourricot en Polo n'a rien trouvé de mieux que de me doubler en passant à gauche dans le sens interdit donc. Je ne l'ai pas vu sur le coup, je ne l'ai vu que quand il est arrivé à mon marche-pied. J'ai freiné, foutu un coup de volant. A la vitesse à laquelle il roulait si je l'avais touché il partait en toupie, voire en tonneau sur le haricot suivant. En revenant j'ai pris une photo des lieux...Putain mais ça vaut vraiment le coup de risquer sa vie en allant bosser ?
Comme d'hab' Fabrice a pris de l'avance, mon bazar est déjà sorti, comme d'hab' on va d'abord boire le café. Nouvelle année, anciennes habitudes. En discutant avec Martine j'ai l'explication pourquoi je vais en Espagne, François le Lyonnais de chez Perrenot va se faire opérer il est arrêté plusieurs mois. Si tu me lis François je suis désolé pour toi, mais c'est moi qui tire les marrons du feu.
A 10h et demi je décroche au bled. Et j'ai de la place. Mon voisin a déblayé son parking, il a ferraillé une semi grumière à grue qui devait dater des années 70, un fond mouvant vintage l'herbe a poussé dessous et une tautliner Gefco du même tonneau.
Bon week à tous, le ciel vous tienne en joie.
Je démarre à 7h, c'est un peu tôt mais je suis pressé que le voyage commence... Comme souvent le lundi je monte par le Haut Doubs pour éviter le merdier à Besançon. Après Baume les Dames la route serpente au bord du Cusancin, c'est un ruisseau à truites ombragé en été, avec ce qu'il a plu ces jours-ci ce rio seco est devenu le delta du Mékong. Impressionnant !
Petite pause pain à Buvilly en haut du petit col d'Arbois, ils font des demis-baguettes tradition, parfait. La pluie cesse enfin entre Bourg et Lyon. Y en a ras le cul de cette flotte. A l'aire de Ternay au sud de Lyon j'ai 4h29 de volant, pouvais pas faire mieux.
Pour une fois je ne sors pas à Donzère, la semaine va être longue faut que je ménage mes heures. Et puis si c'est pour me faire défoncer la bâche à Bagnols...
A 16h30 je suis à Poussan, mais à l'entrée du pays, bien plus facile que l'autre jour. Le chemin du client passe par la zac des Clachs, j'adore ce nom. Should i stay or should i go...ça s'écrit pas pareil d'accord mais c'est autre chose ZI n° 1...
On discute un peu avec le client, il me parle de la hauteur du pont plus loin. Ouh voilà un retraité qui connaît le métier ! Ben oui c'est l'ancien patron de Trans Inter Europe, les portes-bagnoles de Belfort. Le monde est petit.
Bon je me tâte, j'aurais voulu pousser jusqu'à Béziers, pas pour claquer la bise à notre ami Robert Ménard mais pour souper à l'Oppidum. J'ai perdu un peu de temps à manœuvrer dans le chemin, ça me ferait dépasser les 9h, tant pis, le 7 sur Sète me tend les bras.
Café douche et à 7h je démarre eul' bouzin. Je commence à Lézignan Corbières sur les hauteurs. J'avais jamais remarqué qu'il y a des hauteurs, ce bled me semble tout plat. C'est un peu fin, le lotissement est en cul de sac en camion, pas facile facile.
De là je descends au Boulou, c'est con. J'ai une autre piscine à Pamiers, c'était plus logique d'ici d'y aller et de descendre ensuite à Perpignan, d'autant qu'après je vais en Espagne. Le programme n'a pas été fait comme je voulais, tant pis.
A 10h je m'enfile dans Villelongue dels Monts, j'y suis déjà venu, c'est une galère. Je me dis que ce sera peut-être pas dans la même rue... Il me faut tourner à droite, je suis déjà presque coincé entre deux maisons de ville. Je vais voir à pied si ça vaut le coup que j'insiste, après c'est pire... En revenant au camion je vois une tête qui ne m'est pas inconnue, c'est Marc le monteur Waterair de Trouillas. Il m'a vu passer et vient à ma rencontre. Putain j'ai jamais été aussi content de le voir. Mon sauveur. Il m'aide à manœuvrer pour sortir de ce bordel. La rue plus bas je fais demi-tour, ouf. On va voir avec sa bagnole, on se retrouve de l'autre côté d'où j'étais bloqué.
On livre un citoyen Norvégien qui habite en Suède pas loin de Stockholm, qui va venir passer la retraite ici. Et aussi pour être plus près de son fils, marié à une polonaise de Hong Kong il vit en Espagne paraît-il. Y en a qu'ont des vies pas banales. Tout ça en allemand parce que le suédois et moi ça fait deux. Je discute avec le monteur, je lui dis que je vais à Pamiers, il me déconseille de couper par l'interdiction, les flics y sont souvent en ce moment. Je me dégonfle, je fais le tour par Narbonne Carca Mirepoix.
A 16h je suis chez le client, de l'autre côté de Pamiers. Je m'arrête devant chez le client, il me dit de faire demi-tour sur la place de l'église, cool c'est large. En revenant les roues de la semi mordent dans l'herbe, c'est détrempé...et c'est le drame. La remorque descend dans le fossé. Heureusement je roulais tout doucement. Je descends voir, ça fait des craquements inquiétants, j'ai vu le moment où l'ensemble allait se coucher dans le champ... Là je suis bien bien dans la merde. Le client appelle un voisin qui vient avec un tracteur. Le gars n'est pas très chaud pour toucher quoi que ce soit, il a peur que ça benne et d'entraîner son tracteur avec. C'est pas faux. Il appelle son frère puis arrive leur associé du gaec. Nous vlà avec trois tracteurs ; avec un câble attaché au châssis de la semi le premier se met dans le verger en haut, le deuxième attrape une botte de paille avec ses fourches pour pousser sur le montant de mes portes histoire de ne pas benner et le troisième me tire avec une chaîne. Le client fait le chef d'orchestre pour que tout le monde avance ensemble et ...miracle...ça sort ! J'avais évidemment prévenu mon patron, si ça n'avait pas marché avec les tracteurs il y aurait fallu une grue...avec la facture qui va avec. Quand c'est fini je veux leur donner chacun un billet de 20 balles c'est bien le minimum mais ils refusent. « oh quand on est dans la merde, on est bien content que les copains viennent aider, on sait tous ce que c'est, t'inquiète. » Je remballe mes biffetons. Je bloque la route mais chat échaudé ...je vide comme je suis, le client fait faire demi-tour aux bagnoles qui veulent passer. Une fois vide la tension retombe, putain !
J'appelle Gérald pour lui raconter ma mésaventure, il me dit qu'on a eu cette conversation lundi ; le fret à côté des piscines c'est les vacances, pas de soucis d'accès ou de route qui se dérobe sous tes pneus, les vacances.
Ne me reste plus qu'à rouler direction le sud. Comme à chaque fois je suis surpris par la frontière entre Bourg Madame et Puigcerda, un rond-point tu es en France, le suivant en Espagne. J'entendais à la radio que Puigdemont voulait revenir en Catalogne sans se faire arrêter, il peut passer ici c'est tranquille.
Tunnel de Cadi, puis je descends la montagne, fin de journée vers Sallent au seul routier que je connais avant Barcelone. J'ai mérité ma cerveza.
Café, napolitano con chocolate et une douche à 3€, c'est le tarif par ici mais j'avoue que c'est nickel propre. Je pensais descendre la C16 jusqu'à Sabadell mais ma carte n'est pas à jour, faut que je m'en rachète une. Il y a maintenant une C chépaquoi, qui coupe pour retomber à Villafranca del Penedes, c'est le top ça évite tout Barcelone.
Le gas-oil crie famine, je m'arrête à Tarragone et ô miracle mon AS24 fonctionne du premier coup. C'est leur résolution pour 2018, délivrer enfin du gas-oil. Puisque je suis sorti je garde l'A7 puis N340 tant que ça roule convenablement. Les 4h15 clignotent à Valencia, il est midi et demi c'est l'heure de la soupe pour un Français.
A 14h30 je suis à Daimus, avenida de la mar, lotissement typique avec des maisons mitoyennes, bien moches. Je sonne, personne. Garé au coin de la rue, je retourne au camion, en Espagne faut surtout pas s'affoler. D'où je suis je ne vois pas la maison, à 15h05 j'y retourne. Bingo le monteur est arrivé. Faut tout dépoter bien sûr. Je dis aux gars de dévisser l'escalier, c'est la palette qui est lourde. J'attrape l'escalier avec l'ouvrier du monteur et le type s'entrave les pieds dans la palette, il s'étale de tout son long. J'ai bien cru qu'il s'était fait mal pour de bon. Vu son avant-bras ce soir il doit avoir un bel hématome. Avec Iberica il n'y a plus de chèque ou de virement on livre quand c'est payé, c'est un gros souci de moins. Donc deux signatures sur les papiers et je me casse.
Je n'ai plus qu'à rouler, je prends un peu la N 332 pour faire le touriste mais c'est chiant ça roule pas. Je voulais voir Benidorm, tout le monde dit que c'est horrible, je confirme. Cette tour avec une forme en pointe de diamant au milieu, il avait fumer l'architecte ? A propos de fumer j'avais jamais remarqué mais j'ai vu deux boutiques avec une feuille de cannabis sur la devanture, ils ont l'air de vendre du matériel pour la culture ; des pots, des lampes, des déflecteurs pour la chaleur, y a des promos ça doit être intéressant. Je rechope l'AP7 , je vois le km 666. A presque 700 bornes de la frontière, pas mal. Je finis mes heures à Molina de Segura dans la province de Murcia, au plus proche pour demain matin, un resto ouvert H24 c'est écrit en grand. Mouais, sauf qu'à 20h30 les lumières s'éteignent, un gars tire les rideaux. Purée comment je me suis niquer sur ce coup-là. Plus qu'à ouvrir une boîte, c'est un non-sens en Espagne. Malgré tout c'est un bon plan parking, on dort au calme et les chiottes de la station restent ouverts.
J'avais bien idée pour me venger d'hier soir de ne pas boire le café mais c'est complètement con, je me punis tout seul et ils n'en ont rien à branler de mes états d'âme. Donc un café, un croissant au chocolat, une douche à la station et zou. En plus à la station il y a du pain frais.
Google Maps est à la rue, il m'envoie dans le bled, vu les photos c'est pas là, mon gps j'en parle pas, Mappy me trouve un camino au lieu de pasaje, pas trop regardant sur les détails, je vais voir là. Quelques maisons sur le chemin, par dessus un mur je vois un tas de terre qui pourrait ressembler à ce que je cherche, je me gare. Bingo, le portail s'ouvre. La petite dame est tout sourire, pas me voir mais de voir arriver sa piscine. Je vais me retourner en haut du chemin, à 8h30 je suis posé et demitouré, trop fort. Je commence à décharger arrive deux types en WV Caddy. Je demande à celui qui semble être le chef, il conduisait et il est mieux habillé. Pour décider de qui est le chef je fais avec les éléments que j'ai... Je lui demande s'il est le monteur, il me répond : plus ou moins. Je lui dis alors que je suis plus ou moins le chauffeur, ça le fait rire c'est déjà ça. On fait le contrôle, il me signe les papiers. Moi j'ai un CMR signé, peu importe par qui finalement, je peux dégager.
J'envoie le message habituel à Laurence, elle me répond aussitôt ce que j'attendais : Narbonne, du pinard pour St Vit comme d'hab'. I love this job.
Je me fais une remontée du tonnerre de dieu. Province de Murcie, puis un bout de Castille la Manche, ça alterne autovia et ancienne nationale, puis Valencia, puis la sublime N340 jusqu'à Tarragone. Il fait beau, c'est le pied intégral. Le temps se couvre quand même arrivé en Catalogne. Je passe Barcelone aux heures creuses et je fais ma seconde 45 après le péage de La Roca.
Je calcule les heures, soit je fais 9 h et je coupe à la Jonquera soit je prends la deuxième 10h et je vais à Sigean. J'opte pour ça, Dieu sait que j'aime ce pays mais j'en ai marre des chiottes dégueulasses, je vais souper chez la Vosgienne à Sigean. D'ici ça rentre tranquille à Besançon. A table je tombe sur un cantalien supporter de l'ASM et un briviste supporter de son club évidemment. On passe une fort bonne soirée sans parler de camions. A vous je peux le dire mon cœur est plus proche de Brive que de Clermont. Et pis franchement, Broke James il a bien fait de partir à La Rochelle non ?
Café, pain beurre, douche le tout pour 4€60 ça vaut. Je n'ai rendez-vous qu'à 9h, je vais donc au gas-oil avant et au pain. La boul' en face du Grand Frais c'est commode pour se garer et à deux rues d'où je charge. Je me présente à 8h et quart, on me donne un quai et on m'attaque de suite. A 9h15 c'est chargé, complet de bon nectar glouglou, zou ! Il tombe des seaux d'eau, le temps de grimper le chariot au cul je suis gaugé.
Bon ben il n'y a plus qu'à rouler. La pluie n'arrête pas, pire, il neige à Montélimar. Des gros flocons, ça ne tient pas au sol mais sur les calandres, à Valence plus rien, bizarre. J'ai coupé 15 chez les pinardiers, je fais les 30 restantes au parking avant le péage de Vienne. D'ici je rentre tranquille au dépôt. A Lyon je fais le grand tour, ça roule. Mieux qu'à Besançon, j'y suis à 18h, en plein merdier.
Je pose le chariot, décroche, le lot n'est à vider que mercredi. C'est la teuf au bureau le jeune Arnaud fête son embauche. Je lui demande son âge, il est de 95. Putain il y a donc des routiers plus jeunes que mon gamin ? Pfouuu là, je prends encore un solide coup de vieux. Je bois un fond de blanc du Jura pour oublier. D'habitude je trouve ça dégueulasse mais celui-ci est buvable, pas mal même.
Je balance mes affaires dans le Cubo, à 20h je suis à la maison. La semaine prochaine c'est FCOS, pas grave je me suis fait des souvenirs cette semaine. Bon week-end à tout le monde, le ciel vous tienne en joie.