| Carnet de bord de Octobre 2013 | Partager sur Facebook |
En allant livrer je passe devant la « Tête noire », il est ouvert dommage pour lui tant mieux pour l’autre qui a eu l’immense honneur de m’accueillir à sa table, j’arrive à 07h, ils réceptionnent à partie de 7h30, si je tenais le con qui a lu sur le BL 7h00, bon ça me permet d’être le premier, et de pouvoir ouvrir le latéral de récupérer mes sangles et de les enrouler comme il se doit, et à 8h je suis vide, coup de fil au chef qui m’envoie charger à Mallisard pour l’Italie. Je reprends la N7, un petit café au routier qui lui aussi pourra se souvenir de mon passage, il parait qu’ils ont des soucis de com, d’où le problème pour les avoir hier.
Notre grand et magnifique leader de l’UMP vient de recevoir son non-lieu, et c’est la course aux compliments de ses larbins, Hortefeux et Balkani en tête, rien que de voir leurs têtes, j’ai des envies de meurtres, aurais-je droit à une médaille ? Faudrait juste rappeler à notre « ancien » président, qui est aussi avocat qu’un non-lieu n’est pas la preuve de son innocence, mais qu’il n’y a pas assez de preuves pour le condamner ou l’innocenter.
Elle est belle aussi cette N7, j’arrive chez le client pour 9h30, à 10h je les quitte, et je reprends la N7 pour aller charger dans la banlieue d’Annonay, le charme de l’Ardèche est perceptible, dommage qu’il y a la voie ferrée qui gâche le paysage sur le Rhône.
J’arrive à 11h00, il lui faudra au cariste 1h15 pour me charger, les palettes sont au diable.
A 12h15 je pars me mettre dans un coin pour manger et attendre la suite, il me reste 2m80 de plancher. Fred me trouve du fret, mais il faudra patienter, dommage j’avais de quoi aller jusqu’à Milan peinard. J’arrive à 14h30 chez le client, je me met dans un coin et j’attends la semi qui amène ma marchandise, Jojo un collègue arrive à 16h pour du Turin, et voir pour récupérer du Vercelli si je n’ai pas assez de place, on discute, Jojo est un ancien à la retraite qui vient de temps en temps, alors il me raconte ses faits de guerre dans le monde du transport, de l’époque où tu disais merde au boss et tu allais dès le lendemain chez le voisin sans aucun soucis, une époque «d’homme».
A 18h je suis chargé, lui aussi, et on reprend la route lui pour le dépôt, il a fini sa semaine, et moi pour l’Italie, Italie qui ne me verra que demain, pas assez pour aller de l’autre côté de la frontière, je pousse jusqu’au bout, et j’atterris à 21h15 à St Jean de Maurienne, à cet heure-là je n’aime pas m’arrêter dans les routiers, alors je me trouve un coin au calme pour la nuit.