| Carnet de bord de Décembre 2014 | Partager sur Facebook |
Aujourd'hui la journée s'annonce plutot cool, enfin sur le papier, car je me pointe à 10h au lieu de 8h...
Je propose bien sur de me vider tout seul, mais non les chariots sont auto-portés donc le client refuse.
Puis il faut qu'il range chaque palettes au fond du bâtiment, comme si il ne pouvait pas tout sortir, sachant que les dépôt est immense et vide, pour les ranger ensuite.
Il est donc 11h15 quand je quitte le site, et je suis plutôt mal barré, sachant que j'ai rendez vous à 9h à 5 minutes de là.
Je me fou donc à quai en vitesse, frigo en branle et c'est parti pour 33 palettes pour la GB.
Mais comble du comble, après avoir une belle soufflante aux vues de mon retard, on viendra m'annoncer que tout n'est pas pret!
Et si j'étais venu à 9h?
Sauf que le ferry se prendra à 16h30 à Caen, et qu'il faut donc que j'y sois 1h avant comme le demande la Brittany.
Nos nouvelles semi ne peuvent prendre que 30 palettes dans les coffres, donc on se trimbale toujours 3 palettes dedans.
Ce qui ne pose pas de problèmes quand on charge sur 100*200 puisque qu'en les mettant debout au tablier ça passe quand même, ou encore lorsqu'il y a échange de ces dernières.
Sauf qu'ici, je charge 33 pal europes, mais sans échanges, et le client refuse que je les gerbe sur la came.
Ok, je veux bien les laisser mais pas sans bon palette, et il refuse de signer.
Voilà comment perdre de l'argent n'importe comment...
C'est niet, je les poserais dessus quand même, mais en prenant tout de même soin de poser un intercalaire en carton sur la marchandise.
Il est 12h45 quand je quitte Laval, et d'ici il faut environ 2h30 à travers pour rejoindre Caen, ce qui me laisse tout de même un peu de marge.
L’itinéraire est donc choisi, le plus rapide, qu'importe la route.
Je remonte donc par Mayenne, puis Bagnolles De l'Orne par la magnifique D34 pour atterrir sur la nouvelle rocade de la Ferté Macé.
D'ici, peu nombreux sont ceux qui prennent la même route chez nous, certains suivent Ecouché puis Argentan, et d'autre comme moi suive Falaise pour éviter le péage, et en plus c'est plus rapide.
Le soleil pointe son nez après Putanges, et m'accompagnera jusqu'au bout.
Je récupère donc la N158 à Falaise pour arriver sur Caen 20 minutes plus tard.
Mais là problème, le périph sud est bouché, tout le monde est à l’arrêt, et le Nord aussi!
Dans ce cas il ne reste qu'à prendre le plus court et à patienter.
C'est tout simplement des travaux au niveau de la sortie Paris qui causent ce foutoir, sortie bien dangereuse d'ailleurs puis qu'il est possible de prendre direction Mondeville, Paris ou d'entrer sur le périph sur seulement 200 mètres de distance.
Pour la suite c'est du velours, je ferais juste en sorte d'avoir tout les feux de Ouistreham au vert pour éviter les clandestins, et me voilà avec 15 min de retard dans les lignes, vu le temps passé dans les bouchons.
J'aurais pu valider ma journée à ce moment et commencer ma coupure maritime de suite, mais je sais qu'elle fera bien plus de 11h cette fois, donc je préfère que mon temps de conduite à l'embarquement apparaissent sur ma journée, plutôt que sur ma coupure maritime, comme ça je disposerai pleinement de mon heure de conduite légale à la sortie du ferry pour trouver un parking.
Il est donc 16h, le frigo branché en électrique, je n'ai plus qu'a me poser tranquillement pour me restaurer et roupiller un peu.
22H15 je sors du ferry, avec 6h15 de coupure, donc comme la loi l'autorise j'ai 1h de volant pour trouver un parking, pour faire au minimum 4h45 de coupure afin d'obtenir mes 11h à l’arrêt.
Le parking visé est le service de Sutton Scotney, sur la A34, à environ 45 minutes d'ici.
Je sors donc de Portsmouth par la M27, puis la M3 et ça roule plutôt bien, ce soir la chance est avec moi, enfin c'est ce que je pensais.
La A3 et la M3 sont remplies d'une multitudes de fermetures nocturne, tandis que sur ma route il n'y a rien.
J'arrive donc au service avec 42 min, mais la misère, c'est blindé de chez blindé, car avec toutes les fermetures, toutes les routes ont étaient déviées par ici.
Je renquille donc la route, et scrute le moindre parking qui passe, le premier, full, le second, full, le troisième, idem!
J'ai 55 minutes de volant et il serait temps que je trouve.
Je dégotte donc pour finir un Laybay, c'est comme un SOS chez nous, sauf qu'ici on y dort.
Me voilà donc parti pour une nuit à me faire secouer par le souffle des camions qui passe, avec la hantise qu'il y en ai un qui m’accroche l'arrière, vu que je suis le dernier de la file.
Je sais pas vous, mais moi ce soir je vais pas dormir des masses.