FDR - Carnet de bord
Carnet de bord de Novembre 2016 Partager sur Facebook
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  • les réserves de la veille
    la machine en question
    des machins en bois
    Decize
  • Mercredi 9 Novembre 2016
  •  

    5h30, après le réveil radio mais avec en fond sonore un sacré coup de Trump refroidissant, je décolle.

    A jeun, ça va, c’est surmontable, vu le plateau de fromages mis sous mes yeux la veille, il y a  de la réserve. Et c’est mieux, car la route est bien blanche ce matin. On se lance quand même, j’ai le poids sur le tracteur. 

    Ça monte tout bien vers le Col de Fix St Geneys, et la descente, et bien la neige disparaît assez vite, vu la pente qui fait vite tomber en altitude. C’est aussi bien comme ça.

    Je passe Clermont vers 7h, nickel et arrive à mon enlèvement à Combronde à 7h15. C’est déjà ouvert, normal, c’est un transporteur. C’est même MTA. J’ai un quai de suite, et à 40 je repars avec 11 pal de bobine de papier pour un bled perdu dans la Nièvre, au pied du Mt Beuvrey. Un chauffeur m’explique comme il faut comment arriver chez le client.

    Je trace sur Gannat, St Pourçain, normal.

    Pause douchage au CR de Moulins en 30’ et des miettes pois direction Bourbon Lancy. 

    Le dernier bout est un peu pourri pour arriver au bled de Luzy. Mais j’ai dû mettre 2h10, exactement comme me l’avait dit le collègue MTA. Et conformément à ses indications je m’adresse directement à la bonne boite qui a plusieurs bâtiments. Sympa le MTA, mais ça on le savait qu’ils ont des chauffeurs cool.

    Vide à 11h10, je file vers la préfecture de ce département, via Decize. C’est bien joli d’ailleurs cette ville.

    J’arrive à Nevers, à 12h35. C’est ouvert, c’est un truc de pharma, mais c’est bien marqué que  12h 13h30 ça ne videra pas. Je vais quand même voir, je peux me mettre à quai.

    Je casse la graine. J’avais cette fois ci avisé ma frangine que je serais dans le secteur, mais elle bosse jusque 18h, donc ça va ne pas faire puisque j’ai un truc à recharger derrière.

    14h, les 6 IBC qui sentent très bon le cosmétique, je repars donc sur mes pas, jusque Decize ou je bifurque à gauche pour aller à La Machine. La Machine, c’est le nom du bled où je recharge, dans une scierie. Il est 15h, 2 de leurs camions en repartent, tout du Scania. Au bureau, je me présente, le cariste n’est pas là, mais le mr me dit qu’il va trouver un fen et me charger. J’ouvre les 2 côtés. C’est des traverses de chêne, peu volumineux.. Il y a un 113 qui trône pas loin, c’est pas qu’il est superbe, mais je vais le prendre en photo. Le gars me demande en rigolant si je suis intéressé. Je réponds que pourquoi pas ! Mais non, il n’et pas à vendre, il fait le mulet. Il m’explique qu’ils ont une petite collection car dans la famille ils sont également concessionnaire de la marque au griffon. 

    Quelques sangles là dessus, même pas une heure après c’est fini. J’appelle le client qui est à Paray le Monial, à 85 kms d’ici, mais il faudrait arriver avant 17h, bref c’est mort, 7 h30 demain matin. Ce petit voyage est d’un client alsacien qui est spécialiste dans la récup de traverse de chemin de fer. Du temps de l’inter, je faisais des trucs du style au départ de Vielsalm en ardennes Belges pour les coins de Gacé en basse Normandie, où ils ont un dépôt. Ces traverses, c’est bien pour faire des clôtures de haras. Ou bien on en ramenait de la Ruhr ou d’Espagne encore, tout ça pour Sierentz ou Colmar. 

     Je descends tranquille via Bourbon Lancy, ça roule super bien, c’est mieux car l’indicateur de charge ne concorde pas de trop avec les 25t qu’on m’a annoncé..

    Juste le pont de la Loire à  Diou est interdit aux 16t, et donc faut rester du côté ci jusque Digoin. Traverser Digoin, ça rappelle les années 90, mes 1ers tours d’Espagne en R340. Là, la vieille RCEA était bien pourrie avec ses virages qui longeaient la Loire.

    Chez Lilly, c’est devenu une brasserie pour les voyageurs du dimanche, alors je n’ai plus qu’à me poser au Tom Bar.