| Carnet de bord de Janvier 2017 | Partager sur Facebook |
Très bon relais ici, très normand, je m’y étais arrêté qu’une fois du temps de l’ancien proprio pour petit déjeuner il y a 2 ans, c’était avec ma chérie, ça nous avait bien plu. Faut préciser que la veille on avait coupé au relais de Sancy.. Et oui, je suis un mari très classe moi.
J’ai le temps, je mets en route vers 8h, ça ne charge qu’en fin de matin, voire début d’après midi à Epernon. Mais avant, le tel sonne, le n° de ma fille qui est affiché. Je crains un souci et j’ai raison. Elle est en larmes, elle vient de se retrouver dans un champ avec la Twingo entre chez nous et Gérardmer, là où elle va pour son stage. Ça neige bien, et elle a perdu le contrôle. Elle s’est cognée la tête contre la vitre en descendant dans le pré. Dans la panique, elle me demande qui appeler. Les pompiers, dans la panique, je dit que je vais les appeler. Ça roule, mais personne ne s’est arrêté...
C’est pas malin que je les appelle, je ne vais pas faire le 18 d’où je suis. Je trouve un n° de caserne à Gérardmer, mais ça ne répond pas. J’appelle ma chérie, elle est déjà en route et a réussi à les joindre, ouf.
Je rappelle ma fille pour discuter un peu en attendant l’arrivée de pompiers. Ils ne tardent pas.
Bref, c’est un peu l’angoisse.
Je démarre à 8h20, N13 toujours, ça bouchonne presque encore à Evreux. Puis rattrapage de la N12 à Nonancourt. Là où il y a les Tps Vallée. Je me souviens de ce transporteur au tout que je roulais, ils faisaient des mêmes retours que nous de Castellbisbal pour Rixheim. On était étonnés de voir des camions du 27 par là. Ils faisaient déjà un truc qui se faisait moins à la mode à l’époque, un triangle.
A Dreux, je continue direction Paris, pas envie de me faire suer à travers par Nogent le Roi, la dernière fois, je m’étais vraiment amusé, là je passe par une autre route, interdite aussi, mais qui passe nickel.
J’arrive à Epernon vers 10h20. Un peu d’attente déjà au bureau pour les BL, il y a pas de détail, de la Roumanie, de la Turquie, et du Ottmarsheim. Pour les 2 premiers, je pose tout à Mulhouse, la saison du one shot c’est passé.
Je me mets à quai à côté d’un camion marocain qui tracte un fourgon Geodis.
Le gars du quai me dit en me saluant que c’est 14h normalement. C’est bien ce qu’il me semblait..
Je fais des aller retours entre la cabine et le quai en attendant qu’il attaque pour lui indiquer l’ordre de chargement, ben oui, faut pas qu’il mette la Roumanie devant la Turquie, je serai embêté... Non, c’est pour dire de mettre le Ottmarsheim aux portes.
Le camion marocain achevé, il attaque, impec. Un des 2 chauffeurs vient me demander si j’ai du gaz à leur prêter. Oui, j’ai ça, en cartouche. J’en sors une du coffre, ah non, c’est pas ça, c’est en bouteille qu’il cherche, la leur est tombée de la cabine et a cassé. Bon ben je leur prête mon petit réchaud pour qu’il se réchauffe un truc avant de repartir. J’en profite pour discuter avec son collègue, de où ils viennent, combien de temps ils partent... Lui me demande le salaire français, normal. Il est vraiment content de ses conditions, il est de Fes. Ils rentrent quasiment toutes les semaines en faisant l’AR Maroc France à 2, et vit très bien au Maroc. Il me demande si je suis déjà allé là bas. Non, jamais, mais j’aimerais bien y aller, et tant qu’à faire en camion ! Il me dit voir quelques français, mais en frigo. Son collègue, qui cuisine, me demande si je veux boire le thé, et bien pourquoi pas, alors je cherche mon mug pour un moment de convivialité. Je reprends mon gaz, une petite photo et les voici reparti vers du plus chaud. Ma chérie m’a appelé, tout va bien, après une radio, pas de blessure pour le choc de ce matin, ouf.
Je retourne au quai, voir comment se charge mon périple qu’aimerait bien avoir l’air international mais qu’a pas l’air du tout. Un autre camion a repris le quai dispo à côté, c’est la maison Strabert, là encore, bien sympa le chauffeur, on discute un peu allemagne, benelux..
Un peu avant 13h c’est fini, je repars avec un gros paquet de bl, pour diverses adresses en Turquie et Roumanie, une sacrée belle tournée m’attend..
Go vers la N10, puis St Arnoult, 104 où tout est vert. Comme il est préférable que j’évite la case maison avec la neige, j’enquille la N19 et vais passer par le bas. Je dois avoir 12t maxi, c’est impeccable. Je casse une graine un peu avant Romilly, il est bien déjà bien tard, mais c’est mes horaires. A Troyes, j’hésite à raquer pour l’A5, mais non, de toute façon c’est mort pour la 11h ce soir, vu que Pascale m’a demandé si je pouvais être à 8h à Ottmarsheim, alors je garde la 19, et puis j’aime bien cette route.
Bouclage de la pause en 30’ un poil avant Chaumont.
Après Langres, sur la 19 toujours, plus on avance, plus la couche de neige s’épaissit dans les prés, mais il fait sec. On en croise du peuple par ici, du Barbier, Marmier, Cordier, bref, que du Francomtier quoi ! L’heure tourne, les restos sont bien remplis aussi.
Je trace jusque Mulhouse, au parking Gefco, il est 21h45. Je vais montrer patte blanche avec mon badge au gardien car je ne le connais pas, c’est que c’est fini le temps de parking ouvert à tous les vents, et même avec le badge, je ne peux pas dormir dans le côté fermé.
Enfin, il peut neiger, je suis quasi arrivé !