FDR - Carnet de bord
Carnet de bord de Mai 2018 Partager sur Facebook
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  • au chaud
    convoyage
    Comines (F)
    N44
    niveau lave glace toujours ok
  • Mercredi 23 Mai 2018
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    Le parking est déjà blindé de voitures à 6h et quelques, je vais voir à 35, et je peux me mettre déjà à quai, parfait. Je peux même aller me chercher un café au distributeur pendant le déchargement, et je me laisse tenté par des gaufres liégeoises en guise de petit déj au distri voisin. Faut dire qu’on est voisin de la Belgique, je m’adapte. Les palettes vides sont reposées à 7h10, c’est tout bien pour aller au rechargement, sans doute un peu en avance, mais sans trop subir la circulation de Lille métropole, enfin c’est du même côté, à Comines, mais celui du côté ci de la frontière. J’y suis avant 8h, ils sont au courant, mais ça ne loupe pas, c’est trop tôt, on avait annoncé 9h. C’est des gens extérieurs qui viennent charger. Toilettage en règle,  coup de balai en attendant, et lecture de la tonne d’officiel que j’ai en retard. Faut dire que c’est pas toujours passionnant, les dossiers sur les nouvelles technologies de suivi de flottes ou bien de management, ça ne me cause pas. Il n’y a même plus une page Europe, juste un article des fois. A 8h50, un type de l’usine vient me voir, c’est bon, je dois rentrer à une porte en avant et le suivre, et en warning, on se trimballe au milieu des stocks et des fen, alors securitat d’abord.

    En place, c’est en effet 2 gars qui chargent, par le côté, c’est des démonteurs de machine, c’est du textile. Ce n’est pas une délocalisation, mais un retour de ces vieilles machines chez le fabricant qui les reprend. Y a un peu de tout avec une grosse pièce, c’est bien propre, pas lourd et pas chiant à sangler. En une bonne heure c’est réglé. J’ai bavardé un peu avec un des gars, il raconte que la bonne époque(pour eux) est bien loin, lorsqu’il déménageaient des usines entières pour la Tunisie ou la Chine. C’est marrant, chacun voit midi à sa porte ! Et pire, aujourd’hui, sur de gros chantiers, ils subissent aussi la concurrence de manutentionnaires de l’est.

    Je repars de là sous l’escorte d’abord du type de l’usine, en avant toujours, c’est immense, il est 10h10. Je suis tout près de la Belgique, puisque que ce bled est des côtés. Je peux juste me contenter d’écouter une radio d’outre Quiévrain, Classique 21. Y a des titres pas possibles, souvent du Bruce Springteen, des vieilles, et là entendu Fat Bottomed girls de Quenn, trop bien. Faut que je retourne en Belgique, un de ces 4, ça manque les bonnes radios musicales. Je rechope l’A25 à Armentières, et Lille est au vert, direction chez moi via les nationales à partir de Douai, y a le temps.  Ca fait suer d’être en avance comme ça, c’est pas encore aujourd’hui que je vais me payer une frite dans les bleds avant et après Cambrai. Mais c’est pas grave puisqu’un un jour je retournerai en Belgique.

    A lors je trace la 44 le plus pas possible, jusque Berry au Bac pour casser la graine. J’aurais pu ne faire que 30’, mais non, je fais 45, comme ça la sieste est incluse. Il fait presque beau.  Pas partout, comme hier, méga averse, trombes d’eau, mais plus bas, au niveau de Perthes.

    Ça ne faire guère faiblir la moyenne, et j’arrive quand même en 4h15 sur la place du mon bled, il est 18h30, cool.