| Carnet de bord de Aout 2017 | Partager sur Facebook |
Je quitte ce bon relais situé en plein Beauce à 7h. J’attendais un peu et j’aurais eu droit à faire une belle photo avec lever du soleil d’ambiance Castillane. C’est marrant, ce resto très ancien, a des sanitaires rappelant ceux de la Brujula ou ailleurs en Espagne, faïences bleues claires jusqu’au plafond, et portes en faux bois massif. Et le reste est très bien aussi, c’est un papy et une mamy qui tiennent, donc bouffe maison garantie. En plus tombé sur un voisin de table normand bien sympa, qui était dans la restauration dans la passé reconverti à la route. Il est en frigo et monte sur l’est tous les week end, Epinal, St Dié, Strasbourg.. Il m’a montré une photo d’un resto en redescendant le col de Saales, c’est « chez Julien » à Devant Fouday, un superbe établissement, typiquement alsacien. Quand je lui ai dit avoir déjà mangé là à mes début, il ne savait pas qu’ à l’époque ce resto faisait un peu ouvrier et routier en plus du chichi.
Elle va bien cette RN23, juste une heure pour arriver au Theil, pas dur à trouver, énorme usine qui fait de l’emboutissage. Je l’ai déjà fait mais y a bien 10 ans, quand je faisais un petit tour de natio que de temps en temps. C’est bien, car je vois aussi l’usine où je vais recharger, qui est située juste de l’autre côté de la voie ferrée. C’est d’avoir son programme du jour qui rentre sur une seule photo. Ça fera économiser un peu d’octets au site pour et par les routiers.
Y du monde qui vide des emballages, déjà devant et à quai, mais les miens sont urgents, alors on me suggère de me les vider par un côté. Pas de soucis. Et en effet, des caristes et même un chariot et remorques embarquent les piles. Vide à 8h50, je fais au moins 2 kms à vide pour arriver dans une non moins grosse usine. J’avais rdv à 10h. Je rentre de suite, ai un quai assez vite, mais le cariste me dit que j’ai le temps. J’ai donc le temps de préparer 2 sangles attachées aux derniers poteaux pour éviter d’utiliser les barres d’arrimage. Il commence à 10h, mais ça trace, 4 pal par 4 pal, c’est du papier toilette. Résultat, 8t et des brouettes, et les 2 cliquets attachés entre eux pour retenir les dernières rangées. C’est vrai que des barres d’arrimage ça abîme souvent car les palettes reculent et se frottent dessus. Enfin c’est la finalité même de cette marchandise, frotter...
Je me sauve à 10h30, remontée par la 23, tranquille. C’est dommage, un peu tôt pour refaire une halte pour le repas de midi au relais de hier soir.
Natio jusque Ablis où la flotte commence à se pointer. Il commence à avoir du peuple au péage de St Arnoult, mais tout va bien, les caravaneux bataves n’ont pas le telepass.
La 104 ne passe pas trop mal à part 2 3 grumeaux vers Evry et l’A6.
Une fois de l’autre côté, c’est carrément le déluge. Je fais une pause repas vite fait vers Fontenay Trésigny, sur un parking pourri de la N4 (pléonasme).
La pluie ne baisse pas de régime, c’est rigolo, les détritus flottent sur le parking..
Le sec revient une fois dans le département de la Marne. Pause 30’ à la Shell de Sommesous, là encore blindée des nordistes, belges ou anglais qui remontent via l’A26. Y a même du stau aux machines à café.
Dernière ligne droite, enfin, pas dans la fluidité complète, méga bouchon avant Nancy, et j’ai zappé de sortir à Velaine pour contourner le truc, on voit défiler les Foulon, Brignais, MGE à côté, moi je suis un peu en mode touriste quoi, avec les pecos. Peu importe, je suis pas pressé, et pas au fond du trou, ce doit être le 1er grain de sable de la semaine. Si j’ai paumé 30’, c’est déjà pas mal. Et les copains bouchonnent plus loin aussi, à un carrefour avant de remonter sur l’A31.
Le reste de Nancy passe au vert. Coup de fil de ma chérie sur Epinal, si je peux passer prendre la petite a centre équestre. Je ne suis pas lourd, donc pas de souci.
C’est à Dommartin, bled à côté de Remiremont, ça fait drôle d’emprunter la route de chèvres du F12 avec le Fh.
De là, en 20 ‘ on se pause à notre bled à 20h30.
Voilà, déjà une semaine de faite, rien vu passer.