| Carnet de bord de Aout 2017 | Partager sur Facebook |
Y a encore fallu mettre le basto cette nuit, mais celui d’été, c’était vraiment impossible de dormir sinon.
A peine réveillé, un peu avant 7h, le portail est déjà ouvert, et un camion du 25 rentre. Peu importe. Je déjeune tranquille et rentre à 7h30. Je trouve le quai de réception, mais un gars me dit déjà que ce n’est qu’à 8h, et que le 25, un Jacquet, est prioritaire. Ok.
C’est bien ce qu’il me semblait que c’était jamais du rapide le matin ici, je l’ai déjà fait y a quelques années et c’était le même topo, même prioritaire.
Finalement mon tour vient vite, car je lis les riches aventures d’un monsieur qui livre des piscines, donc on perd toute notion du temps. Je suis vide à 8h50, direction Lyon où la rocade est n’a pas l’air vilaine. Ça passe tout bien, alors je m’offre une douche, à Roussillon, chez nous, les truckers, 20’ pas plus.
C’est bien, l’A7, à la fin de l’été. Je n’ai pas eu la joie de la pratiquer de tout l’été dans le cadre du travail pendant les migrations nord sud. Enfin, si, mais en tant que migrants, en mode caisseux, et un dimanche. On avait notre petite nièce qui était un peu patraque pendant le trajet, à un moment il a fallut s’arrêter à presque toutes les stations et c’était galère pour se garer, alors je me posais aux pompes pl...le vrai caisseux quoi !
C’est encore un peu les vacances, alors je sors à Montélimar sud pour faire un bout de N7, parce qu’il n’y a pas que la N4 dans la vie.
C’était bien la peine, pas vu une boulangerie jusque Piolenc.
A7 jusque Avignon nord, direction Carpentras, et ouf, je trouve enfin une boulangerie, Escoffier, ça change de Marie Blachère. De là, je suis quasi arrivé à Monteux, chez le client.
Il est 12h45, ça reprend qu’à 13, mais je peux me mettre à quai quand même.
Pendant que d’autres finissent leur pause, j’attaque de mon côté, le Boulot, nom du pain acheté de tout à l’ heure.
Vide à 13h25, je file pas très loin de là au Pontet, sur la N7, dans une cartonnerie. C’est pour du 44, un beau voyage, mais la cour est pleine. C’est de la bobine de carton. Ça cogne, des gars attendent dans leur cabine moteur tournant.
Un gars arrivé derrière, du 59, a un problème avec son tendeur de bâche, c’est pas sa semi attitrée, c’est une goupille du cliquet qui est cassé, un autre lui trouve une pointe, j’essaies de tendre avec une douille, finalement le bout de goupille repoussé un peu, permet au système de fonctionner un peu.
Je discute avec un voisin, de chez Combronde, qui est en location pour ces papeteries, il connaît où je vais à Clisson, d’après lui c’est 15h maxi là bas. Et il compte bien 12h 12h30 de route via St Etienne Montluçon RCEA. Bref, c’est mal barré pour vider demain, car l’ heure tourne. Le collègue du tendeur vient me revoir, me demande si il faut des équerres, je pense que oui, car c’est de la bobine debout. Le mieux c’est qu’il aille demander. Et oui, il en faut, et il n’en a pas, c’est pas sa semi.. Bon, je regarde dans mes coffres, j’arrive à en réunir une vingtaine en carton, ça vaut rien, j’en retrouverai et j’ai déjà mes bleues en plastiques, ça le dépannera.
Bon ça n’avance pas vite, mon tour vient alors que l’horloge de l’odb affiche 2h53 de pause...
C’est des bobines assez petites, alors il y en a plus, 20. Donc pas du rapide. Et il ne faut pas sangler pendant le chargement..
J’en sors à 17h45, sangle assez vite, c’est fastoche, vu que le chargement n’est pas haut, je monte dessus pour tout passer et poser.
Je me sauve à 18h10. je n’ai pas de nouvelles de Pascale, je monte, on verra bien. J’ai prévenu que je ne serais jamais là bas avant 15h.
Je retrouve des mirabelles dans un tuperware dans le frigo, j’y pensais plus, ça fait un bon goûter frais.
J’enquille l’A7 à Orange sud sans trop être encore décidé de l’itinéraire. St Etienne ou le Puy ?
A Montélimar sud, aller je sors et enquille la 102. J’avais remarqué ce matin à Pierrelatte que Viviers était interdit aux pl pour travaux.
On verra bien, c’est sûr que sur la 102, la moyenne n’est pas terrible sur les 1er kms, le Teil....
Enfin, c’est pas comme si je n’avais pas l’habitude, la N104, j’en perds aussi du temps. Mais là bas les villages et paysages sont moins jolis..
C’est quand même du bonheur d’arriver à Aubenas, la chaîne de montagnes derrière est impressionnante. Ça se vérifie plus tard dans la montée de la Chavade. 1ere fois que je passe par là en bien lourd. Et ben c’est long, la fin n’en fini pas.On les sent passer les 127m d'altitude supplémentaires par rapport à notre Schlucht. J’embête personne et personne ne m’embête, je crois un peu de bretons ou des 85 et 79.
En arrivant en haut, j’ai un message que l’ huile de boite est chaude. Message rare, 1ere fois que ça m’arrive. Enfin non, ça m’était arrivé mais sur l’ancien tracteur, en boite manuelle, c’était à Aoste en arrivant du Grd St Bernard en assez lourd.
Je surveille en haut, ça redescend mais très lentement, alors je roule cool sur le plateau, un peu d’I-roll, ça repose un peu la mécanique.
C’est bien dans ce sens là, direction Clermont, on prend la tangenziale du Puy sans avoir l’impression de perdre du temps.
Par contre, il n’y a déjà plus de lumière au Cocher, il est 21h45, ils doivent être déjà tous partis se cocher. Enfin je comptais rouler plus loin quand même, pousser au taquet.
Encore le col de Fix St Geneys à se taper, la route est droite, mais la pente est raide, et quelque soit le côté. Je m’amuse à surveiller la température de l’ huile de bv, et elle a tendance à monter aussi dans la redescente, en étant en 9 ou 10e, VEB au taquet.
Je passe Brioude et arrive à un parking géant, genre no man’s land juste à l’accès de l’A75.
Il y a l’air d’avoir un resto à côté d’une station Total. On verra ça demain matin.
Il est 22h40, l’amplitude a un peu morflé. Je vais sortir un ticket et marqué que c’est à cause d’un célèbre restaurant du Puy qui était fermé, point.