Carnet de bord de Décembre 2020 | Partager sur Facebook |
Mauvais karma ce matin, reveil en fanfare, je reçois la photo d'une palette à 6h du matin, Stephane a les nerfs, j'ai oublié une palette sur le quai, c'éait compliqué de compter jusqu'à 3. Bon je vais pas me chercher d'excuse, j'ai pas fait attention, j'étais resté dans l'idée de 2 palettes pour le 31. Une solution est trouvée en catastrophe, la palette n'est pas lourde mais urgente, Franck la descend en urgence en fourgon, ma coupure ne finit qu'à 7h45, le temps qu'il arrive çe sera largement bon.
Mais comme on dit, les emmerdes ça arrive toujours en escadrille, je mets le contact, et je vois que la jauge à gasoil a bien baissé dans la nuit, j'ai dû me faire tirer au moins 300L. Quel début de journée génial quand même. Les bouchons de reservoir sont posés délicatement, pas de gasoil par terre, des professionnels, travail soigné. Du coup, quand je peux mettre en route j'ai juste à m'avancer jusqu'à la station remettre du gasoil, si ça se trouve, c'est les voleurs de gasoil qui sont de mêche avec les sations pour voler du gasoil afin qu'ils en vendent un peu sur l'autoroute ! En attendant Franck, je file à la douche, c'est pas jojo ici.
Franck arrive tout mouillé de chaud à 8h55, même pas le temps de boire un café, on balance la palette par dessus une autre, à 9h je décolle direction Castres. Il fait très beau ce matin, mais il y a un vent de dingue. Le temps change brutalement dans le Poussarou, de l'autre côté c'est de la limite neige, on perd 10° en 2km. Malgré le fait que je sois lourd comme une vache ça avance bien, à 12h30 je suis au gardien et je serai le 1er à priori pour la reprise de l'après-midi. Je raconte mes histoires à Cyril un traco à Sobotram à qui il est arrivé la même mésaventure de gasoil il y a pas longtemps, à Castelnaudary.
Il est même pas 14h quand je repars soulagé de 7t, j'appelle le client suivant à Toulouse, un grossiste pour patissiers, je lui dit que je pars de Castres, et il se trouve que le gars est de Castres, et que ça l'arrange que je pose la palette à leur dépot à Castres plutôt qu'à Toulouse. Du coup, pourquoi pas ! 5 minutes après, il arrive au dépôt qui est fermé bien sûr, je me mets à quai, c'est pas large. Le type est un Tarnais pur jus, et il m'accueille par "t'es un bon toi !" je me dis que si ça se trouve j'ai écrasé un truc, mais en fait non, d'après lui, il y en a qui mettent 20 minutes pour rentrer. Du coup, je lui raconte l'histoire de sa palette et de mon gasoil de ce matin, non, je suis pas si bon que ça ! Il m'a filé un carton de 3 bouteilles de pinard en rigolant. La suite est à Auterive, de l'autre côté de Toulouse, ça passe nickel Toulouse à 15h, je pose les 2 palettes de produit de nettoyage.
De là, j'ai plus qu'à rouler direction l'Espagne. J'avoue, j'ai hésité à monter par Bourg Madame, mais vu la météo et ma baraka du jour, c'est peut être pas l'idée du siècle, si ça se trouve là haut il neige à plein vu ce qu'il pleut en bas. Je fais donc pas le fou, je me gare à Girona South dans une ZI tranquille il est 22h, en rangeant un peu ma cabine, je pête mon support de téléphone, ras le bol.