| Carnet de bord de Mai 2020 | Partager sur Facebook |
Bien qu'il y ait déjà 2 camions qui ont pas vidé hier, je mets quand même en route à 8h. Après avoir réussi l'examen d'entrée avec brio et la moyenne de 36,6°c, j'ai le droit de me mettre dans la file d'attente. 30 minutes de glandage plus tard, un cariste me fait des grands signes de haut en bas, un non initié pourrait penser que ça veut dire branlette de mammouth, en fait ça veut dire "transpalette ok ?" Bien sûr je dis OK, et 30 minutes plus tard je repars de l'usine.
Cap au sud, ça roule un peu autour de Bologne, mais une fois sur l'A1 c'est tranquille. A chaque fois à vide, j'hésite à reprendre l'A1 panoramique, j'imagine que les stations et les parkings y sont redevenus tranquilles. Ce matin, je vais en Toscane, du moins du côté de Pistoia juste à côté de Vinci, le bled qui a vu naitre le célèbre Léonard. L'endroit est superbe, on se croirait dans une pub Barilla, sauf que c'est vrai, tout est beau. Par contre, les routes sont dans un état lamentables, telles qu'il les a laissé le 2 mai 1519.
Je débarque un peu après 11h30 chez le client à Lamporecchio, mais c'est mort pour attaquer de charger avant la pause de midi, le fille sort juste le bon de commande pour le cariste.
La suite se joue à 14h. Déjà 2h bien tassées de paumé. Au départ, on m'avait annoncé un complet de papier hygiène sur palettes, mais de ce que je comprends, il y a 50 palettes à charger, donc, il faut tout dépoter. Coup de fil à droite, à gauche, finalement tout le monde est d'accord, je campe. Au final, encore 2h30 à moisir au soleil, et ils ont rentré 47 palettes, même une mouche pouvait pas rentrer dans la semi à la fin.
Avec tout ça, je suis pas en avance. Heureusement, le PQ même avec 87m3, c'est pas lourd, je peux finir de defoncer les routes de Vinci. Je rejoins assez vite la route de Lucca, et avancer du mieux que je peux, assez peu aidé par les inombrables basculement de chaussée, de La Spézia et même au Turchino. Car, oui, je suis passé par la port de Genova et j'ai vu que les travaux du nouveau viaduc avancaient bien. Une dernière 45 qui fait chier à Allessandria, et je me retrouve en bout du bout d'amplitude à Susa, il est 22h57.