Carnet de bord de Décembre 2020 | Partager sur Facebook |
Une grande respiration, je mets le contact, l'aiguille du gasoil est toujours intacte OUF. C'est un bon plan parking. Mon voisin de parking s'en va quand je me reveille, je suis grave en avance, c'est pas le moment de bouger ; pensons amplitude. Bien sûr j'aurai pû m'avancer un peu en publiant des photos sur votre site favori, mais la connection est vraiment pourave ici, tant pis. Le quartier s'anime gentiement, j'attends 9h45 pour démarrer. D'ici je suis à 7km de mon client, mais la route est bien tordue, il faut 20 minutes le temps d'arriver, j'ai RDV à 10h, mais Lucas m'a dit qu'ils étaient pas très à cheval sur les heures.
La cour chez XPO, c'est comment dire ? Germinal ! C'est tout boueux, et par chance j'ai gardé mes vieilles pompes dans le coffre, ça m'évitera de fusiller les neuves. La boue est mélangée avec du floculant, du coup quand on marche, ça fait des fils, comme du chewing gum, le cariste patine, mais ça le formalise pas plus que ça, la boue gicle de partout, c'est lamentable.
En 1h c'est plié, je ripe à Ripon, au nord de Leeds, il y a un bail que j'ai pas été la dedans, je me souviens j'avais la Chereau La Mesange le dernier coup avec le FH3, on ne parlait alors pas encore de Brexit. Il faut une petite heure et demi pour arriver, le coin est très joli, très plat, encore pas saccagé par d'hideuses zones logistique. Quand je débarque chez Bowker, j'ai droit à un BIP, Christophe fait le même voyage, il sort quand moi je rentre, du coup c'est lui qui prend les papiers de la douane à Hythe vu qu'on a chargé tous les deux pour l'Algérie, à poser à Marseille bien sûr.
Entre la pause thé, et le chargement d'un Portugais, je suis resté 2h30 sur place le temps de faire les papiers j'ai casé une coupure de 15, c'est fait. J'ai plus qu'à descendre en mode toutdebout.com , avec 14t ça pinaille pas, cassage de graine un peu avant Peterborough. Les choses dans ce pays ne sont jamais simples, il y a un carton sur le M25, map annonce jusqu'à 57 minutes de perdues. Bon, de toutes façons, j'avance et on verra bien. Comme j'ai toujours de la chance, il y a plus rien quand je passe, sauf des camions garés en vrac sur la bande d'arrêt d'urgence. Je me suis fixé Dover en ligne de mire, je ne lâche rien. Christophe m'appelle de la douane, c'est OK, mais il reste sur place, pour le coup il a paumé 1h dans le bouchon.
Pas le moindre bouchon pour arriver au port, ça bouchonne pas mal pour DFDS, mais moi je passe par P&O vu qu'en plus j'ai du dangereux, booké pour le 23h45 UK, j'ai grave le temps de glander en attendant. Le seul avantage en ADR, c'est qu'on est garé sur le pont, en 1er. Du coup, une fois garé, je fonce Deck8 avec les road masters et je me jette sous la douche, j'en pouvais plus. Je suis monté si vite que j'en ai oublié ma vape et mon portefeuille, du coup j'ai plus qu'à siester. La traversée a été un peu animée, 1er à sortir aussi bien sûr, il me reste plus qu'à rouler à peine une heure pour la coupure ferry, je me pose juste après Lillers sur l'Aire du reveillon à 3h30.