| Carnet de bord de Juin 2023 | Partager sur Facebook |
Halte aux cadences infernales. Il est que midi et demi quand je décolle. Bon, il me restait encore du boulot au jardin, mais vu la lourdeur du temps, j'en aurait pas fait lourd. Alors autant travailler dans la clim. Je passe au Maris Blachère prendre mon pain nordique tranché pour la semaine, et GO direction Eurre. Pas de rammases à faire ce lundi, un joli complet que je garde pour moi. On s'est pris une bonne suée pour charger quand même. A 15h, c'est bouclé. Le pire dans tout ça, c'est qu'en plus j'ai pas le feu au lac, c'est à livrer mercredi matin à Bilbao, y a pas 1000km, autant dire que j'ai grave le temps.
Alors, le temps, je l'ai pris. Autant en profiter pour musarder, je vais tout couper par la nationale. Première étape Aubenas, comme je passe juste à côté des cars Ginoux, je me fais payer le café au bureau d'Aurélien, celui qui corrige les pires bugs de mon petit site, parce que des fois ça arrive. Après ça, y a plus qu'à se retrousser les manches et passer la Chavade sans pour une fois essayer de faire "un temps".
La pluie grasse s'invite après Thuyets, ça patine comme il faut pour monter, même sans taquinner. Une fois sur la 88, ça va mieux, tu peux rouler un peu plus, mais toujours sur la pluie et pas chargé lourd ça part vite en sucette. Il fait vraiment pas de grosses chaleurs sur la Lozère, c'est un peu mort pour une soirée plancha dans le quartier. Il est déjà bien tard quand je traverse Mende, la plus belle prefecture du pays. La 88 est coupée à la sortie de Rodez, une déviation fait passer tout le trafic dans un quartier, puis s'en suit une vertigineuse descente à 11%, impossible de mettre le voith tellement ça patine, tout au frein, heureusement c'est pas long. Les 4h30 m'emmènent un peu avant Carmaux, il y a une nouvelle station au bord, un parking immense et blindé de camions. Mais il y a une ZA un peu plus loin, avec de gros panneaux de stationement interdit aux camions, c'est parfait pour moi. 22h fin de la journée, buenas noches.