| Carnet de bord de Avril 2022 | Partager sur Facebook |
Je déjeune et je vais chercher la clef des douches à la réception de l'hôtel. La fille dans un français parfait me demande si j'ai mangé là hier soir. Oui mais je n'ai pas de ticket pour le prouver sinon j'avais la douche gratuite, je saurai pour la prochaine fois. C'est là que je réalise qu'elle est fort jolie, d'origine africaine visiblement. Je me demande ce qu'elle fout là, avec ce physique et polyglotte cette fille devrait être hôtesse de l'air ou un truc dans le genre, et pas distribuer des clefs sous des jambons pendus.
A Basauri je passe devant l'usine Sidenor, boîte de merde où j'ai passé des heures à charger pour la fonderie de Peugeot Mulhouse à l'époque Buffa. C'est là que je me retrouve derrière le véhicule qui a eu la toute première immat' espagnole avec le nouveau système, c'était le 18/09/2000 selon Wiki. C'est un peu comme si je suivais une bagnole AA-001-AA chez nous. Comment ça ça n'a aucun intérêt ?
A 9h je suis le lien que m'a envoyé Lorenzo, je quitte une départementale pour tourner en épingle sur une vache de grimpette entre deux glissières de sécurité. Putain si c'est pas là, jamais je ne ressors. Je me retrouve sur une incroyable route de montagne, maps me donne deux km jusqu'à la maison. Effectivement quelques camions de bois doivent passer par là de temps en temps mais eux ne craignent rien pour leur toit ou leurs bâches. Ça frotte tout du long... A un moment le paysage se dégage, l'entrée d'une maison est goudronnée, en 3 ou 4 fois au ras du fossé j'arrive à me retourner, ça s'est fait. Je suis à 200m de la maison, parfait. Un monteur que je ne connais pas, en t-shirt Waterair se pointe, suivi de Lorenzo quelques minutes après. Je lui demande si le chemin débouche quelque part, non on est au bout. Purée t'es sérieux ? Comment j'aurais fait si je n'avais pas pu faire demi-tour ? Il rigole, il me dit qu'il savait qu'avec moi ça irait... Je fais mon truc et je redescends. Au premier virage je suis coincé sous un arbre penché. En montant j'étais bien aligné là je suis cassé, le toit est juste posé, pas de mal. Je dépends le chariot, je baisse mes suspensions pour gagner un peu et je fais riper la remorque. Le toit n'est pas déchiré, tout va bien. Je vous passe le soulagement une fois revenu sur la grande route.
En retournant vers Bilbao je comprends ce que j'ai vu en montant, un fourgon Iveco Daily s'est encastré dans un camion benne qui livrait au bord de la route, horrible ! Je suis bloqué un moment par les flics, c'est rien à côté du malheur du chauffeur du Daily...vu l'état.
J'appelle le dernier client de la semaine à Palencia, je m'annonce pour 14h30. J'ai une coupure à faire, je mange dans un des innombrables restos entre Burgos et Valladolid.
Je fais le tour de l'usine Renault de Palencia, ici à ce que je vois ils montent des Mégane, et je me retrouve dans le pueblo du client. La maison est en construction et sur le chantier ce n'est pas le client mais le concessionnaire Waterair qui est présent. C'est mieux je ne le connaissais pas. Quand c'est fini je donne un coup de balai dans la calèche et je préviens Laurence. On recharge à Morcenx demain comme souvent, parfait. Comme le mois dernier il est trop tôt pour souper en Espagne et trop tard en France, il n'y aura plus de place nulle part. Pas grave j'ai eu le bonne idée de me restaurer à midi. A 22h00 tout pile je suis garé au fond de l'usine à Morcenx, avec le plein de gas-oil c'est mieux de ne pas dormir n'importe où.