| Carnet de bord de Juillet 2022 | Partager sur Facebook |
A 7h je suis au dépôt, je pose la 208, je range mes affaires, un coup de gas-oil dans le chariot, je reprends ma semi, je fais le tour, il est vite 7h30. Malgré l'heure ça roule bien à Besac, je suis vite sorti de la ville. J'ai deux rénovations qui m'inquiètent un peu à faire cet après-midi, je ne traîne pas en chemin. Je suis pressé mais je reste sur la 83, faut pas déconner.
Ce qui m'inquiétait plus que les livraisons c'était la circulation dans la vallée du Rhône. Je surveille Maps du coin de l’œil, à Lyon le vieux périph est fluide mais pas la bifur' de Chasse, je fais le grand tour. On freine un peu vers le nouveau stade des manchots mais ça va. Après fatalement si c'est bouché sur l'A7 après Feyzin, de mon côté c'est pas trop bon non plus. On roule au pas le long du Rhône, ensuite ça se dégage jusqu'à Valence. Je mange un bout de l'autre côté de la grosse vache, les caisseux sont garés sur les places poids-lourds bien sûr, je trouve une place, sinon je descendais péter un scandale. Donc j'étais bien inquiet pour Valence surtout avec les travaux du pont mais non, rien, ça freine plus loin. D'habitude je mets 4h30 pour aller au petit parking à hauteur de Livron depuis le dépôt, là je passe devant avec 5h00 tout pile. Une demi-heure perdue en juillet c'est rien.
J'ai une assistance petit camion avec Philippe en fin d'après-midi, il m'a demandé de l'appeler, il monte la piscine chez la jolie cliente de Lattes, ça l'embête de perdre son temps, faut qu'on se cadre au mieux pour nous deux.
Je commence mes livraisons à Lauret chez une retraitée. Elle a dû être prof cette dame, le look, les attitudes, le langage, vieille fille au vu du chèque. Ce n'est pas une critique hein ! Ce n'est pas parce que j'étais en échec scolaire dès la moyenne section de maternelle que j'en veux aux enseignants, mon cas était désespéré, point. Elle est bien gentille cette dame, c'est juste une description.
Quand je redémarre j'appelle Philippe, il prend la route lui aussi.
On se donne rdv à St Martin de Londres, même parking qu'il n'y a pas longtemps. J'arrive un quart d'heure avant lui, j'ai le temps de préparer. Il est venu avec le vieux ML de sa femme, ça ira plus vite qu'avec sa benne. On fout la bagnole en break et zou ! J'ai déjà appelé le client plusieurs fois, sans réponse. J'ai même essayé le fixe, nada. Pas le choix, faut qu'on monte. Fait chier le bled est au trou du cul du monde. On met quasi une heure, à un moment c'est tellement étroit que le radar de la bagnole a sonné. Là même en chariot tu oublies, je ne sais pas comment la piscine a été livrée il n'y a pas 2m45 entre les murs. Arrivés dans le hameau je rappelle une nouvelle fois, rien. On ne trouve pas la maison. Je demande aux voisins, personne ne connaît. Les boîtes aux lettres sont toutes empilées dans un coin de chemin, je trouve le nom, je suis au bon endroit mais je ne trouve pas. C'est fou cte'histoire ! On tourne et retourne, à pied, en voiture, ultime appel au téléphone... Oh et puis merde, à 19h on lâche l'affaire. On redescend au camion, Philippe me dit que c'est Eric qui va poser le liner dans quelques semaines, la réno reviendra et voilà.
Philippe me repose au camion, je la balance dans la semi, cette palette va me faire chier toute la semaine.
Je file me mettre en coupure au Pont de Barre, je loupe ma première 11h pour 3 minutes, quand ça veut pas. La semaine est tendue, font chier ces minutes.