| Carnet de bord de Novembre 2021 | Partager sur Facebook |
Je me lève beaucoup trop tôt, à 6h20 je suis au dépôt, Scania m'a demandé le camion au mieux. Juste avant 7h et demi je suis à Pontarlier, putain je suis dég', le Dupessey qui a chargé devant moi vendredi est déjà là. Il a dû se lever encore plus tôt que moi... On est au fond de l'usine, ça bouge pas. Mouais... Le chauffeur vient me voir, vendredi on s'est vu de loin on a pas discuté, je comprends de suite que c'est un Espagnol. Un chauffeur espagnol dans un tracteur français, ok. On papote un peu, il me dit qu'il est de Séville mais qu'il a un petit appart à Barcelone. Tu m'étonnes, Dupess' doit pas pouvoir le faire rentrer tous les vendredis pour le goûter. Il me dit qu'il est affrété Jeantet, c'était certain, qu'il va recharger chez Jeantet pour Toulouse et qu'ensuite il rechargera là-bas pour chez lui. Il est content, je m'en doute !
A 8h on est toujours en place, je chope un type qui passe, il se renseigne, le cariste finit un truc et il arrive. Effectivement dans les 10 minutes le cariste habituel se pointe. C'est pas un manche, il dépose les palettes de l'Espagnol au sol et va les ranger pendant que lui referme et que je reprends sa place. A 9h30 je me sauve.
Une heure plus tard je suis chez Scania, sur la fosse, c'est bien le ralentisseur qui fuit, j'avais vu oui. Ils me prêtent une Polo et je rentre au dépôt. Cyrille me file un numéro de remorque, j'ai un petit tour en régional pour m'occuper. Pour tirer la semi je laisse la Polo et je prends un Man qui traîne là. C'est un tracteur de fond mouvant régional, il y a de la sciure partout, c'est impressionnant. J'imagine qu'avec un coup de soufflette on doit pouvoir chasser la sciure, m'enfin, c'est pas moi qui vis dedans.
A 11h30 je suis chez ARS pour charger un complet de bobines. D'entrée le chef me dit que ça va être juste avant midi. J'ai compris, j'ouvre la semi et je vais me chercher un casse-dalle à la boul' au rond-point en bas. Merde le lundi c'est fermé, je descends à une autre plus bas. Finalement j'aurai fait un bon tour à pied, je reviens à presque midi, un cariste est en train de me charger. Un quart d'heure après je file.
Je mange ma magnifique formule à Boussières en attendant la reprise, un cariste me vide sitôt après.
Je coupe au travers pour reprendre Quingey-Mouchard-Vaudrey. Il y a un peu de monde chez Profil C, le vieux qui gueulait tout le temps est parti à la retraite, avec un jeune sympa ça va tout aussi bien. Il me charge entre-deux, pile poil.
Chargé je peux rentrer au dépôt. La nuit la rocade de Besançon n'est plus éclairée, la commune fait démonter les lampadaires, la voie de gauche est neutralisée dans les deux sens, gros bordel ! On a bien perdu une bonne vingtaine de minutes. Oui en Franche-Comté on n'est pas parisien, perdre 20 minutes sur la route ça vaut un article dans l'Est Républicain. Je pose l'ensemble à Devecey, je reprends la Polo et je rentre à la maison. C'est là que Scania m'appelle, mon tracteur est terminé, ça a été plus vite que prévu. Tant pis je suis sur l'autoroute, on verra ça demain. A 19h je suis à Audincourt, tip top.